‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 57 sur 80 · De Lanessan, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Lanessan, op. cit., p

ET Te

tion voue le gouvernement local, est fort simple. Il faut appliquer dans son esprit comme dans sa lettre le décret du 5 juillet 1881, établir en piastres tous les titres de dépenses et de perception (1) ». Il est certain que la computation en piastres serait-une solution radicale des difficultés qui s'élèvent à l’intérieur du pays entre le Trésor local et les particuliers. Les parties intéressées comptant en piastres et payant en piastres ne pourraient plus souffrir des variations de valeur de cette monnaie.

Mais cette solution laisserait subsister d’autres difficultés : celles qui s’élèvent dans les transactions extérieures de notre Colonie et qui proviennent de la dépréciation toujours plus grande. du métal qui sert d’étalon monétaire. Les particuliers continueraient à souffrir de la crise de la piastre. Le Trésor local, lui-même, serait encore atteint dans l’état actuel des choses. En effet, les emprunts contractés par la Colonie l’ont été nécessairement en francs: les annuités d'amortissement ne peuvent être payés qu’en francs : quant aux marchés, les fournisseurs européens ne les passeraient pas volontiers en piastres : le commerce ne s’accommoderait que bien difficilement des variations incessantes de la piastre. Mais ce n’est pas le lieu d’insister sur ces considérations.

Nous devons nous borner ici à constater que tou-

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