Nous l'avons décrite dans le précédent chapitre
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billets. Les billets sont remboursables à vue par la succursale ou agence qui les a émis et, en outre, par toutes les succursales où agences qui seraient désignées d’un commun accord par le ministre des Colonies et la Banque. Il y a là une restriction qui ne se conçoit plus depuis que s’est opérée l’unité indochinoise et qui est une source de gêne pour les particuliers. Les billets de la Banque d'Indo-Chine devraient être remboursables à vue dans toutes ses succursales et agences, quelle que soit d’ailleurs celle qui les a émis. Ils ont été fort bien accueillis dans la colonie, parce qu’ils avaient sur les autres monnaies l’avantage de n’être point encombrants.
Rappelons en passant que la Banque de l’Indo- Chine, dont le siège social est à Paris, fut fondée en vertu d’un décret du 21 janvier 1875 avec un privilège de vingt années. Son privilège fut prorogé une première fois par un décret du 20 février 1888 pour dix ans à compter du 21 janvier 1895 soit jusqu’au 21 janvier 1905. Il l’a été une deuxième fois par un décret en date du 16 mai 1900 pour une période de quinze années, soit jusqu’au 21 janvier 1920. |
D’autres pièces encore ont eu cours légal, notamment le yen japonais, le british dollar. Nous avons d’ailleurs complètement décrit ces monnaies dans le chapitre précédent et nous avons indiqué au début de celui-ci qu’elle était leur importance dans
la circulation. Nous n’avons voulu ici qu'en donner une vue d'ensemble. Pour terminer, ajoutons que, en vertu d’un arrêté du Gouverneur Général en date du 3 septembre 1904, la piastre mexicaine, qui seule des monnaies étrangères jouait encore un rôle considérable, à cessé d’avoir cours légal depuis le re janvier 1905. Désormais la piastre française et. ses subdivisions ont seules cours légal.
Monnaies étalons
« L’étalon monétaire, selon M. Arnauné (1), est constitué par la monnaie qui sert, dans un pays et pour un temps donné, de mesure générale des valeurs, en d’autres termes la monnaie sur laquelle se règlent les prix. Cette monnaie est, nécessairement, celle que le débiteur est effectivement en mesure de livrer, c’est-à-dire, en général, celle qui est la plus abondante dans la circulation. » Il arrive fréquemment que la monnaie étalon et la monnaie légale soient distinctes. En France, par exemple, nous avons deux monnaies légales : les pièces d’or et la pièce de 5 francs d'argent, mais nous n’avons qu’une monnaie étalon, l'or. Il arrive aussi que la monnaie de compte et la monnaie d’étalon ne soient pas les mêmes : ainsi en Indo-Chine. Il est