‹ La question ouvrière au xixe siècleChapitre 6 sur 14 · Les Associations ouwribres en Angleterre, p · texte numérisé non relu

Les Associations ouwribres en Angleterre, p

ramour-propre des ouvriers est moins chalouil- Iwix, ils n'ont pas encore ce tempérament neryeuï, irritable, prompt à s'offenser; ils sont, à ce point de vue, plus maniables et de meilleure composition.

La grève se déclarait alors comme aujourd'hui mênae. Lors de la coalition des charpentiers en 1845, il y a un chef attitré : c'est le secrétaire de la société des compagnons du devoir^ fonctionnaire jouissant d'un traitement fixe, qui parlemente pour ses camarades. Lors de la grève de Lyon en 1834, il y avait parmi les ouvriers de cette ville deux grandes associations, celle des muluellistes et celle des ferrandiniers , L'une et l'autre avaient été fondées en vue de secours mutuels; mais, comme les trades unions anglaises, elles avaient été détournées de leur destination jffimitive. Dans l'association des mutuellistes , Ton mit aux voix la question de savoir si Ton entrerait en grève; l'affirmative fut adoptée à la majorité de 1,297 Suffrages contre 1,044 : c'était une bien faible majorité pour avoir d'aussi graves conséquences, puisque le sang coula ensuite à flots. Si l'on considère l'intimidation qui préside toujours à de pareilles résolutions, l'on doit dire qu'une majorité nominale aussi faible correspond

à une minorité réelle. Les partisans des mesures extrêmes sont en effet toujours plus résolus, plus actifs, plus audacieux; ils ne manquent jamais d'être présents au vote. Les modérés sont plus craintifs, ils restent de préférence chez eux, ou bien ils se laissent entraîner à suivre l'opinion la plus bruyante. C'est là l'histoire de tous les temps et de tous les pays.

La grève, une fois déclarée, suivait son cours avec l'accompagnement ordinaire de violenées que Ton voit aujourd'hui ; l'on doit même dire en toute impartialité que le langage des grévistes actuels est dans la forme moins rude et moins grossier. Ceux qui autrefois ne voulaient pas se soumettre à l'opinion de la majorité étaient regardés comme des rebelles, des traîtres, des déserteurs devant l'ennemi. Sous le règne de Louis- Philippe, l'on appelait les dissidents «Bourmont» et « Raguse ; » l'on allait d'ailleurs beaucoup plus loin que ces injures. En 1831, les ouvriers de Lyon parcouraient les ateliers, entraînant de gré ou de force ceux qui voulaient reprendre leurs travaux, coupant même sur le métier les chaînes des tisserands qui persistaient à travailler. En i844, à Rive-de-Gier, les mineurs s'emparaient des dissidents, les promenaient dans les rues avec

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un écriteau sur les épaules et les accablaient de coups. Eq 1845, après la grève des charpentiers de Paris, les débals judiciaires firent ressortir celte révélation frappante d'un ouvrier opposé à la grève : « On ne nous dit rien maintenant, mais plus tard on nous blessera dans les chantiers, on nous fera tomber des solives sur le dos. »

Les patrons d'ailleurs , quand ils y étiiient poussés par l'exaspération, ne se montraient guère moins violents. Les maîtres charpentiers ayant eu une réunion, l'un d'eux proposa de céder aux ouvriers ; il y eut alors un tunfiullc indicible, il ne s'en fallut guère que ce conseiller malavisé ne fût jeté par la fenêtre. Tel est le caractère déplorable de ces luttes, qui sont presque des guerres sociales ; elles ramènent à la sauvagerie tous ceux qui y prennent part. Voilà quels étaient les procédés en usage dans ces duels industriels; sont-ils abandonnés aujourd'hui? A Genève, à Seraing, à la Ricamarie en 1869, la physionomie des grèves était exactement la même que vingt ou trente ans auparavant à Lyon, à Rive-de-Gier ou à Paris.

On ne peut cependant poursuivre jusqu'au bout ce parallèle. Malgré la conformité des apparences, les coalitions actuelles diffèrent singuliè-

rement des précédentes par la gravité des désordres économiques qu'elles entraînent. Nous avons montré les transformations opérées dans Toutillage de la grande industrie, dans les voies de locomotion,* dansles procédés commerciaux, dans les rapports internationaux. L'influence de ces transfor-' mations est immense, elle a complètement changé la situation relative des patrons et des ouvriers. C'était autrefois presque un axiome de la science économique qu'il y avait entre les salariés et les entrepreneurs une inégalité naturelle de conditions tout à l'avantage des derniers. La croyance que le capital est en mesure de faire la loi au travail, c'est-à-dire qu'il a les moyens de fixer les salaires à son gré et au-dessous du taux qu'exigerait l'équité, cette croyance est encore de nos jours universellement répandue; l'autorité des plus grands noms entretient malheureusement ces préjugés, qui ne sont pas seulement des erreurs scientifiques, mais qui sont des ferments de discordes et de guerre sociale, (( En tout genre de travail, a dit Turgot, il doit arriver et il arrive que le salaire de l'ouvrier se borne à ce qui est nécessaire pour se procurer sa subsistance. » Enchérissant encore sur cette doctrine, M. John Stuaft Mill n'a pas hésité à écrire

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cette singulière proposition : « Dans ce pays (l'Angleterre), il y a peu d'espèces de travail dont la rémunération ne pût être abaissée, si l'entrepreneur poussait jusqu'au bout les avantages que lui procure la concurrence. » Un siècle auparavant, un autre économiste illustre, Adam Smith, décrivait dans les termes qui suivent la position réciproque des ouvriers et des patrons en cas de grève*: «c Un propriétaire, un fermier, un maître manufacturier, un marchand, peuvent généralement vivre une année ou deux des fonds qu'ils ont pardevers eux sans employer un seul ouvrier. La plupart des ouvriers ne pourraient pas subsister une semaine, fort peu l'espace d'un mois, et presque aucun l'espace d'un an sans travailler. A la longue, le maître ne peut pas plus se passer de l'ouvrier que l'ouvrier du maître ; mais le besoiû qu'il en a n'est pas aussi urgent. » Telles sonft bien les idées courantes ; elles servent de puissants arguments à ceux qui revendiquent l'emploi de l§i force .et de l'intimidation dans la fixation des salaires. Cependant, nous ne craignons pas de l'affirmer, toutes ces propositions sont erronées.

La maxime de Turgot, que l'ouvrier est condamné par la fatalité des lois économiques à ne

gagner jamais rien au delà de sa subsistance, est aujourd'hui complètement fausse. Elle a pu être vraie dans une civilisation pauvre, où l'outillage industriel était presque nul et la production misérable, mais non dans les pays où se rencontrent l'activité du travail et l'importance de la production. S'il était vrai, comme l'affirme M. Mill, que les industriels fussent complètement maîtres des salaires de leurs ouvriers, ne serait-ce point de leur part une vertu surhumaine que de le maintenir à un taux au-dessous duquel il leur gérait facile de' l'abaisser ? Pourrait-on attendre d'une classe nombreuse d'individus une abnégation aussi méritoire? Pourrait-on surtout expliquer que le salaire des ouvriers anglais ait haussé dans des proportions considérables depuis trente ans, quoique le prix des vivres ait diminué dans la même époque par l'abolition des lois sur les céréales^? L'assertion d'Adam Smith, que les patrons, en cas de grève, ont une position meilleure que les ouvriers, mérite une réfutation plus

1. Un document anglais sur la manufacture de draps d'HuddersHcld prouve que les salaires avaient augmenté pour toutes les catégories d'ouvriers dans les trois périodes 1839, 1849, 1859; pour certaines branches de travail, la hausse des salaires se traduisait par les chiiïres suivants : 30 sh. — 37 sh. 6 den. — 65 shillings par semaine.

minutieuse : ce seraroccasion de montrer jusqu'à quel point les coalitions peuvent désorganiser la puissante, mais délicate industrie moderne.

Il est un fait remarquable, c'est que les grèves antérieures à 1848, et dont nous avons étudié le caractère, se produisaient principalement chez les ouvriers appartenant aux petits métiers des villes, comme les .tailleurs, les charpentiers, les cordonniers. Il est incontestable que les patrons dans ces corps d'état pouvaient assez facilement supporter la grève quand elle ne se prolongeait pas. L'exercice de ces industries, en effet, n'exige d'ordinaire qu'un capital assez restreint; d'un autre côté, les commandes et les livraisons n'y sont point soumises aux mêmes conditions d'exactitude rigoureuse qui sont en usage dans la grande industrie. Celle-ci a subi une complète transformation.

Autrefois l'outillage était rare et défectueux ; le nombre' des machines était faible proportionnellement au nombre des bras, les capitaux engagés dans une entreprise étaient peu considérables. En veut-on des exemples? Il y avait, à la fin du dix-huitième siècle, quelques grandes manufactures en France : nous avons cité les ateliers de van Robais, qui occupaient près de i,700

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ouvriers. On pourrait mentionner aussi d'inaportantes verreries, faïenceries, distilleries. Quel était l'outillage de toutes ces fabriques ? Des manèges, des rouages de bois, de grossiers engins ; les bâtiments étaient souvent de simples hangars où les ouvriers étaient pressés les uns contre les autres, h' Encyclopédie nous représente uue fabrique d'épingles. L'on y voit un ouvrier qui tourne la roue pendant qu'un autre appointità la meule un paquet de six épingles ; plus loin, deux autres passent à la filière et amincissent le fil de laiton ; au milieu de l'atelier, des enfants accroupis coupent avec des cisailles les morceaux du fil de métal. Le personnel est nombreux, le matériel est absent. Tout se fait à l'aide de bras ou de menus outils, rien avec le secours des machines. Que Ton compare cette fabrique du dix-huitième siècle avec les manufactures d'épingles ou declo\is. à Warington ou à Wolverhampton.

Assurément il était alors facile aux industriels de supporter une grève avec si peu de capitaux engagés. Les temps sont bien changés. Sous le premier empire, dans les manufactures de laine^ qu'on désignait alors sous le nom de laineries, l'on cardait, l'on peignait, l'on filait à la main ; il n'y avait que les foulons qui fussent mus par

I*eau ou par le vent; les ouvriers étaient entassés dans des ateliers sans air et sans jour et les pieds baignés dans Teau. Combien sont différentes nos grandes manufactures de Reims ! Il n'y a pas encore trente ans, un industriel des Vosges achetait, pour monter son usine, de vieux métiers qu'il payait au prix de la ferraille. Que de transformations sous nos yeux mêmes ! Nous avons maintenant les peignetises Heillmann et Hubner, le métier renvideur, selfacting. Pour faire place à ces nouveaux engins, les flancs de la manufacture doivent se dilater, et les murs s'élever. La part du capital engagé devient ainsi plus grande de jour en jour; des fabriques qui occupent le même nombre d'ouvriers qu'autrefois représentent des frais d'établissement deux ou trois fois plus considérables. C'est dire que de plus en plus l'industriel a besoin d'employer ce matériel coûteux pour en retirer l'intérêt et l'amortissement, et qu'il est de moins en moins capable de résister à une longue suspension du travail. Puis il y a des industries spécialement susceptibles, qui ne peuvent supporter le moindre temps d'arrêt : il faut que les hauts-fourneaux restent toujours allumés, il est nécessaire, dans les mines, que les machines d'épuisement ne cessent pas de fonc-

tionner, sinon ce n'est pas seulement l'intérêt, c'est le capital lui-même qui est perdu pour le patron, pour la société, et nous ajouterons pour l'ouvrier.

Il en est des établissements industriels comme des êtres vivants : ceux qui ont l'organisation la plus simple peuvent supporter longtemps une suspension partielle ou totale des fonctions vitales, comme les animaux hivernants, sans parler de ces insectes que la légende ou la science assure pouvoir revivre après des siècles d'engourdissement. Mais les êtres les plus parfiiits et dont l'organisation est compliquée ne peuvent résister à la moindre interruption des fonctions essentielles; il ne faut qu'un instant d'arrêt pour déterminer leur mort.

Ce ne sont pas seulement les engins de production, ce sont aussi les procédés commerciaux qui se sont transformés. Autrefois chaque iianufacturier n'usait guère que de son propre capital. Il commençait par fonder un établissement modeste, et il l'agrandissait peu à peu. Les nécessités industrielles, qui ne permettent plus que la production sur une très- grande échelle, ont forcé de recourir au crédit. Il y a peu de manufacturiers qui ne doivent des sommes importantes à des

banquiers auxquels ils servent de gros intérêts. Ce sont là de mauvaises conditions pour résister à une suspension de travail un peu prolongée. Aujourd'hui l'on produit de plus en plus sur commande, l'on a des livraisons à effectuer à jour fixe ; les retards entraînent souvent des dommages-intérêts. Conçoit-on les désordres causés par les grèves avec cette nouvelle organisation industrielle et commerciale? 11 faut tenir compte aussi de la concurrence internationale, qui est un fait nouveau. Pendant que l'industrie d'un pays est frappée par une grève, l'industrie similaire de l'étranger en profite pour écouler ses produits, pour supplanter sa rivale et lui enlever ses anciens débouchés. C'est ce qui est arrivé aux constructeurs de machines en Angleterre : beaucoup de coalitions ouvrières vinrent troubler cette industrie, jadis si prospère ; les constructeurs français en ont profité pour s'emparer de la plupart des marchés d'Europe.

Quelquefois, il est vrai, les grèves ont un résul tat contraire aux prévisions : elles provoquent une réaction énergique et un progrès industriel. M. Ernest Gouin attribue aux exigences des monteurs et ajusteurs [millwrights) le développement pris par les machines-outils, <3n Angleterre d'a-

bord, puis en France ' ; mais de tels faits soïA Texception, et l'on peut être sûr que le pays où les grèves sont le plus fréquentes sera bientôt devancé par ses concurrents sur le marché international. Ce qui assure en effet la supériorité commerciale d'un peuple, ce n'est pas seuleinent le bon marché et la qualité des produits, c'est l'exactitude des livraisons et la sécurité des relations.

Ainsi tout concourt à prouver que l'industde peut de moins en moins supporter les grèves. La position des manufacturiers devant une coalition est de plus en plus difficile ; celle des ouvriers am contraire est meilleure qu'autrefois. La situation relative des deux parties est en quelque sorte renversée. Pour échapper au péril dont ils sont quelquefois menacés, les industriels, en cas de réclamations exorbitantes, n'ont qu'une ressource efficace : opposer une coalition du capital à une coalition du travail. Cette arme terrible, ils en ont usé en Angleterre, et, grâce à elle, ils ont sowvent remporté la victoire ; mais au prix de quels sacrifices et de quels désastres ! C'est ainsi qu'en

1 . D8p«8ilion de. H. Gooin dans Fcnqaiète sur renieignement profetoionnel, t. !<»', p. 39 1«

486^ les fabricants de fer du StafFordshire, dont gHehines-iras étaient attaquéspar une grève locale, s'cirteodirent pour fermer tons les ateliers sans exeeptiem. Ce fut une lutte épouvantable qui coûta aux ouvriers 8 millions de francs de salaires, et

^i ne dut pas porter un moindre préjudice aux patrons. En l'état actuel de notre industrie, il est naturel que les grèves prennent de pareilles proportions; il est aussi impossible de localiser aujourd'hui les guerres industrielles que de localiser les guerres politiques.

La constitution de notre société est délicate, susceptible, impressionnable, précisément en raison de sa perfection. Elle a besoin au plus haut degré de la paix et de la concorde intérieure. C'est un mécanisme compliqué que le moindre désordre dans les rouages menace de langueur et de mort. 11 semble qu'il suffise d'un grain de sa- We pour arrêter ces ressorts si mobiles et si fins dont l'agencement et le concours harmonieux produisent notre merveilleuse civilisation. Et cependant que de causes de ruines, ou tout au moins de crises intenses, n'avons-nous pas constatées ! que de pronostics de mauvais augure! Beaucoup d'esprits se sont émus de cette situation périlleuse. De toutes parts, l'on s'est ingénié à chercher des

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remèdes, chacun a proposé son spécifique favori. Les uns ont vanlé les associations coopératives, et nous ont montré les sociétés de crédit ouvrières d'Allemagne étendant chaque jour leur œuvre au grand profit des classes laborieuses. D'autres ont exalté la participation aux bénéfices, et ont mis en relief des modèles divers, imaginés en Angleterre, en Allemagne, en France, pour transformer les salariés eh capitalistes. Quelques-uns, plus modestes dans leurs prétentions, n'ont demandé qu'un plus grand essor de l'instruction publique pour dissiper toutes les inquiétudes.

Nous n'avons pas à examiner en ce moment la valeur pratique de ces divers systèmes; nous trouverions sans doute qu'on a placé une foi trop grande et trop exclusive en chacun d'eux, que l'on se prépare de prochaines déceptions. Ce qu'il nous suffisait d'établir, c'est que la maladie est plus générale, plus ancienne et plus intense qu'on ne le croit communément. Nous nous défions des panacées dans Tordre moral comme dans l'ordre physique, mais nous croyons à l'influence du régime et de l'hygiène; nous croyons à l'action lente de la nature et du temps. Un demi-siècle d'expérience a dû nous apprendre à connaître le

tempérament des populations ouvrières; nous n'ignorons plus leurs besoins, leurs aspirations ni leur caractère ; nous savons combien de préjugés et de rancunes s'allient chez elles à des sentimens généreux et à de naïves illusions ; nous avons fait des tentatives isolées pour les élever sur l'échelle du bien-être, de la moralité et de l'intelligence. C'est à généraliser et à compléter celle œuvre que doivent s'appliquer tous nos soins.

II ne^ faut pas croire à une solution unique, exclusive, de ce que l'on appelle la question ouvrière : on ne prévient pas, on n'arrête pas une crise organique par une formule ou par un mécanisme.; mais l'on peut perfectionner les méthodes d'instruction et les combinaisons de l'épargne. Il est permis d'ailleurs de compter sur le bon sens des classes laborieuses, sur le concours des forces vives de la société. Chaque jour, la production devient plus considérable et plus facile, la richesse s'accroît, la quote-part de chacun devient plus grande; ce sont des causes naturelles d'apaisement. Sans doute l'avenir nous réserve des secousses plus ou moins graves' : il est bon de les

1 . Ces lignes ont paru dans la "Revue des Veux Mondes au mois de mars 1870. Les événenaenls n'ont que trop donné raison à nos prévisions.

attendre pour les subir sans découragement ni faiblesse. Quels qu'aient été les obstacles semés sur sa route, Thumanité n'a jamais cessé d'avancer dans la voie du progrès, et parfois les efforts qu'elle a été contrainte de faire pour triompher de crises transitoires lui ont valu ses plus importantes conquêtes.

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