Arnauné, op. cit., p
souveraineté sur le pays... » À ces considérations d'ordre politique s'en ajoutaient d’autres que M. Arnauné relève également : « L'émission d’une piastre française permettait, en outre, de conjurer une crise monétaire imminente. La piastre mexicaine était à ce moment devenue fort rare, par suite des troubles du Mexique, à ce point qu'elle faisait prime sur l'argent... On avait pu craindre que l’encaisse de la succursale de la Banque de l’Indo- Chine à Saïgon ne fût attaquée... Pour parer à ce danger il était utile de lui permettre, ainsi qu’au commerce indo-chinois en général, de se procurer des piastres en les faisant frapper à la Monnaie de Paris, dans des conditions analogues à celles où la Banque de France et le commerce français peuvent, en cas de besoin, faire frapper de l'or (1). » Une commission fut instituée à l'effet d'étudier la question. Et la création de la piastre de commerce française fut décidée (1879). Mais, en réalité, c'est à partir de 1885 seulement que la Monnaie de Paris fabriqua des piastres entières. Nous avons dit ailleurs à quel chiffre s’éleva la frappe de ces piastres. Mais ce serait une erreur de croire que toutes celles qui ont été introduites en Indo-Chine y circulent toujours. Beaucoup ont disparu, voici pourquoi : jus-
qu’en 1895, le poids de ces piastres fut de 27 gr. 215.