‹ La question ouvrièreChapitre 33 sur 83 · PATRONAGES ET CERCLES · texte numérisé non relu

PATRONAGES ET CERCLES

Les patronages ont rendu et rendent tous les jours à la classe ouvrière d'immenses services , surtout si on prend le mot dans son sens le plus étendu. Les patronages , en effet , sont appelés à exercer leur influence sur l'enfance, la jeunesse, l'âge mûr. Nous devons en dire autant des cercles ouvriers qui, tels qu'ils sont aujourd'hui constitués, sont de véritables patronages. Mais nous n'avons ici à viser que les patronages comprenant les hommes faits et embrassant l'action bienfaisante du maître sur ses ouvriers.

En général, travailler au bien-être matériel des ouvriers est le premier but des patronages. Les moyens d'y travailler sont multiples : la participation aux bénéfices dans une certaine proportion, les habitations louées à bon marché, les secours, en cas de maladies, les caisses de retraite au moyen de versements réguliers, etc. C'est donc une mesure générale d'amélioration.

Si les patronages sont chrétiens, l'on s'empress(>

cil. m. — AMÉLIORATION DU SORT DE l'OUVRIER 125

de moraliser par la religion, principalement par la sanctification du dimanche et l'accomplissement des autres devoirs religieux. L'on doit citer comme modèle de patronages chrétiens les établissements de M. Harmel, industriel au Val des Bois, et de M. Marne, imprimeur à Tours.

L'œuvre des patronages ne saurait être trop encouragée. Mais il y a dans les patronages quelque chose qui est loin de sourire à tous les ouvriers : c'est que le maître reste toujours plus ou moins maître, même lorsqu'il suit « l'exemple de M. Harmel qui, sans sacrifier rien de l'autorité indispensable au patron dans son usine, a confié aux intéressés eux-mêmes la direction des institutions qu'il a créées pour eux » (1). Le sentiment démocratique s'accommode beaucoup mieux des sociétés coopératives de consommation.

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