De Lanessan, op. cit., p
De nouveau la nécessité s’imposait de « liquider » le passage d’un régime à l’autre. Pour les dépenses résultant de marchés passés en francs, les francs furent convertis en piastres au taux officiel du jour de l’ordonnancement. Quant aux traitements, ils furent convertis sur le pied de 4 francs la piastre pour les fonctionnaires métropolitains, et de 5 francs pour les indigènes. Enfin, les impôts et taxes diverses furent convertis à un taux unique : 4 francs par piastre.. En définitive, les augmentations de traitements et d'impôts qui avaient été le résultat de la réforme de 1887 furent consolidés.
A partir du 1* janvier 1883, l’on reprit à peu près, comme nous l’avons déjà dit, le système de 1881. Le budget local fut établi en piastres, mais « le gouvernement persiste dans l’habitude de fixer à la piastre un taux officiel auxquelles se font les recettes et les dépenses du Trésor » (1). D’après M. Arnauné, on peut citer trois faits entre beaucoup d’autres à l'appui de l’observation de M. de Lanessan. « Un décret du 7 septembre 1887 a fixé l'organisation du personnel de l’administration des contributions indirectes et des douanes en Cochinchine. Un tableau annexé à ce décret contient l'échelle des grades, classes et traitements des agents de ce service, qui sont rétribués sur les fonds du budget local. Tous les