‹ La question russe: I. Le prince Menschikoff.--II. L'église gréco-russe.--III. La Russie devant lChapitre 4 sur 10 · VU · texte numérisé non relu

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« Rechercher de préférence Talliance de TAngieterre pour le commerce , comme étant la puissance qui a le plus besoin de nous par sa marine , et qui peut être le plus utile au développement de la nôtre. Échanger nos bois et autres productions contre son or, et établir entre ses marchands, ses matelots et les nôtres , des rapports' continuels qui formeront ceux de ce pays à la navigation et

au commerce.

« S'étendre sans relâche vers le nord, le long de la Baltique , ainsi que vers le sud , le long de la mer Noire.

M Approcher le plus possible de Constantinople et des Indes. Celui qui y régnera sera le vrai souverain du monde. En conséquence, susciter des guerres continuelles tantôt au Turc, tantôt à la Perse; étabhr des chantiers sur la mer Noire; s'emparer peu à peu de cette mer, ainsi que de la Baltique , ce qui est un double point nécessaire à la réussite du projet; hâter la décadftxvcA ^<b\a.

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Perse; pénétrer jusqu'au golie Persique; rétablir, si c'est possible , par la Syiie, l'ancien conmierce du Caucase , et avancer jusqu'aux Indes , qui sont l'entrepôt du monde.

« Une fois là, on pourra se passer de l'or de l'Angleterre.

< BecherdMa- et entretenir avec soin l!allîance de l'Âulricbe; appuyer en apparence ses idées de royauté future sur l'Allemagne, et exciter cosatre elle, par-dessous main, la jalousie des princes. Tâcher de faire réclamer des secours de Ja JRussie par les uns ou par les autres, et «xencer sur le pays ime espèce de protection qui prépare la domination future.

« Intéresser la maison d'Autriche à chasser le Turc de TEurope et neutraliser ses jalousies lors de la conquête de Constantinople , soit en lui suscitant une guerre avec les anciens États de l'Europe , soit en Im* donnant une portion de la conquête, qu'on lui reprendra plus tard.

« S'attacher à réunir autour de soi tous les Grecs unis ou schismatiques qui sont répandus soit dans Ja Hongrie , soit daas le ix iv de la P^lo«ne

se faire leur centre , leur appui, et jèlablir d'avanee une prédominance universelle par une sorte de royauté ^u de su|)rématie sacerdotale : ce seront autant d'afittis qu'on aura chez chacun de ses ennemis.

xra.

« La Suède démembrée, la Perse vaincue, la Pologne subjuguée, la Turquie conquise., nos armées réunies , la rmer Nou'e et la mer Baltique gardées par nos vaisseaux, il faut alors proposer séparément et très-secrètement, d'abord à la cour de Versailles, puis à celle de Vienne, de partager avec elles l'empire de runiver&.

« Si l'une des deux accepte , ce qui est immanquable en flattant leur ambition et leur amourpropre, se servir d'elle pour écraser l'autre; puis écraser à son tour celle qui demeurera , en engageant avec elle une lutte qui ne saurait être douteuse, la Russie possédant d^à en propre tout l'Orient et une grande partie de l'Europe.

« Si,, ce qui n'est pas probable , chacune d'elles

refusait l'offre de la Russie , il faudrait savoir leur

susciter des querelles et les faire s'épuiser l'une

g par l'autre. Alors, profilant d'un moment décisif,

i la JRussie ferait fondre ses troupes , ra.ssemhlées

d'avance, .sur l'AUemague , ea isi&aM^ Xësk^^^ ^s^

deux flottes considérables partiraient , Tune de k mer d'Azof et l'autre du port d'Archangel, chargées de hordes asiatiques, sous' le convoi des flottes armées de la mer Noire et de la mer Baltique. S'avançant par la Méditerranée et par TOcéan, eUes inonderaient la France d*un côté, tandis que l'Allemagne le serait de l'autre, et, ces deux contrées vaincues , le reste de TEurope passerait facilement et sans coup férir sous le joug.

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