‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 46 sur 80 · De Lanessan, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Lanessan, op. cit., p

Un titre de 520 francs coûtait donc de 510 à 460, en moyenne 483 francs. Il suffisait de verser 100 piastres au Trésor ou à la poste pour réaliser un bénéfice de 10 francs au moins, de 60 francs au plus, ou en moyenne de 37 francs ; même en déduisant les frais de retour des espèces, c'était là une opération de change singulièrement fructueuse dont le Trésor faisait les frais... (1). » Ajoutez encore que les contribuables gagnaient aussi à la différence entre le taux officiel et le taux commercial : le premier étant supérieur au second, ils avaient moins à débourser. Il semblerait, à première vue, que le Trésor se « rattrappait » sur ses fournisseurs : mais il n’en était point ainsi. Pour ses fournisseurs de France, c’est évident. Quant à ceux de la Cochinchine, «il n’est pas permis de douter qu'ils ne tinssent compte, dans l'établissement de leurs prix, de la perte certaine à laquelle ils étaient exposés par le fait du change de la piastre ». En définitive, le budget ne réalisait de bénéfices que sur lestraitements des fonctionnaires. Pour remédier à ces inconvénients, l’on eut recours à des expédients variés. La délivrance des mandats à destination de France fut d’abord restreinte à 300 francs par personne et par jour. Mais, « on enrégimentait, pour augmenter lenombre des parties prenantes,des employés, des coolies, des boys qui assiégeaient les guichets de

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