‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 44 sur 80 · De Lanessan, op. cit., p. 5x · texte numérisé non relu

De Lanessan, op. cit., p. 5x

dans lesquels la métropole puisse lireclairement (1)». Ajoutez que les crédits inscrits au budget de la France pour le service marine et le service colonies — crédits qui constituaient par application du self supporting principe, la part la plus importante des dépenses de l’Indo-Chine -— étaient fixés en francs. Il devaient être remboursés en francs.Enfin l’administration espérait, comme on le verra plus loin, remplacer les piastres par les monnaies françaises. Et c'était déjà faire un pas dans cette voie que de compter en francs. Voilà pourquoi les recettes et les dépenses du budget furent établies en francs sur le papier. De graves difficultés naïissaient de ce fait même. En effet, « la piastre étant la seule monnaie courante du pays, les contribuables ne pouvaient donner au Trésor que des piastres, et le Trésor ne pouvait lui-même faire ses paiements qu’en piastres » (2). Il devint donc de toute nécessité d'évaluer le rapport de la piastre au franc. Il le fallait pour la régularité des écritures : il le fallait surtout pour savoir quelle quantité de piastres les contribuables devraient verser pour se libérer de leurs impôts établis en francs, et inversement, quelle quantité de. piastres, le Trésor devrait verser pour régler ses fonctionnaires et ses fournisseurs.

Les voies et moyens qui semblaient indiqués pour

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