‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 47 sur 80 · Arnauné, op. cit., p · texte numérisé non relu

Arnauné, op. cit., p

la poste » (1). Le 26 janvier 1896, le Gouverneur suspendit l'émission des mandats sur la France, ainsi que l’achat de rentes par l'intermédiaire du Trésor. Un tiers du traitement des fonctionnaires pouvait être payé en mandats sur la France. De plus, les fonctionnaires devaient, à l'avenir, recevoir une indemnité de change de 7 o/o.

Ce n'étaient là que des palliatifs, d'autant plus inefficaces que la baisse de l’argent allait se précipitant. «Du 1° décembre 1876 au 31 décembre 1881 le cours commercial moyen de la piastre est de 4 fr. 815, tandis que son cours officiel moyen est de 5 fr. 35... » (2). De nouveau, l’on songea à l'introduction de la pièce de 5 francs. Cette tentative ayant échoué — pour des raisons que nous exposerons plus loin — une solution nouvelle intervint. € … Le budget est établi en piastres : le Trésor ne reçoit et ne donne que des piastres (3). » Il semble que M. de Lanessan « simplifie » un peu les dispositions qui furent prises en 1881. Une distinction complète fut faite d’une part entre les services métropolitains, de l’autre entre les services locaux. Pour les premiers, l’on continua de compter en francs : pour les seconds, les écritures furent tenues en piastres.

Il s’ensuivait que, pour les services métropolitains, la monnaie réelle différait de la monnaie de compte :

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