‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 58 sur 80 · Arnauné, op. cif., p · texte numérisé non relu

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tes les tentatives faites en-vue de fixer officiellement un cours de change entre la piastre et le franc ont entraîné avec elles les plus graves difficultés. Le mal, en définitive, vient de ce fait unique, à savoir, que l’Indo-Chine a une monnaie dépréciée. N’était-il pas possible d’y appliquer le remède adéquat, c’est-à-dire de donner à la colonie « une monnaie qui püût s’échanger au pair avec les monnaies européennes... ? » (1).

L'administration locale le crut en 1886. « Le procédé actuellement étudié, disait le directeur de l’Intérieur dans la séance de la Chambre de commerce de Saïgon du 12 août, consisterait à faire entrer dans la circulation la pièce de 5 francs en or et ses multiples en billets de banque. D’après ce système, le budget ne recevrait que des francs et ne paierait qu'avec des francs... » Sans doute les difficultés contre lesquelles on se débattait depuis tant d’années eussent été résolues si la réforme projetée avait été possible. Mais l’était-elle? L’un des membres de la Chambre de commerce, M. Jouvet, laissa paraître quelque scepticisme : il pria le Directeur de l’Intérieur de vouloir bien expliquer à la Chambre par quelles mesures il espérait retenir cet or et ces billets de banque dans la colonie et en empêcher le drainage hors de la colonie. Pour tout autre que

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