‹ La Question Minière à Madagascar: Depuis la ConquêteChapitre 2 sur 32 · Principes de Législation coloniale · texte numérisé non relu

Principes de Législation coloniale

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de l’or, elle agit même de telle sorte qu’on l’accuse de vouloir se substituer à l’industrie privée; elle établit des droits et taxes si élevés que les petites entreprises ne peuvent les supporter et doivent s’unir le plus souvent pour réduire par une exploitation commune les frais généraux trop lourds pour chacune d’elles. Enfin elle se rend compte que le métal précieux, tout en existant abondamment dans la coionie, ne s’y trouve, peut-être, nulle part en assez grandes masses, pour justifier une législation analogue à celle qui réglemente les premiers champs d’or du monde, et peu à peu, elle revient au point de départ, qui est, en somme, la protection du petit prospecteur.

Les lois minières suivent ainsi naturellement les différentes périodes de l’exploitation. Si elles ont si souvent changé à Madagascar, c’est précisément parce que l'extraction a passé par les phases les plus diverses et qu’un décret bon durant des années, devenait du jour au lendemain suranné par suite de nouvelles découvertes. Dans ces conditions, une vigilance sévère s’imposait au gouvernement. On l’a beaucoup attaqué, lui reprochant tantôt sa faiblesse, tantôt un excès de sévérité à l'égard des prospecteurs ; mais ces tâtonnements s'expliquent. L'État se trouve toujours entre deux partis : celui des colons concessionnaires des terrains qu'ils cultivent et qui ne

pardonnent pas à quelques prospecteurs hardis et

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