‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 50 sur 80 · D OO · texte numérisé non relu

D OO

prévisions du budget de 1882 se trouvaient être ainsi pour les dépenses, de 4.748.000 piastres, à 5 francs ou 23 millions 540.000 francs. Grâce à cette fiction de la piastre évaluée à 5 francs, on obtenait la fixité du budget ni plus ni moins bien que quand ce dernier était établi en francs ; mais on n’évitait aucune des difficultés de la première période. (1) » Qu'on veuille bien se souvenirici que, précédemment, le taux de conversion était de 5 fr. 35, et l’or remarquera que, par suite de son abaissement à 5 francs, les impôts se trouvèrent augmentés de 7 0/0. Mais l’administration accorda des dégrèvements équivalents, de telle sorte que les contribuables, s’ils firent moins de bénéfices qu’antérieurement sur le Trésor, continuèrent cependant d’en faire. En 1882, par exemple, la piastre valait de 4 fr. 20 à 4 fr. 60 dans le commerce et le Trésor la prenait pour 5 francs. Quant aux fonctionnaires, la situation était inverse : ils se voyaient imposer pour 5 francs des piastres qui valaient 4 fr. 60 ou 4 fr. 50. Somme toute, les mesures adoptées en 1881 n'étaient pas parfaites ; mais elles constituaient cependant un progrès sur le régime précédent, parce qu’elles permettaient de serrer de plus près la réalité. L'écart entre le cours officiel de la piastre et son cours commercial était moins considérable, par suite de l’agiotage moins profitable.

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