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de trous et qui flottaient à la surface de l’eau, on arrivait de cette façon à la saturation parfaite, car le liquide moins chargé de sel et moins dense restait à la surface tandis que celui-ci s’étant concentré au contact du sel gemme, tombait au fond de la masse liquide, l’eau arrivait au bout de quelque temps à marquer 25° à l’aréomètre de-Baumé, elle était alors absolument saturée.
Le procédé d’abatage du sel au moyen de jets d’eau a dû être abandonné à Rosière-Varangéville, en 1873, à la suite d’infiltrations résultant de son emploi ; un éboulement très sérieux se produisit dans les mines et on en
ressentit l’ébranlement jusqu’à Nancy.
Depuis cette époque, les galeries de mines de Ro$ière- Varangéville sont exploitées par les procédés ordinaires comme dans toutes les mines de Meurthe-et-Moselle ; on exploite par puits et galeries par la méthode des piliers abandonnés le même banc de gemme qui atteint dans cette région une profondeur de 125 mètres ; l’avancement dans le gîte se fait par abatage au moyen de perforatrices électriques ou de marteaux perforateurs à air comprimé On obtient ainsi du sel gemme en morceaux. Le minerai abattu est chargé par des rouleurs dans des wagonnets qui sont accrochés dans la voie principale à des tracteurs électriques qui l’acheminent vers la recette centrale. Une partie est employée en nature à la fabrication des produits dérivés de la soude (carbonate, sulfate de soude).
Une portion dissoute dans l’eau puis raffinée par la cristallisation, fournit du beau sel blanc absolument ser blable à celui que l’on obtient au moyen des sources salées.
Dans d’autres salines, l'exploitation se fait par des sondages qui vont atteindre les bancs salifères ; dans l’axe du trou de sonde est installée une longue suite de tuyaux vissés les uns au bout des autres ; son extrémité inférieure, qui est au niveau des couches de sel, est fermée ; mais elle est percée, sur une longueur de deux à trois mètres à par-
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tir du bas, de petits trous par lesquels l’eau peut s’introduire ; la partie supérieure de ce tuyau sert de corps de pompe ; dans ce but, elle porte à une certaine profondeur une soupape qui s’ouvre de bas en haut ; c’est le clapet dormant de la pompe ; un piston également muni d’une soupape s’ouvrant dans le même sens peut se mouvoir dans le tuyau ; il est fixé à l’extrémité d’une longue tige mise en mouvement par un moteur quelconque, machine à vapeur, ou une roue hydraulique ; on fait arriver de l’eau douce entre les surfaces extérieures des tuyaux et les parois du trou de sonde ; cette eau s'écoule jusque dans l’amas de sel gemme et agit par dissolution ; l’eau salée plus dense descend au point le plus bas, c’est-à-dire à l’extrémité du tuyau ; elle y pénètre et le remplit, mais elle ne peut remonter jusqu’au niveau du sol parce que la pression exercée par une colonne d’eau salée est plus grande que celle d’une colonne d’eau douce de même hauteur.
A mesure qu’on enlève l’eau salée on a le soin de la remplacer par de la nouvelle eau douce introduite à la partie supérieure du forage, aussi l’excavation produite par dissolution à la base du trou de sonde va sans cesse en grandissant et devient bientôt assez vaste pour fournir continuellement des eaux presque saturées.
Après une extraction active et prolongée, ce degré de salure de l’eau peut fléchir parce qu’elle ne reste pas assez longtemps au contact des bancs de sel, mais il suffit de laisser reposer un peu le trou de sonde pour que le degré remonte presqu’à celui de saturation.
On comprend qu’il est très important d’avoir des eaux saturées ; elles doivent être évaporées par l’action du feu et l’économie est d’autant plus grande que l’eau est plus salée.
Pour l’évaporation de l’eau, on disposait autrefois de grands hangars très longs et assez élevés, aérés de tous
côtés, destinés à recevoir les appareils pour cette opération.