‹ La question romaine devant l'histoire 1848 a 1867Chapitre 4 sur 10 · Bombardement de Messine · texte numérisé non relu

Bombardement de Messine

Lo Parlement romain demande que la guerre soit déclarée à l'Autriche. Le Pape, trouvant les ministres trop dociles aux

(1) Le ministre des aflFaircs étrangères a M. d'Harcourt.

t Le uoDce vient de recevoir copie de la letire écrite par le pape au président du coaseil , pour demander notre intervention en ce qui uouccrnc ses États. M. Fornari en ayant donné communication au général Cavaignac, en appuyant la demande du Saint-Père, le président ou conseil a exprimé le vif et sincère regret que nous éprouvons de no pouvoir saiisfairc h cette ticniande. Il a dit que, de deux choses Tune : ou bien c'était une véritable intervent on miliUiire que le pape désirait de nous, et, dans ce cas, l'accorder serait incompatible avec îc fait de la médiation pacifique que nous avons proposée pour Tarrangcmentdes affaires d'Italie; ou bien les trois ou quatre mille hommes que nous mettrions à la disposition de Sa Sainteté auraient pour emploi, comme elle parait l'entendre elle-même, de la protéger contre les ennemis de l'intérieur, de veiller au maictitn de Tordre public; et dans cette seconde hypothèse, nos troupes auraient ii remplir, en réalité, une mission de police qui ne serait conforme ni a la dignité de la France , ni au principe qui nous interdit de nous immiscer dans le régime intérieur des autres États. En effet , s'il éclatait des troubles à Rome ou sur quelque point du territoire pontifical, il faudrait que nos soldats intervinssent pour les réprimer, qu'ils fissent peut-être usage de leurs armes, et ce serait là, pour eux comme pour nous, une position inacceptable. Le nonce a du écrire à sa cour dans le sens de ces expHcalions. »

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inspirations du Parlement, les destitue, et, voulant donner à son gouvernement plus de force et de liberté d'action, proroge les Conseils jusqu'au lo novembre. Fabbri, sentant son insuffisance, donne sa démission.

14. Malgré les protestations du gouvernement français, le Pape choisit Rossi pour premier ministre. Ses efforts pour réorganiser l'administration intérieure : nomination de commissions pour la réforme des finances, de l'armée, du système monétaire; projet de chemins de fer; établissement des premières lignes télégraphiques,

17. Insurrection à Francfort. — 21. Grand-Duché de Bade : tentative républicaine (Struve, Blind), noyée dans le sang par les Prussiens. — 6 octobre. Révolution à Vienne. Fuite de l'Empereur à Olmulz. — La guerre de Hongrie s'annonce (Kossuth, Datlhyani). Mais la diplomatie autrichienne commence déjà à exciter adroitement les nationalités slaves (Croatie, Serbie, Bohême), contre la nationalité magyare. — Cris de guerre à Gênes, Turin, Livourne, Florence.

16. Toscane. Insurrection viclorieuse. Nouveau ministère : Guerrazzi, Montanelli. Idée d'une Constituante italienne. La Toscane devient le centre révolutionnaire italien. Mazzini, Garibaldi s'y rendent.

Politique extérieure de Rossi : il veut résoudre diplomatiquement et fédérativement la question italienne. Un premier projet de ligue italienne présenté par l'abbé Rosmini, ayant été abandonné, Rossi fait une autre proposition, qu'il l'ésume ainsi dans un article de la Gazelle de Rome : « Il y a ligue politique entre les monarchies constitutionnelles et indépendantes d'Italie qui adhèrent au pacte fondamental. Les plénipotentiaires de chaque État indépendant se réuniront incessamment à Rome, dans un congrès préliminaire, pour délibérer sur les intérêts communs et tracer les règles organiques de la Ligue. » Mais l'article 7 réserve au Pape pleine et entière liberté de conclure tous traités et conventions qui regarderaient directemenl ou indireclewenl les affaires religieuses. »

Malgré son activité, Rossi, par ses hauteurs et une politique, qui lui aliénait les rétrogrades, sans lui concilier le parti avancé, ne recueille qu'impopularité. — 13. Le jour de l'ouverture du Parlement,' il est frappé d'un coup de poignard, Le

parti catholique en accuse le parti d'action, qui lui renvoie raccusalion (1).

Le lendemain, une insurrection éclate. Le peuple et la garde nationale se portent au Quirinal, et demandent une adhésion franche et sincère à la guerre nationale, une Constituante italienne, un ministère démocratique. — Le Pape se décide à signer la nomination de Mamiani, Galetli.Sterbini, et reste au Quirinal, s'y considérant comme prisonnier, ne faisant aucun acte de pouvoir. Le cercle populaire est le véritable gouvernement.

Dans la nuit du 23 au 24, le Pape s'enfuit de Rome, dans la voiture de la comtesse de Spaur, ambassadrice de Bavière, et gagne Gaële.

(1) c Pendant le peu de temps que j'ai été dans la diplomatie, le ruugc nie montait au visage chaque fois que, parlant de l'indcpendauce et de la liberté de ritalio, on me jetait a la face l'horrible souvenir de l'assassinat de Rossi. Dès lors je résolus de provoquer un acte public qui fiT connaître à l'Europe que les libéraux italiens étaient du col à de la, victime et non du coté des assassins. » Lettre de M. Buoncompagni à M. de Mazadc. '

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