‹ La question polonaise. Traduction du polonaisChapitre 18 sur 32 · Le nombre des Juifs dans la Pologne prussienne a · texte numérisé non relu

Le nombre des Juifs dans la Pologne prussienne a

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simultanément, il s'est formé un tiers-état polonais d'une force réelle, constituant une classe commerciale et industrielle, qui a supplanté une notable partie des marchands et industriels allemands, bien qu'elle soit boycottée par les Allemands sur le terrain économique.

En même temps, et depuis la fondation de l'empire, a eu lieu la renaissance nationale de la Silésie polonaise. Dans ce pays, une fois les classes sociales supérieures germanisées, le peuple de l'ancienne Pologne des Piasls semblait ne plus olTrir que des matériaux destinés à devenir allemands. Baptisés du nom de Wasserpolacken, ils étaient regardés et se regardaient en quelque sorte eux-mêmes comme des Prussiens. Vers le milieu du siècle dernier, au moment où le sentiment de race se réveilla chez tous les Slaves de l'ouest, les premières lueurs de ce réveil se montrèrent aussi en Silésie; mais la renaissance nationale n'y fit de rapides progrès que depuis le Kulhirkampf', toute la population catholique fit alors bloc pour lutter contre le gouvernement. Pendant un quart de siècle, elle prit part à cette lutte sous la direction des catholiques allemands, et c'était des représentants du Centre qu'elle envoyait au Parlement. Mais dans les quinze dernières années, les catholiques allemands commencèrent à faire cause

constamment diminué pendant tout le siècle dernier. Dans le Grand-Duché de Posen eu 1825, ils constituaient 6,3 p. 100; en 1871, 3,9 p. 100; et en 1900, seulement 1,9 p. 100. Le recensement de 1905 n'en donne pas plus de 1,4 p. 100.

commune avec le gouvernement dans la question de la germanisation. Aussitôt ce peuple, dans lequel avaient mûri la conscience de sa nationalité et le sentiment de sa solidarité avec toute la nation polonaise, se retourna contre ceux qui étaient jusque-là ses défenseurs. Une partie de la Haute-Silésie a déjà par deux fois élu au Parlement des députés polonais qui, à Berlin, se sont fait inscrire au club polonais. Aujourd'hui, il commence déjà à se former dans ce peuple une classe polonaise commerciale et intellectuelle, qui s'accroît et se fortifie par les Polonais de Posnanie qui viennent s'établir en Silésie. Ajoutons à cela le réveil d'une plus forte conscience de la nationalité, Taccroissement de l'énergie nationale parmi les Polonais de la Prusse Occidentale et même l'apparition des premiers symptômes de sentiment polonais au milieu de la population protestante mazoure de la Prusse Orientale malgré la résistance du clergé de cette province, et nous aurons le tableau d'une renaissance nationale qui se montre générale dans les terres polonaises occupées par la Prusse.

La germanisation, si on l'envisage comme l'eflet naturel de l'assimilation d'un peuple à culture inférieure par une civilisation supérieure, a définitivement cessé : à la civilisation allemande, les Polonais ont opposé la leur, pleine de vitalité et capable de rivaliser avec celle de leurs adversaires. Dans ces conditions, il ne restait au Gouvernement prussien d'autre moyen de dénationalisation que l'emploi de la

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force matérielle. Les actes de violence commencent donc à se succéder rapidement, de plus en plus rigoureux, de plus en plus barbares, de plus en plus en contradiction avec l'organisation constitutionnelle de l'Elat et avec l'esprit de la civilisation contemporaine. La persécutiondu polonismeà l'école, dans l'armée, et, en beaucoup d'endroits, dans l'église elle-même, ainsi que le rachat des terres polonaises par la Commission de colonisation, commencent à paraître insuffisants; on a recours à d'autres procédés : on ne remet plus les lettres dont l'adresse est écrite en polonais, on martyrise les enfants des écoles parce qu'ils prient en polonais, — le procès de Wreschen a attiré l'attention du monde civilisé tout entier. Enfin, pour couronner tout le système, deux lois ont été promulguées : la première interdit l'emploi du polonais dans les réunions publiques; la deuxième, relative à l'expropriation des terres polonaises, est d'une portée encore plus considérable, car elle mine dans ses fondements l'organisation légale des sociétés civilisées de notre temps.

Le Gouvernement prussien a déclaré une guerre ouverte aux 4 millions de citoyens soumis à sa domination dans les provinces de l'est autrefois polonaises. Au moyen des violences ci-dessus indiquées, il possède une incontestable supériorité. Et cependant, cette guerre ne semble pas près d'être terminée. Il est même impossible d'affirmer qu'elle se dénouera parla victoire du gouvernement, car il peut se produire dans l'organisation intérieure de la Prusse

et dans la situation internationale de Tempire, des changements capables d'influer sur l'issue de la lutte.

Quoi qu'il en soit, la question polonaise dans l'Etat allemand est entrée dans sa phase la plus aiguë, et les plus optimistes représentants de la politique prussienne n'osent pas affirmer qu'ils ont trouvé la voie qui peut la conduire à une prompte solution. A mesure qu'elle devient plus aiguë, elle prend une importance toujours plus grande.

En effet, du côté allemand, nous entendons chaque jour davantage exprimer l'opinion que la lutte avec les Polonais, dans la Pologne prussienne, est une lutte contre la nation polonaise tout entière. En revanche, pour les Polonais, la défense d'un pays qui fut le berceau de la Pologne est en réalité plus qu'une lutte locale. Pour eux, il ne s'agit pas seulement de savoir si un certain nombre de milles carrés de territoire, appartenant aujourd'hui à l'Etat prussien, doivent devenir allemands ou rester polonais. C'est précisément parce qu'elle est d'une importance si considérable, que cette question excite de nos jours dans toute l'Europe un intérêt toujours grandissant.

Pour ce qui est de l'Empire russe, les hommesd'Etat pouvaient s'illusionner sur les résultats favorables de la politique de russification, principalement dans le Royaume de Pologne, tant que l'oppression exercée sans mesure par un gouvernement absolu contraignait la vie polonaise à se cacher sous terre. Cette oppression permettait à la Russie de se tromper elle-

même et de tromperies autres sur les manifestations de cette vie souterraine. Déjà, cependant, en 1897, le général gouverneur de Varsovie, le prince Imeretinsky, dans un mémoire secret adressé à l'empereur, montre que le système appliqué dansle Royaume a fait faillite à beaucoup d'égards. Bientôt, en effet, les publications clandestines se multiplient, le nombre des procès politiques s'accroît; les paysans surtout s'opposent aux abus de pouvoir dans l'administration des communes ; tous ces faits commencent à prouver d'une manière frappante que la nation est bien décidée à lutter contre le système de gouvernement ; ils révèlent, de plus, que dans cette lutte le premier rôle reviendra à la classe paysanne, à cette classe, sur laquelle, pourtant, le Gouvernement russe voulait appuyer sa domination. Au contraire, pénétrés de plus en plus de l'esprit polonais, de la tradition historique polonaise, les paysans sont de jour en jour plus prêts à défendre avec acharnement leurs droits nationaux.

Telle est la situation lorsque vient le moment critique où, pendant la malheureuse guerre avec le Japon, éclate dans l'Empire russe une crise intérieure aiguë : dans le Royaume, une partie de la population ouvrière et juive fait cause commune avec le mouvement révolutionnaire russe, donnant ainsi d'abord à la Pologne la physionomie anarchiste de la révolution russe ; mais bientôt le mouvement national polonais prend le dessus, et ce mouvement s'appuie sur la grande masse de la population, sur les paysans, sur la majorité des

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ouvriers, ralliant également toutes les classes éclairées. Il est persécuté par le Gouvernement, dans le temps même où il lutte contre l'anarchie. Il adopte pour mot d'ordre l'autonomie politique du Royaume. Par voie de résolutions spontanées, la moitié des communes introduit la langue polonaise dans l'administration ; les écoles gouvernementales russes se vident, boycottées par la société tout entière. Après la proclamation de l'oukase de tolérance, la majorité des anciens uniates du Royaume passe au catholicisme ; si certains persistent à se dire orthodoxes, c'est qu'ils y sont contraints, parce qu'ils dépendent matériellement du clergé qui leur afferme la terre, ou bien qu'ils sont influencés par la propagande démagogique des défenseurs de l'orthodoxie qui, en récompense de leur fidélité à la religion d'État, leur promettent le partage, à leur profit exclusif, de toutes les terres appartenant actuellement aux grands propriétaires polonais.

Les représentants du Gouvernement reconnaissent déjà qu'il ne peut être question de russifier le Royaume : tout au plus veulent-ils conserver les ex-uniates restés fidèles à l'orthodoxie. C'est à cet effet qu'ils ont eu l'idée de séparer le territoire occupé par des uniates sous le nom de gouvernement de Khelm. D'après le projet gouvernemental, la population en serait de moitié orthodoxe et de moitié polonaise et catholique ; en réalité, elle ne renferme qu'un petit nombre d'orthodoxes dispersés parmi des catholiques beaucoup plus nombreux.

Toutefois, les concessions de détail accordées aux Polonais lors de la crise n'ont pas fait disparaître le système de russification, qui est resté le système gouvernemental en vigueur. Au programme d'autonomie proposé par les Polonais, le Gouvernement n'a opposé aucun programme de réformes; et il continue à gouverner conformément à l'ancien système qui est en opposition flagrante même avec les déclarations des ministres affirmant que ladestructiondela civilisation polonaise n'est pas le but de l'État russe. Or, comme on ne peut maintenir ce système qu'avec l'arbitraire administratif aujourd'hui légalement limité par le manifeste du 3o octobre, on a adopté, comme base permanente de l'administration du Royaume, l'état de siège, dont la forme a été adoucie dernièrement sous le nom de défense renforcée.

En même temps, comme la représentation polonaise à la Douma, ayant pour motd'ordrel'autonomie, avait réussi à occuper dans la Chambre une situation plus avantageuse que ne le souhaitait le gouvernement, on a réduit, le 16 juin 1907, le nombre des représentants du Royaume de 36 à 12.

La Pologne est donc gouvernée d'une manière provisoire et vit sous un régime d'exception. C'est également en vertu d'une loi d'exception qu'est élue la représentation polonaise au Parlement. Or, le gouvernement n'a aucun plan qui promette de mettre fin à cette situation anormale.

Dans ces conditions, la question polonaise dans l'empire russe estde nouveau ouverte, et, comme telle,

demeure au premier plan clans la crise politique générale. En présence de cette question, le gouvernement se trouve enlièrement pris au dépourvu ; il ne projette aucun moyen de la résoudre, et il est douteux qu'il entrevoie une issue quelconque. Mais de telles questions ne peuvent rester ouvertes sans compromettre dangereusement la vie d'un État. Qu'est-ce donc quand il s'agit d'une question qui, sans parler des territoires lithuano-ruthènes, intéresse un pays de plus de ii millions d'habitants, situé sur la frontière de l'empire et constituant géograplîiquement un territoire distinct ? Ainsi posée, elle ne peut cesser d'être à l'ordre du jour dans l'État lui-môme, et elle doit intéresser de plus en plus l'opinion publique à l'extérieur de l'empire russe.

En Autriche, la réforme électorale a supprimé le système des curies et introduit le suffrage universel. De cette manière elle a numériquement affaibli la représentation polonaise au Parlement de Vienne et fait passer une notable partie des mandats de la Galicie orientale entre les mains des Ruthènes. Cependant, en démocratisant cette représentation, la réforme lui a donné une plus grande vitalité et une plus grande hardiesse à se préoccuper dans sa politique des intérêts propres de la nation polonaise. Fortifiés par les changements sociaux intérieurs, les démocrates polonais ont commencé, dans les dix dernières années, à lutter de plus en plus énergique-

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ment contre la principale forme de l'oppression que subit la Galicie, à savoir l'exploitation économique, insensible pour les grands propriétaires agricoles, qui ont dirigé jusqu'à ces derniers temps la politique polonaise en Autriche ; d'autre part, en s'appuyant sur une base plus large dans la population polonaise ellemême, ils ne dépendent plus autant du Gouvernement que les politiciens conservateurs qui profitaient de son appui. C'est ce qui explique que, dans leurs relations avec [a politique des sphères gouvernementales, ils sont enclins à prendre une attitude plus indépendante et, par suite, plus efficace. Par conséquent, en Autriche, l'ère de la politique démocratique, à peine à ses débuts, doit avec le temps amener les Polonais à lutter contre l'hégémonie allemande dans l'empire, et contre l'union intime avec la monarchie des Hohenzollern, union qui est « plus que l'alliance de deux Etats », comme on l'affirme aujourd'hui volontiers des deux parts. 11 est possible que |la politique polonaise n'accentue que lentement cette tendance ; néanmoins, on peut constater dès à présent les premiers pas faits dans cette voie, à en juger par les discours des députés polonais au Reichsrath de Vienne et dans les délégations austro-hongroises. C'est donc une nouvelle phase de la question polonaise qui la mettra certainement en relief en Autriche et qui paraît susceptible d'avoir un contrecoup sérieux sur toute la politique de l'Empire, ce qui donnerait à l'attitude des Polonais une importance internationale qu'elle n'a pas eue jusqu'à présent.

De tout ce qui précède, il ressort que la question polonaise des trois États co-partageanls a perdu les caractères d'une question réglée une fois pour toutes, et qu'elle passe, au contraire, au premier plan de la vie politique de chacun d'eux.

Ceux qui désireraient la voirpromptemenl résolue sur un terrain donné, dans tel ou tel État, dans telle ou telle province, ont l'habitude de la simplifier outre mesure, et, pour ainsi parler, de la vulgariser. Or, il serait difficile de trouver dans la politique contemporaine une question aussi compliquée et se manifestant sous des faces aussi multiples. Ce qui lui a donné ce caractère, c'est la marche particulière du développement de l'État polonais dans le passé, ce sont les démembrements répétés qu'il a subis, c'est enfin l'histoire de la nation polonaise après les partages et les changements survenus en môme temps dans les États possesseurs de territoires polonais.

Ce n'est point le lieu d'approfondir d'une part les causes de la chute de la Pologne, d'autre part la raison qui a poussé cet État à s'étendre au loin vers l'est et à perdre simultanément à l'ouest des territoires très importants appartenant à la Pologne ou destinés d'avance, par leur situation géographique, à lui appartenir. Mais il faut constater ce fait qu'en s'étendant du côté des territoires lithuaniens et rulhènes, la Pologne des Jagellons y a implanté la langue polonaise, comme langue de haute culture; et en effet elle

est devenue la langue maternelle de toute la noblesse et de la bourgeoisie '.

Par contre, la Pologne a laissé échouer entre les mains allemandes la Silésie, terre jadis polonaise, à l'époque des Piasts, et l'allemand y a pris avec le temps la môme importance que le polonais en Lithuanie et dans les provinces ruthènes ; de plus, ce qui est plus grave, la Pologne n'a pas suivi avec assez de constance les efforts des Piasts pour s'appuyer à la Baltique. A l'exception de l'embouchure de la Vistule, elle a perdu tout le littoral indispensable à son développement et a laissé s'y établir les Allemands qui en exterminèrent les autochtones de race polonaise et prusso-lithuanienne. Ainsi, la politique de l'État polonais, faisant front du côté de l'est, a pour ainsi dire condamné la véritable Pologne, la Pologne des Piasts, au rôle de futur Hinterland allemand.

C'est dans ce sens, d'ailleurs, que furent effectués les partages de la Pologne de 1772 à 1795. La Russie prit les territoires lithuaniens et ruthènes réunis à la Pologne sous les Jagellons ; et toute la Pologne des Piasts fut partagée entre deux Etats allemands, la Prusse et l'Autriche. Les possessions de la Prusse, sur les bords de la Baltique jusqu'à l'embouchure du Niémen, étaient séparées par l'embouchure de laVistule (Prusse Royale) appartenante la Pologne. Parle fait

1. La langue officielle, en Lithuanie, est restée, jusqu'au dix-septième siècle, le ruthène, remplacé ensuite parle latin.

du démembreinenl elle a réuni ces territoires, pénétré fort avant dans le pays polonais, et obtenu de cette façon une frontière de l'est bien plus droite et plus normale, bien plus avantageuse aussi au double point de vue économique et stratégique.

Ce partage des territoires polonais fut modifié par les guerres napoléoniennes. D'une partie des provinces annexées parla Prusse et l'Autriche, Napoléon forma, en 1807, le duché de Varsovie. Au congrès de Vienne, on en détacha Posen qu'on rendit à la Prusse, et on en fit le Royaume de Pologne, qui fut réuni à la Russie en i8i5, mais avec sa législation, son trône, sa constitution, sa diète à Varsovie, enfin sa propre armée, jusqu'à ce que plus tard, après l'insurrection de i83o-3i, il perdît toute organisation indépendante et fût incorporé à l'Empire.

A partir de ce moment, à l'exception, en 1846, de la réunion à l'Autriche de la république de Cracovie créée au Congrès de Vienne, les frontières des territoires polonais et leur répartition entre les trois États n'ont subi aucun changement. Ce qui s'est modifié, c'est la situation légale de ces territoires ou celle des Polonais qui les habitent; c'est encore l'intensité môme du polonisme. Ici, c'est la dénationalisation qui a fait desprogrès; làcesont produits des mouvements nationalistes dirigés contre les Polonais comme le mouvement lithuanien et le mouvement ruthène (ukrainien); ailleurs, au contraire, le sentiment national a pénétré plus profondément dans les masses populaires ; enfin, on a assisté au réveil du polonisme sur

des territoires regardés comme allemands depuis des siècles, par exemple la Silésie prussienne et la Silésie autrichienne.

Pour les raisons que nous venons d'indiquer, causes historiques ou causes actuelles et encore agissantes, la question polonaise se pose aujourd'hui, sous différentes formes, sur un espace territorialement plus vaste que le Royaume de Pologne avant les partages. La région qu'elle embrasse est grande comme une fois et demie l'Empire d'Allemagne. Moins du tiers de ce territoire constitue la Pologne proprement dite, foncièrement polonaise, habitée en majorité par une population ethnographiquement polonaise. En effet, les Polonaisi ncontestablement tels y sont au nombre d'environ 20 millions sur une population d'environ 5o millions d'habitants.

Les provinces dans lesquelles la Prusse, la Russie et l'Autriche se trouvent aujourd'hui en présence de la question polonaise, sont les suivantes :

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