‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 49 sur 80 · Décret du 5 juillet 188r · texte numérisé non relu

Décret du 5 juillet 188r

sitions étaient justifiées par € un considérant » qu’il n’est pas inutile de rappeler: « Considérant que la piastre, avec ses équivalents, est la seule monnaie en usage pour toutes les transactions en Cochinchine, et que l’obligation de compter en francs imposée à l'administration locale, alors que ses recettes et ses paiements se font exclusivement en piastres, constitue une situation anormale dont les inconvénients ont été à plusieurs reprises signalés... »

Il est certain que, du moment que la piastre était la seule monnaie usitée, il était logique de la prendre pour base unique de toutes les opérations financières locales. L'administration ne s’y résolut pas complètement. Les créances de la colonie furent bien établies en piastres, quant aux dépenses, elles continuèrent assez souvent d’être engagées en francs, alors qu’elles devaient être liquidées en piastres, d’après le décret ci-dessus cité : ainsi des traitements des fonctionnaires européens ; ainsi du marché conclu pour la concession du chemin de fer de Saïgon à Mytho... Le système présentait d’ailleurs de graves difficultés. & Le taux de la piastre, changeant chaque jour, le budget n’avait aucune fixité ni dans ses recettes, ni dans ses dépenses. Pour obtenir cette fixité indispensable, on eut recours à une simple fiction : on décida que dans les écritures du budget la piastre serait considérée comme ayant une valeur uniforme de 5 francs. Les

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