‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 53 sur 80 · De Lanessan, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Lanessan, op. cit., p

L'on connaît déjà les inconvénients d’un pareil procédé. Les voici très bien résumés par M. de Lanessan : (inégalité des charges, les contribuables payant plus ou moins pour un même impôt suivant le mois où ils effectuaient leurs versements au Trésor.

Accroissement mécanique et en quelque sorte spon-

tané des impôts par le seul fait de l’abaissement du

taux commercial de la piastre. Alternative pour le Trésor ou de nuire à ses créanciers en élevant le

taux officiel de la piastre ou d'augmenter les impôts

en l’abaissant. Encouragement à l’agiotage à tous

les degrés de l’échelle administrative et jusque dans

les villages. » (1). Pour empêcher les spéculations qui avaient leurs racines dans les variations mensuelles du taux de la piastre, le gouverneur décida par un arrêté du 19 avril 1887, que les mandats

seraient payés au taux officiel de la piastre, au jour

de l’ordonnancement, si bien que l’administration

qui ordonnançait et fixait le taux officiel « pouvait

procurer à sa volonté profit ou perte à ses créan-

ciers ». L’Inspection des Finances ne reconnut pas

la légalité de cet arrêté qui, de fait, supprimait le

délai d’un an qu'a le titulaire d’un mandat pour

se faire payer. Finalement, — par un arrêté du

24 décembre 1887 — l’on revint avec quelques chan-

gements au régime de 1881.

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