‹ La question scolaire des écoles du Manitoba: quelques observations sur le discours de l'Hon. M. Laurier, au banquet de MontréalChapitre 16 sur 18 · plus de lumière dans celui de Québec · texte numérisé non relu

plus de lumière dans celui de Québec

Qu’on en juge.

M. Laurier veut répondre aux conservateurè qui disent de son compromis : “ Ce n’est pas suffisant, la minorité a des droits

” à-la restauration de ses écoles.” Voici sa

réponse: *

cu us Daïs. notre système de gouverne

‘ ‘ | ‘ ment. personne n°2 de droit absolue. Les

droite. de tous sont limités par lee droits

de tous. N:n-seulement les droits de tous

. 80nt Hrités par les droits de tous, mai: jis

3 devaient lêtre. Car ce n’est passeulement

: ” de Ja justice qu’il faut dans lee relations

| des uns avec les autres, maig C’est égale- Lao ment de la générosité.”

um Voilà ce. que nous appelons du galima-

| | .tias'oratoire et politique. C’est la perfec

te tion du genre.” Comprenne qui pourra

. : comment ces niessieurs prouvent aux Con- | os servateurs que la minorité manitobaine * n’a pas de droits à la restauration dé ses -écoles ! Cela rappelle le médecin de Mo- M, r + Hêre qui n’était ni moins profond, nimoins po . sengé, ‘

Doi cet Et voilà pourquoi votre fille est muette, : ‘ L . Une autre preuve aussi sérieuse que | celle-là èt qui, prouve indubitablement os aux auditeurs de M. Laurier que les catho."

\liques de Manitobx n° ont pas des droits ab.

solus à Ja restauration de leurs écoles Bé-

parées, c’est que le gouvernerhent conser-

vateur n’a pas. désavoué . les loïs Martin.

Sifton. io FT

La preuve de M. Laurier ne. prouvé ‘que la naïveté de son auditoire et combien il est facile d’abuser de sa crédulité. S'il n°y avait eu aucun autre moyen possible de restaurer les écoles ‘séparées le désaven eut été nécessaire. S'il y avait un autre

‘| moyen que. le déeaveu, Pargument de M.

Lautier ne porte pas.

Tout le monde sait qu’à part Je désaveu il y avait d’autres moyens de restaurer leg écoles séparées et qu’on les a tentés les uns après fes autres. . NN

Tout le monde eait également pourquoi Pon n’a pas désavoué les lois scolaires.

M. Laurier peut-il s’en faire un argument pour ignorer et” contester * és droits des catholiques ?, - - .

Il est vraiment pénible et bumiliant de vor un chef de gouvernement recourir à de tels procédés pour illusionner le peuple et fausser son jugement et sa conscience. .

M. Laurier. fait Péloge de son prorèglement.—C'était dans For. |

jer de dre. IF ya longtemps que l’ona fait ressortir tout ce qu’il y a d’illusoire et ‘de dérisoire dans les prétendues ‘concessions de M. Greenway—M. Laurier ne répond

pus à une seule des critiques qui ontété.

faites. C’est qu’il les ignore ou qu il se sent impuiseant à y répondre.

I] n’est pas vrai que M. Greenwaÿ ait promis l'enseignement religieux, nous Pavons vu ; il n’est pas vrai qu'il ait pro-

mis Penseignement du frençais ; nous | Pavons fait voir précédémn ent.

Dans tôute école où il y aura vingt cinq enfants catholiques romains, il y aura un instituteur catholique romain “ pour leur enseigner, dit M. Laurier, non-seulement la religion, mais Parithmétique, Phistoire, la géographie et les sciences.”

* # Que d’ambiguités, d’équivoqnes et de

:. 1 mensonges duus ces quelques mots !

Éts écples où ily.aura vingtcing en- | fants catholiques peuvent êfre assez rares.—Que d'écoles dans la province de

- Québec où il n’y a pas vingt-cinq enfants

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