I.A QL'KSTION OLVltlÈRK. — L. II
(lomeurer toujours et exclusivement des sociétés do bienfaisance.
ifiiseignements sont exacts, le caractère d'une socicl»'- à pliilantln-opie In'-s intéressée ou d'une société moins philanthropique ((uo financière.
p;ilo s'occupe également de construire des habitations ouvrières. C'est ce qu'elle a déjà acconiidi à Auteuil et dans le quartier d'.\mériqu(! derrière les Buttes- Chauinont. Or, voici les conditions de la cession aux ouvriers qui deviennent propriétaires a|)rès r)0 ans :
« En signant l'acte d'achat, on commence par payer comptant " r)l)U francs : puis on verse annuellement îiS'J francs 70 c. pendant les, ■' quinze premières années, et 190 francs 7t) c. pendant les trente cinqi ■' d(M-nières années. En plus, on a à sa charge 75 francs de contributions 0 et d'impôts annuels, ainsi que les réparations locatives qui, étant " donnée la qualité très inférieure des matériaux de la bâtisse construite <- par la Société, se peuvent évaluer bon an mal an à une centaine " de fr'ancs.
« Ainsi :
« Argent comjUant Fr. 501)
" 15 versements de 38'J fr. 70
« IÎ5 versements de 196 fr. 70
« 50 années <rimpôtsà75 fr. •
<' Uéparations locatives ]iendant 50 ans, à 100 fr. en
« moyenne
» Total .... Fr.
" On voit qu'au bout du rouleau cela monte au respectable total de " vingt un mille neuf cent quatre vingt francs |tonr l'acquisition . " dèlinitive, après l'avoir dix fois reltàtie à neuf, d'une ]iropriété)> qui, an dire d'experts, a coûté au niaximiun 2000 fr. à la Société.
(La libre parole, 17 juillet 18U12).
Faudrait-il en dire autant de la Société anonyme des villas du Haincy ? Ia(juelle se propose de construire non seulement pour les ouvriers, mais encore pour les j)atrons et les employés. Assurément, c'est une entreprise ayant en vue des bénéfices à partager.
cil. Iir. — AMÉLIORATION DU SORT DE L'OUVRIER 145
L'État devrait avoir sa part dans l'œuvre de la construction des maisons ouvrières. Ce serait en diminuant les exigences fiscales, mesure qui protiterait tout particulièrement à l'ouvrier. M. Leroy-Beaulieu fait une très sage remarque relativement à ces exigences fiscales «qui, avec ces droits de mutation, de timbre et autres , prélève 10 pour cent environ du montant du prix ». Voici cette réflexion: «C'est une chose vrai- « ment triste à dire, que toute mesure destinée à amé- « liorer le sort de la population ouvrière rencontre un a adversaire obstiné, le fisc. La solution de ce qu'on ap- « pelle la question sociale consisterait à supprimer ceux « des impôts empêchant l'ouvrier de devenir proprié- <( taire ou capitaliste, de transmettre à sa famille pour <( héritage son patrimoine, sans que le fisc en prélève <( une trop grosse part. La réduction à un demi pour <( cent des droits de vente d'immeubles est un des dégrè- « vements les plus utiles »; et l'auteur ajoute que ce dégrèvement « rendrait de bien plus grands services que la diminution des impôts de consommation » (1). Cependant cette dernière diminution, comme nous allons le faire voir, serait, au point de vue adopté, un grand bienfait, voire une grande justice pour la classe ouvrière. Nous irons même plus loin.
La société anglaise VArtizan's Labourer's and (jenei'al (tiàéllinfix Companij semble jirésenter le même caractère commercial. L'on dit qu'elle vise à distribuer et distribue réellement de beaux dividendes à <cs actionnaires. Elle a été fondée en 1807.
(I) 0/). cit., I). 'itl-'-lt-l .
Voir, lin du volume, Note 1>.
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