‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 51 sur 80 · RON · texte numérisé non relu

RON

Malheureusement l'administration ne se résigna pas à faire passer les intérêts généraux avant ses intérêts particuliers : il lui parut que c’eût été trop d’abnégation. « Pour atténuer la perte des fonctionnaires, le Conseil Colonial avait bien voté en 1883, un premier abondement de 7 0/0, puis, en 1885, un second abondement de 9 0/0, ce qui portait à 16 o/o l'augmentation des traitements, malgré cet abondement, les fonctionnaires, à la fin de 1886, perdaient encore 4 o/o sur le change, puisque la valeur commerciale de la piastre était de 4 francs, c’est-àdire, inférieure de 20 o/o à sa valeur budgétaire. Ajoutons que l’abondement, n'étant pas applicable aux accessoires de la solde, ceux-ci avaient subi en 1886 un abaissement réel de 20 0/0 » (1). D'où l’arrêté suivant du 30 décembre 1886; «à partir de l'exercice 1887, inclusivement, le budget local de la Cochinchine sera établi en francs ; en conséquence le franc sera l’unité de valeur servant de base à l'établissement, à la constatation et à la perception des contributions, droits, taxes et produits de toute nature, compris à ce budget... La piastre française, dite de commerce, la piastre mexicaine et leurs équivalents continueront à être admises en recette et données en paiement par les caisses publiques au taux officiel déterminé ainsi qu'il est disposé dans

l’articke suivant :

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