Arnauné, op. cit., p
C’est dire qu’il était supérieur à celui de l& piastre mexicaine. Il arrivait en conséquence, qu’on les fondait : si bien que les 13.190.471 piastres frappées à ce poids ne figurent plus, en réalité, dans la circulation. Avant même les deux décrets de 1903, dont l’un prohibe l'introduction des monnaies d’argent étrangères, et dont l’autre a pour but d'encourager l'exportation de ces mêmes monnaies, avant même ces deux décrets, la quantité de numéraire était insuffisante eu Indo-Chine. En 1903, M. Payen estimait que la circulation réelle ne dépassait pas 60 millions, et qu'il était nécessaire de la porter à 100 millions. Aujourd’hui, par suite de la disparition d'un grand nombre de piastres mexicaines, il faudrait procéder à une frappe de piastres françaises plus abondante quenele prévoyait M. Payen ; mais une pareille tâche n’est pas au-dessus des moyens de la Monnaie de Paris qui travaille beaucoup pour l'étranger.
En résumé, depuis 1903, le gouvernement n’a guère poursuivi qu’un dessein : celui d’évincer de la colonie toutes les piastres étrangères et de les remplacer par des piastres françaises.
Ce but est aujourd’hui atteint : l'Indo-Chine se trouve dans la même situation que l'Inde à la veille de sa réforme de 1893. A la politique de préparation et de palliatifs qui a été celle de ces dernières années, serait-il possible de substituer une politique de réformes plus profondes ? Et quelles pourraient être ces réformes ?
BIBLIOGRAPHIE
La plupart des renseignements de ce chapitre sont tirés du Rapport du Directeur de l'Administration des Monnaies et
Médailles au Ministre des Finances (année 1902).
De Lanessan. — L'Indo-Chine française. Paris, Alcan, 1889. Arnauné. — La Monnaie, le Crédit et le Change.