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À . ., n ’aboutissent } pas et qui sont désastreuses
2 \ pour la société, ce sont les mesures qui ne | | i tiennent compté que-des, opportunités -du \ moment-et nes ’ocenpent nullement des \ principes de justice et de morale sociale que pour les méconnaître et les sacrifier.
\ 4 \ ’. X 4 QUO nous “refusoris à Croire que 1 9 Laurier soit “partisan des écoles dé Mais nous. ne pouvons pas . ignorer ni dissimuler * que plus d’un dans son parti ne. cachent. guère leurs sympathies pour “elles=quand ils croient pouvoir le faire sans péril. Dans SOn- ‘intérêt ét celui dé son pérti M. Lau- , rier ferait: biën de leur conseiller lesilence,
s’il de peut réforiner leurs idées. Nous ne | P , | protesfäntes il peut avoir raison. Mais
| pouvôns pas voir non- -plus qne-lé règle & ment de M. Laurier donne aux —atholiques du Manitoba des- Écoles aussi reli- ‘.. gieuseset- “cätholiques que celles -de Ja Ci . Province de Québec.” Le, . l?hon. Premie ne dit pas cela précisé.
LT ment, mais il eséaie de le faire croire.
: “Sile règlement projeté est mis en
prononcé dans les écoles du Manitoba, maison y ense gnera aussi les devoirs NC d’nà chtétien envers son Créateur aussi D que däns lex écoles de la province de Québec” : ‘
“, ‘© : Entendous. nous. Qu’estce que M. Lau. “rier appelle les” devoirs d’un chrétien, en-
vers son Créateur ?.Est-cepar, exemple Je devoir de la communion pascale 1 ? Est-ce
- celui d entendre la messe-les dimanches et les fêtes ? Estice de croire tout ce qu’il “enseigne par son Eglise ? Auxtermes du rêglemené connus jusqu’à ce jour, tous : çes devoirs ne peuvent être enseignés aux enfants qu’une demi-heure par jour, ES après la classe et en-dehors de Est-ce là la” liberté dont l’enseignement
ii Teligieux jouit: dans les écoles de la pro: |
à '- - For =.
ae -
-… . force, non. seulernent le nom de Dieu sera |
vince de Québec ? Qui done et dssez ignorant des faits on assez ‘peu sincère. pour le prétendre et assez naïf pour le croire ?
La religion telle que Je catholicisme. L comprend, elle, pourra, dans certaiñé cas,
être dents aux satin demi “heure [en | eos à & classe ; mais, dans l’école
“même.ét dans Ja classe proprement dite, il ne sera permis ‘ni de Penseigner ni
de l’insinuer dans Pesprit etle cœur des-- “enfants catholiques. Voilà la vérité que ne
dit pas M. Laurier, et que Je peuple «dois.
connaître pour juger son règlement: let ra vraie valeur. FT.
. Si M. Laurier entend parler des evoirs du chrétien non comme les +. et” Penseigne l'Eglise catholiqüe, mais com-
me lés enseignent communément les sectes |
cette religion qui peut lui suffire comme elle suffit à ceux qui se disent et eont ca’ tholiques par accident de. naissance, ne sufit pas aux vrais catholiques ni à leurs enfants, et nous catholiques nous : n’en voudrons jamais.
© Si M: Laurier était anssi sincère qu’il peut être habile, et sil désirait : que le
juste valeur il dirait : Dans les écoles du Manitoba on. pourra donner. une demi.
heure par jour à Penseignement catholique, ét pendant quatre heures l’enseignement protestant ou sans religion” Le peuple comprendrait mieux ce. qu’on lui demande d'approuver, 'et ilhe Papprouverait pas.
.XT .
Encore deux au trois observations et
nous'aurons fini. ‘M..Laurier se° félicite d’avoir pris des moyens de, conciliation | pour arriver à terminer le différend, Quels
et | sont ces moyens de conciliation dont se la classe: vante à tort l’hon. Premier Ministre,
parcé qu’ils ne font pas honneur‘ à son sens moral.
peuple put apprécier Son règlement à sa
Lrut
vu
« Je me suis adreseé moimêmeà M.
| Grecnvray et à son ; gouveruement.. Jé Ini
j ai d -: Le système d'écoles que vèus avez
établi est sans doute saticfaicant à ln mn.
jorité; mais ne soyez pas seulement
juste—soyez généreux et faites des con-
Le cession à ceux qui pensent différemment - ‘de vous ete.”
Est- il possible que M, Laurier ait perdu jusqu’à ce pointle sens politique et le moral ? Pourrions-nous le. snpposer s’il ne prenait soin de S’eu glorifier à la face du pays ? . -
Quoilun Greenway traître à sa parole -donnéea violé effrontémént.le pacte fédé, ral contenu dans Ja constitution au ù
tait chargé de défendre, il a brutalement -€t Sans aucune. provocation déporuilé Ja . minorité catholique de ses droits les plus - sacrés, et convaincu, d’injustice flagrante
CS - par la justice souveraine du pays, ila re-
” fusé obstinément de réparer ses torts et ses violences, il continue son inique op pression, et l’on se vante de Ini avoir dit : Vous avez plu à la majorité, vous êtes
‘ juste! Et si vous faites quelque chose, si
. ‘peu que ce soit, eñ fait de réparation,vous
seréz plus que jurte, "Vous serez géné.
. reux | 6 -
"Et quel est l’ homme qui tient ce lan gage ? C’est le chef du gouvernement, le dépositaire du pouvoir publie, ‘lui quiaen main l° autorité pour sauvegarder tous les
| droits et réprimer toutes les injustices !
, C’est lui qui dit : En violant les droits les
‘ plus sacrés et les moins contestables, vous avez accompli toute justice : 5 la justice.
souveraine a déclaré que vous avez com.
.mis une oppressiôn et une iniquité envers que minorité ; mais moi, je vous absous.
Si voûs ne rendez aucun de ces droits que vous violez injustement, vous êtes juste ; ï, si vous semblez en rendre la moindre partie, je vous déclare plus que juste : Yous êtes généreux !
Mais qui done aura le respeot des tri
bunaux, si le pouvoir | publie 8e moque
ainsi sans pudeur de jeurs jugements ? | ‘.e Qui donc voudra croir: à la jnstice, si :
ceux àMemés qui sont chargés delafaire. , (:
observer honorént publiquement de soñ nôm les plus monstrueuses iniquités ?
* Que M." Laürier ne se fosse pas d'il.
lusion ! Quelles. -Que soient ses intentions : dont Dieu seul est juge, son langage. estd’une profonde immoralité ét, une immense. faute - polititique-—Je ne dis pas une faute de tactique.—Il- discrédite aux yeux du peuple les tribunaux et la justice elle-même—i} discréditera aux yeux des bônnêtes gens non pas seulement les dépositaires du pouvoir, ce qui serait déjà { un malheur, mais le pouvoir lui même,en leur. persuadant que la force et la - ruse qui assurent le succès sont aû fond les .
premiêres des vertus—ou même les seules qu’il faille pratiquer pour téussir.