plus de lumière dans celui de Québec
Qu’on en juge.
M. Laurier veut répondre aux conservateurè qui disent de son compromis : “ Ce n’est pas suffisant, la minorité a des droits
” à-la restauration de ses écoles.” Voici sa
réponse: *
cu us Daïs. notre système de gouverne
‘ ‘ | ‘ ment. personne n°2 de droit absolue. Les
droite. de tous sont limités par lee droits
de tous. N:n-seulement les droits de tous
. 80nt Hrités par les droits de tous, mai: jis
3 devaient lêtre. Car ce n’est passeulement
: ” de Ja justice qu’il faut dans lee relations
| des uns avec les autres, maig C’est égale- Lao ment de la générosité.”
um Voilà ce. que nous appelons du galima-
| | .tias'oratoire et politique. C’est la perfec
te tion du genre.” Comprenne qui pourra
. : comment ces niessieurs prouvent aux Con- | os servateurs que la minorité manitobaine * n’a pas de droits à la restauration dé ses -écoles ! Cela rappelle le médecin de Mo- M, r + Hêre qui n’était ni moins profond, nimoins po . sengé, ‘
Doi cet Et voilà pourquoi votre fille est muette, : ‘ L . Une autre preuve aussi sérieuse que | celle-là èt qui, prouve indubitablement os aux auditeurs de M. Laurier que les catho."
\liques de Manitobx n° ont pas des droits ab.
solus à Ja restauration de leurs écoles Bé-
parées, c’est que le gouvernerhent conser-
vateur n’a pas. désavoué . les loïs Martin.
Sifton. io FT
La preuve de M. Laurier ne. prouvé ‘que la naïveté de son auditoire et combien il est facile d’abuser de sa crédulité. S'il n°y avait eu aucun autre moyen possible de restaurer les écoles ‘séparées le désaven eut été nécessaire. S'il y avait un autre
‘| moyen que. le déeaveu, Pargument de M.
Lautier ne porte pas.
Tout le monde sait qu’à part Je désaveu il y avait d’autres moyens de restaurer leg écoles séparées et qu’on les a tentés les uns après fes autres. . NN
Tout le monde eait également pourquoi Pon n’a pas désavoué les lois scolaires.
M. Laurier peut-il s’en faire un argument pour ignorer et” contester * és droits des catholiques ?, - - .
Il est vraiment pénible et bumiliant de vor un chef de gouvernement recourir à de tels procédés pour illusionner le peuple et fausser son jugement et sa conscience. .
M. Laurier. fait Péloge de son prorèglement.—C'était dans For. |
jer de dre. IF ya longtemps que l’ona fait ressortir tout ce qu’il y a d’illusoire et ‘de dérisoire dans les prétendues ‘concessions de M. Greenway—M. Laurier ne répond
pus à une seule des critiques qui ontété.
faites. C’est qu’il les ignore ou qu il se sent impuiseant à y répondre.
I] n’est pas vrai que M. Greenwaÿ ait promis l'enseignement religieux, nous Pavons vu ; il n’est pas vrai qu'il ait pro-
mis Penseignement du frençais ; nous | Pavons fait voir précédémn ent.
Dans tôute école où il y aura vingt cinq enfants catholiques romains, il y aura un instituteur catholique romain “ pour leur enseigner, dit M. Laurier, non-seulement la religion, mais Parithmétique, Phistoire, la géographie et les sciences.”
* # Que d’ambiguités, d’équivoqnes et de
:. 1 mensonges duus ces quelques mots !
Éts écples où ily.aura vingtcing en- | fants catholiques peuvent êfre assez rares.—Que d'écoles dans la province de
- Québec où il n’y a pas vingt-cinq enfants