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plus insipides ; aussi reçut-il des anciens des éloges et de magnifiques !
Pythagore prétend qu’il n’est pas de table qui puisse s’en passer. Pline le compare au soleil, et dit que ce sont deux choses les plus précieuses et les plus nécessaires dans la nature.
Plutaraue et Horace affirment que le pain est bien meilleur quand il contient du sel et que ce mélange des deux aliments peut suffire à la vie.
Avec toutes ces propriétés mirifiques le sel ne devait pas tarder à prendre un caractère symbolique : le renverser à table était considéré comme de mauvais augure par les Romains, et l’est du reste encore par certains de nos contemporains superstitieux.
En revanche, le sel est placé par les anciens devant l'étranger à qui on veut donner une marque d’estime, cette coutume s’est perpétuée à travers le moyen âge et existe encore de nos jours chez certains peuples, même européens.
Les Bédouins se mettent réciproquement dans la bouche un morceau de pain saupoudré de sel et contractent ainsi l’alliance du sel.
Le Maréchal Foch, lors de la réception triomphale que lui ménagea la Pologne en 1919, se vit offrir le pain et le sel en signe d’amitié.
La propriété du sel de conserver les corps devint vite la cause d’une foule d’usages, notamment de celui qui consistait à frotter de sel le corps des nouveau-nés ; ces frictions avaient pour but de donner plus de fermeté à la peau et plus de vigueur aux organes.
Le sel devint donc tout naturellement l'emblème de 1a fermeté, de l'éternité, de l’immutabilité, et enfin, de la sagesse (sal sapientiæ).
Le mot latin « sal » désigne en même temps le chlorure de sodium et la vivacité de l’esprit, tandis que de nos