CONCLUSION
Nous avons passé successivement en revue les origines, la production et la vente du sel français, son régime fiscal, « sa politique ». S
Cette étude qui n’a aucune prétention, pas même celle d’avoir envisagé tous les nombreux aspects qu'offre la question salicole, comparable à ce bloc de sel gemme aux multiples et chatoyantes facettes extrait de certaines mines féériques, aura, nous le souhaitons tout au moins, le modeste résultat d’avoir mis en lumière l’importance, ignorée de beaucoup, de cette substance si nécessaire à la vie humaine, dont l’usage remonte à la plus haute antiquité et qui y était considérée comme une sorte de panacée.
Nous cantonnant surtout dans le cadre de la question salicole en France Métropolitaine et d'Outre-Mer, nous avons indiqué en premier lieu les différentes origines des sels français.
Il existe, nous l’avons vu, d’une part le sel marin proprement dit qui provient des marais salants exploités sur nos côtes de l’Ouest et sur le littoral méditerranéen et, d'autre part, le sel gemme extrait des mines situées dans l'Est ou des sources salées qui se trouvent dans le Sud- Quest de la France, sans oublier les gisements de sel algériens et sahariens ainsi que les salines de nos colonies.
Ces divers centres de production font l’objet d’exploitations qui diffèrent essentiellement les unes des autres suivant qu'il s’agit de sel marin ou de sel gemme.
La récolte du premier fait vivre dans l’Ouest une laborieuse et intéressante population côtière et insulaire.
. Paludiers et sauniers de cetærégtion où la propriété est très divisée possèdent pour la plupart les marais qu’ils cultivént : ceux qui ne leur appartiennent pas leur sont