SCHWARTZENBERG
Croisade contre la république romaine : pendant que le général autrichien Wimpfen entre dans les Légations ; le général napolitain Winspeare passe le Garigliano; 5,000 Espagnols débarquent à Fiumicino; les Français marchent sur Rome.
ProcUmation « Soldats ! VOUS counaisscz les événements qui vous ont d'Oudinoi amenés dans les États romains.
« A peine élevé sur le trône pontical, le généreux Pie IX avait conquis l'amour de ses peuples, en prenant près d'eux l'initiative des réformes libérales. Mais un parti factieux, qui a promené le malheur sur toute l'Italie, s'armait dans Rome à l'ombre de la liberté.
b l'armée.
« Le Souverain Pontife dut s'exiler à la suite d'une émeute inaugurée par l'assassinat impuni et glorifié de son premier ministre.
« Ce fut sous ces auspices, et sans le concours de la majeure partie des électeurs, que fut fondée la république romaine dont aucun gouvernement d'Europe n'a reconnu l'existence.
n Néanmoins, dès mon arrivée, je fis appel aux hommes de tous les partis, espérant les réunir dans une soumission commune au vœu national.
« Le fantôme de gouvernement qui siège à Rome répond par des bravades réitérées à mes paroles conciliantes : Soldats, acceptons le défi, marchons sur Rome.
« Nous ne trouverons pour ennemis ni les populations, ni les troupes romaines; les uns et les autres nous considèrent comme des libérateurs, Nous n'avons à combattre que des réfugiés de toutes les nations qui oppriment ce pays aprèi avoir compromis dans le leur la cause de la liberté. Sous le drapeau français, au contraire, les institutions libérales recevront tous les développements compatibles avec les intérêts et les mœurs de la nation romaine.
a Le général commandant, etc., Oodinot de Reggio. »