‹ La question ouvrièreChapitre 72 sur 83 · I-KS CiAHXIS · texte numérisé non relu

I-KS CiAHXIS

i.(,'s maisons ouvrières auraient certainement une niitiv iniiséquenc-e heureuse: la diminution des garnis.

Les garnis sont oc(;upês par la population nomade cl l)ar ceux qui n'ont point le goût du chez soi, et ceux-

(1) (^it. cl trad. diiiis l'Essai sur la répm-tilinn des viilirs. . . . |i;ii- M. Lcroy-Beaulicu, Paris, 18K8, p. i.VK!.

ri deviennent de plus en plus nombreux. Aussi, d'après li^s statistiques, les garnis ont-ils triplé, à Paris, dans t;es cinquante dernières années. Il en est, dit-on, de môme à Londres, à Berlin et sans doute dans les autres grandes cités. Tout le monde comprend qu'il y a là une plaie sociale, souvent même un danger public. Consé- <iucmment, aider à la cicatrisation de la plaie, arrêter le développement du danger^ en provoquer même la dé- (M-oissance serait un bien individuellement et socialement salutaire.

Or, les maisons ouvrières sont appelées à obtenir ce double résultat, soit en inspirant l'amour du loyer à ceux ijui ne l'ont pas, soit en fixant une partie de la population nomade. Nous disons : une partie de la population nomade, parce qu'il y aura toujours, en certains endroits, (les travaux particuliers ou considérables qui attireront momentanément des ouvriers ; et ceux-ci, les travaux finis, retourneront au sein de leur famille.

yi)te C. — • ].a Questio)! onvvicre, p. 150. l'é.migration des c.vpitaux.

Dans un autre endroit de son livre, M. Lcroy-Heaulien no présente pas sous un jour aussi sombre rémigratiou dos capitaux. 11 est vrai qu'il la renferme dans de justes limites, comme cela doit être.

•( Cette émigration des capitaux, dit-il, quand elle ne '< présente qu'une fraction de l'épargne annuelle et qu'elle n'entame pas le fonds national, est un phénomène essentiellement bienfaisant. Elle étend en quelque sorte « le territoire en donnant à la nation des créances pro- ' ductives sur l'étranger. . . C'est ainsi que l'Angleterre ' ;i i)out-être pour 50 ou GO milliards de francs de capi- ' taux essaimes sur tous les points du globe et qui lui

OI'EST. Ol'V. — 22.

;».'{8 r,.\ Qii:s'ri()N oinmikki:. ij\. 111

« produisent un revnui de 2 ou ;{ milliards de franfs : " c'est ainsi (juo la France, entrée plus tard et moins ré- (( solûment que l'Angleterre dans cette voie, possède au « moins 20 milliards de créances produitives sur l'étrari- « ger dont elle tire un milliard de revenu net par aii- « née ».

Après avoir rappelé' divers modes d'émigration poulies capitaux dont le principal est la souscription tant aux emprunts d'États qu'aux sociétés particulières, l'écrivain trace ces autres lignes : « Ce sont les capitaux '< de la vieille Europe qui vont en grande partie jnettrc " en valeur les contrées lointaines et qui suscitent unoaft bondante production de matières premières et de den- « rées alimentaires, au grand avantage du consommatem " européen et au détriment du privilège dont jouissait « dans les vieilles contrées le propriétaire national » li».

Note ]>. — L(i (Jifcslion otirrièrc, p. 10."").

Page 1