‹ La question marocaine d'après les documents du livre jauneChapitre 9 sur 19 · CAUSES ET CONDITIONS DE L ACTION FRANÇAISE AU MAROC · texte numérisé non relu

CAUSES ET CONDITIONS DE L ACTION FRANÇAISE AU MAROC

46 janvier 4904. — Attaque d'une patrouille de mokhzaDÎs de Beni-Abbès par une troupe de fantassins et méharistes d'origine inconnue.

Doc. n» 139, p. 120.

Février 4904. — Attaque des grandes caravanes annuelles du cercle de Géryville par un groupe de Cliaamba et Oulad Djerir de Tentouragede Bou-Amama.Une patrouille de Béni Ounif envoyée à leur poursuite perd 8 morts et 9 blessés.

Doc. D* 148, p. 125.

3 mars 4904. — Enlèvement d'un courrier à Tafdalt, au sud de

Beni-Abl)ès.

Doc. n- lU. p. 123.

Mai 1904. — Montant des réclamations non réglées formées à Toccasion des attentats commis contre nous par nos voisins de TOuest :

Réclamations antérieures au Protocole de 1901 : 400.317 francs.

Réclamations postérieures an Protocole de 1901 : 816.356 francs.

Doc. n" 158, p. 132.

43 décembre 1904. — Razzia de 400 chameaux et 1.000 moutons aux Oulad Ziad, au Sud de Géryyilie, par les Chaamba et Oulad Djerir.

Doc. no221, p. 194.

24 décembre 4904. — Attaque d'un convoi au sud du Tcniet-es-

Sassi, par un djich de partisans deBouAmama. — Attaque d'indigènes

algériens des Oulad Sidi Chadli par un djich commandé par le neveu

de Bou-Amama.

Doc. D" 221, p. 194.

Mars\4905. — c. . . Notre frontière est à tout instant menacée ou violée par des bandes de pillards. » — Agressions et razzias.

Doc. n« 240, p. 209.

Mai 4905. — Razzia dans Tannexe dEl Aricha. c Audace croissante des pillards » . . . c Malgré la vigilance déployée par nos autorités militaires, le iMinditisme marocain, encouragé par la misère, la mau-

yaise récolte et par rinertie du MakhzeD, débordera sans doute de

plus en plus notre territoire, t

Doc. n» 264, p. 222.

Mai 1905. — Attaque d'une caravane d'indigènes algériens sur le territoire marocain, par trente fantassins du Makhzen.

Préjudices occasionnés aux indigènes des territoires français par le voisinage des tribus marocaines. — Indépendamment des agressions et attentats dont nos sujets sont victimes de la part des Marocains, ils souffrent indirectement de leur voisinage.

l*" Service des goums. — «.... L'état d'anarchie et d'insécurité qui existe de Tautre côté de notre frontière nous oblige à maintenir en permanence, sur un certain nombre de points, des goums Tournis par ces tribus, ce qui est pour elles une charge extrêmement lourde, les meilleurs cavaliers de chaque tribu avec leurs chevaux étant enlevés à leur famille et à leurs affaires pour un service qui ne comporte aucune rémunération. Plusieurs chefs de tribus n'ont pas hésité à me déclarer que, si celte situation devait se prolonger longtemps encore, ce serait pour eux et pour leurs gens la ruine... >/

{Rapport de Sf. Jonnart du 14 novembre lOOi), Doc. no 202. p. 173.

«... Tandis que normalement nos goums ne sont levés que pour quelques semaines en vue d'un service exceptionnel, les goumiers de Marnia sont maintenus sous les armes, enlevés à leurs travaux et à leurs familles depuis près de trois ans, sans autre rétribution qu'une ration de vivres pour eux et leurs chevaux ...»

(Rapport de M. Jonnart du 11 nuit 1905).

Doc. no 256, p. 221.

2® Invasion des lerritoiros de parcours des tribus algériennes par les tribus marocaines^ soit sous Tintluence des

Page 1