CONFESSIONN ALITÉ DES ÉCOLES
Et pourquoi, après tout, cet acharnement de M. Casgrain à vouloir affirmer, par une absurde règle d'interprétation, que les droits que nous réclamons, ne comprennent pas celui de l'usage de la langue française. Nous prétendons le contraire, et est-ce bien à lui, le descendant d'un père Canadien-français, de la province d'Ontario, le représentant de la race française de Québec, dans le ministère fédéral, est-ce bien à lui d'élever la voix contre ses compatriotes des deux provinces pour invoquer la lettre qui tue contre l'esprit qui vivifie? A-t-il déjà oublié cet axiome Scire leges non est verha sed vim tenere, c'est-à-dire qu'une saine interprétation des lois exige qu'on en connaisse l'esprit et non pas la lettre. ? Lui qui crie que c'est la confessionnalité de l'école que les pères de la confédération ont voulu conserver, ignore-t-il que le 12 janvier dernier la cour d'appel d'Ontario a rendu le jugement suivant: