AA
Les bancs de sel de l'Est sont situés dans le terrain de trias ; ils appartiennent à l’état géologique que l’on désigne ordinairement sous le nom de marnes irisées ou de Keuper.
Les bancs salifères des bords de la Sarre situés dans le département de la Moselle se rattachent à ceux de la Souabe ; il existe donc dans cette partie de l'Europe une masse de sel d’une étendue énorme et dont l’exploitation remonte à des temps très anciens.
Ainsi à Montmorot, les couches salifères commencent à une profondeur de 135 mètres environ et disparaissent à 270 mètres.
Dans cet intervalle on a rencontré 15 bancs de sel de profondeur variant entre 65 centimètres et 19 mètres ; pris dans leur ensemble, ils forment une épaisseur totale de 86 mètres.
D’autres sondages faits sur des points très différents ont montré que ces résultats ne sont pas particuliers à Montmorot ; on peut donc assigner une valeur moyenne de 80 mètres à la puissance de la couche de sel située dans VEst de la France.
La saline de Saint-Nicolas, dans tout le rayon de l'Est, est la seule où l’on extrait du sel gemme en roche.
On procédait autrefois de la façon suivante
La masse de sel était traversée par de nombreuses galeries pour l’exécution desquelles on employait l’action dissolvante de l’eau ; on obtenait de cette façon cette dernière
plus ou moins chargée de sel et de morceaux de sel en roche.
L'eau extraite des galeries n’était jamais complètement saturée ; mais, avant de la soumettre à l’action du feu pour l’évaporer, on la recueillait dans des réservoirs et on l’amenait à l’état de saturation en y dissolvant les morceaux de sel gemme tirés de la mine ; ces fragments étaient placés dans des nacelles en bois, dont le fond était percé