‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 27 sur 80 · Silvestre. Notes, p · texte numérisé non relu

Silvestre. Notes, p

de bétel, pour 10 sapèques iltraverse une rivière en bac, pour 10 à 15 sapèques il a des bananes, pour quelques «tiens » il peut manger. Aussi la sapèque de zinc est la monnaie préférée des indigènes : ils ne veulent être payés qu’en ligatures et, si on les paie en piastres, ils se hâtent d’aller vendre ce lingot d'argent contre un prix en sapèques. « La sapèque est aussi nécessaire à la vie économique des indigènes que les deniers et les liards l’étaient aux paysans et aux petits artisans de France avant la Révolution (1). » Le fait qui démontre le plus clairement cette nécessité de la sapèque dezine, est la disparition progressive de la sapèque de cuivre. Cette dernière n’en différait que par une valeur supérieure égale environ à six fois celle de la précédente. La forme, la façon de les réunir étaient les mêmes. Nous avons déjà vu que les dongs de cuivre formaient à l’origine la monnaie principale de l’Annam et du Tonkin ainsi que de la Chine. La sapèque de cuivre a donc eu une très grande importance dans la circulation monétaire de notre colonie. Depuis 1812 son importance a constamment diminué. Lors de la conquête elle existait encore au Tonkin et dans quelques régions de l’Annam. Aujourd'hui elle a été remplacée complètement au Tonkin, et en grande partie dans l’'Annam par la sapèque de zinc qui, malgré ses défauts, con-

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