XI
Naturellement PHon. Premier. se' promet des merveilles de-cette” tactique. Il a Û
ainei rendu à la minorité du Manitoba une influence, -un . ascendant sur Ja ma jorité l. à ‘
La minorité ne s’est guère aperçu de l’ascendant qu’elle exerce sûr la majorité Quand elle serait ' représentée par üne
LA
‘seule voix dans un ministère hostile ef
fanatique, que ferait-elle ? Elle était bien
. , représentée dans le ministère Greenway— Fo, P
par le brave ami de M. Laurier, M. James : ; T Prendergast lorsque la législature. du Ma. | | nitoba à voté Jes fameuses Jois svolai es .
Ou plutôt il a dû sortir du ministère : ‘pour rl ne pas porter la responsabilité dé cette
iniquité qu’il avait été ‘impuissant à conjurer. LT ET D
* Au fond la situation la miiorié .
n’est nullement changée.—Si elle” peut voir a une ‘influence dans je miniétère " Greenwey, c'est tre influence: purenieñt
passive et nullement active : .c’est-à.dire |
L ' : qu jelle réuésit À, faire tolérer sa présence en cédant tout etten n’exigeant rien. Si . ”. M. Laurier.peut tromper . ceux qui sont à plusieurs cent milles de Winnipeg, il ne
frompera pas la -winorité du Manitoba— ‘Celle-ci sait très-bien que depuis qu elle a . été indignement sacrifiée et comptée pour 5 * rien dans le prétendu rèrlement de lim- . eo broglio scolaire, elle exerce moins que ‘ jemais une influence quelconque sur une ù majorité qui eroit et profesee ouvertement que la force et le nombre sont - au-dessus
de toute justice et de toute constitution.—
| Comment en serait-il : autrement ? La N . conciliation obtient tout. d'hommes qui ‘ croient à la justice naturelle, à l'autorité . . de la constitution et à l’obligation de la - 5 , : parole donnée: Elle n’obtient rien: d’hom- , mes qui ne croient qu’à la force brutale : du nombre: et. savent qu'ils n’6nt rien.
: à redouter' de plus fort qu'eux. Le seul + Le ascendant. que put exercer la minorité, c'était la puissance du droit, la forre wo- | rale de Ja justice,’ et la ferineté du- pou S voir souverain qui pouvait lui, garantir CE ©” Je respect de l’un et de Vautre.—Aujour- ° d’hui elle n’a plus que le droit de subir en patience toutes les” humiliations . qü°il "plaira à la force brutale dé lui imposer.
.Si-cest là ce qué M. Laurier , appelle “glorieusement « Je triomphe des idées “. tdibérales, ? et ‘ je progrès national *, Dieu nous défende d’un tel ‘triomphe é
d’un tel progrès !