‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 59 sur 80 · Arnauné, op. cit., p · texte numérisé non relu

Arnauné, op. cit., p

pour le haut fonctionnaire la question eût été embarrassante. Il donna, quant à lui, la certitude que des mesures pourraient être prises afin que l’or ne fit jamais défaut et qu'il y en eût toujours une quantité suffisante pour satisfaire à tous les besoins. De cette façon, employés et “entrepreneurs seraient payés en francs et l’impôt serait reçu en francs. Selon la juste remarque de M. de Lanessan, « l’administration paraissait ignorer que l’Extrême-Orient est entièrement dépourvu d'or et qu'y introduire notre monnaie d’or, ce serait la jeter dans un gouffre sans fond » (1). On a déjà vu dans un précédent chapitre que tout l’or qui pénètre là-bas est immédiatement fondu et transformé soit en bijoux, soit en lingots. Dans de telles conditions, c’eût été folie que d'essayer d'introduire en Indo-Chine notre monnaie d’or. Aussi, l’on y renonça. Ne pouvait-on du moins remplacer la piastre par la pièce de 5 francs française ?

L'administration y songea au lendemain même de la conquête. Et un arrêté du 24 janvier 1864 est démonstratif à cet égard : « Attendu que labondance de la récolte actuelle du riz en Cochinchine a eu pour conséquence de diminuer notablement les facultés que l'administration trouvait d'ordinaire à se procurer des piasires mexicaines, soit sur les

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