‹ La Question SalicoleChapitre 32 sur 48 · LE RATES · texte numérisé non relu

LE RATES

état, le saunier les nettoie, il gratte le fond avec la pelle, puis le lisse. Il fait quelques réparations urgentes aux. bordures des parténements et aux parois des tables, puis s’occupe des eaux concentrées ; on ne peut avoir en cette saison aucune cristallisation de sel, l’évaporation n’étant pas assez active, mais on obtient des eaux à un degré de saturation assez élevé pour les recueillir dans des bassins de réserve.

Ceux-ci ne diffèrent des chauffoirs ordinaires que par une plus grande profondeur ; ils sont précieux pour emmagasiner les premières eaux évaporées et à la fin de la récolte pour conserver celles-ci jusqu’à l’année suivante ; dans les salins de Berre par exemple, on apprécie leur usage et on peut travailler des eaux faiblement salées et qui marquent 1°5 au lieu de 3°5 ; à partir de ce moment les tables sont couvertes « d’eau en sel », la circulation se fait normalement dans toutes les parties du salin ; ce résultat est obtenu dans les premiers jours de juin si l’on a à sa disposition des bassins de réserve considérables. Alors pendant cinquante ou soixante jours, le sel se dépose, s’accumule sur le fond des tables et arrive à former une couche de 5 à 6 centimètres.

La circulation de l’eau en sel se fait de deux façons différentes sur les tables du salin.

Elles peuvent être disposées à la suite les unes des autres ou complètement indépendantes ; dans ce dernier cas, chaque table est directement alimentée par l'eau des avantpièces et elle est conservée jusqu’à ce qu’elle se transforme en eau mère.

Dans le premier cas, les tables forment une série qui est parcourue par l’eau ; le sel change de nature d’une table à l’autre et se dépose dans un liquide chargé d’une quantité variable de sels étrangers, se le rang que la table CEEURE dans la série.

Dans certaines salines, plutôt dans les grandes exploita-

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