ET
fréquentant habituellement l’école —Et sil wyenaque vingt quatre, ces vingtquatre sont, dépouillés de tous leurs droitel Puié, quelle espèce de “eatholique : sera leur instituteur ? Qui se portera garant de sa foi et de sa doctrine ? Le gouvernement protestant qui le nomme seul, et sur le seul certificat d’examinateurs protestints ?
. Quine sait que certains catholiques peu- ‘vent être des-instituteurs non Inoins suspects-que des s prote-tänts et des impies de profession, et que. Papprotation de PE glise n’étant pas réquise pour les instituteurs catholiques nommés par le gouvernement, rien ne ‘protégera les enfants ca-
“tholiques contre le danger de se.voir. don.
- ner de tels maîtres ?
Mais ces instituteurs catholiques de nom ou de fait, fussent-ils dévoués à léur - religion et à toutes ses, doctrines, ils ne ‘pourront: enséigner dans leurs écoles ni - cette religion ni ser doctrines ; car. ils de: vront se conforiner au prégrämme et aux … règlements imposés aux "écéleg. publi- "ques?Sauf peut-être pour la- defai-hèure concédée après la classe à lénseignement . de la religion. Ils devront 5e servi des livres adontés pour les écoles' -publiques
"et jugés propres pour l’enseignement dans des écoles protestantes ou sans religion— impropres par conséquent à l'enseigne.
ment tel que.le. veut et Pexige © :Pglise catholique.
‘ Celui qui écrit ces lignes connaît des instituteurs catholiques dans des écoles publiques d'Onfario et des. Etats-Unis— -lesquels ne diffèrent.en rien des instituteurs protestants dans leur enseignement,
Si le règlement déterminait que Pinetituteur catholique dans le cas prévu de:
Fo 27 —,
vrait être ‘approuvé de l'autorité religieusé catholique non moins que du département de léducation, que les livres employés dans 8a classe devraient être approuvés de PEglise comme de l’antorité civile, et qu’il Jui, serait libre de vivifier tout son enseignement par lesprit religieux, nous pourrions y voir.une concession vraiment importante au moins pour les centrer où la population française est plus nombreuse Mais la concession faite dans les termes du règlement est purement illusoire, et v’assüre en rien preisnement religieux et catholique. À '
“Nous ayons obteriu que dans toutes les écoles où il y a dix enfants cathqliques, le prêtre à trois heures et demie, aura le droit d’entrer pour Penséignement religieux, ou s’il ne peut pas y aller lui-
même, d'y envoyer qu il voudra pour 8e.
faire représenter.” - - Nous admirons qu’un homme iatelli-
‘gent comme M. Laurier ait pu présenter
une pareille.clause à Fapprobation dan auditoire sensé.
Ce ‘droit donné au prêtre catholique ne peut tromper que des hommes inczpôbles de réfléchir. Cette demi-beure concédée à Penseignement de la religiou, elle” devra être” consacrée avant tout à apprendre aux enfants catho liques la lettre >, Au F'entéchisme, ? Voilà donc deux dffveriemente qui sais
consulter l’Eglide donnent au curé Ja mis- -
sion d’apprendre la lettre du-catéchisme aux enfants et lPétablissent ainsi instituteur dans les écoles de sa paroisse, qu’il le veuille ou non! Maisce n est pas là la fonction du curé, c’est celle de Piastituteur ou des parents.” Non-seulement- le curé:n’est pas tenu de remplir de telles ‘fonctions, pour lesquelles les parents paient . Jes écoles et les instituteurs 8, mais il serait souvent dans Pimpossibilité de s’en acquitter. Ïlse doit à bien d’autres devoirs incompetibles avec les- fonctions très-ho-
|: mêqué de la crédule naïveté du bon peu.
* à quelles conditions T3
jours dans les écoles 7 -
‘tion des enfants de la paroisee ? Les pa-
. duira gette demi-heure d’énseignement de
nue ? Ne sera-ce pas-expoge
inspirer le désir et l’amour ?
“M, Laurier pouvait-il être: sériéux en se
norables dailleuts de maître-d’école et pour lesquels il nel peut se faire remplacer.
Mais, dit-on il peut se faire remplacèr par.qui É voudra.“ ÆEt qui trouvera-til ?et
.Ces catéchistes bont- ils donc si faciles à trouver, dans une “population comme celle de Manitoba ? Même dans la provincede Québec un curé tronuverait-il facilement en dehors des instituieurs et institutrices des persoñnes qualitiéès pour faire aux enfants, une demi-heure.de catéchisme tous Jes
Cès personnes, pût-on les ‘trouver, qui!
les paieraït ? Le curé ? De quel droit l’obligerait-on de faire les frais de léduca-
rents ? mais ne sont-ils pas déjà surchargés de taxes et ne paient-ils paS largement déjà ceux qui se chargent de faire à leur place et en leur nom Yéducation de leurs” enfants?
. Le gouvernement Greenway atil pro mis à M, Laurier de; faire voter’ les fonds’ nécessaires pour payer des catéchistes dans- toutes les écoles oùily aura dix enfants catholiques ?
Ce n’est pas tout. Eût- on trouvé ces ca-.
téchistes.en nombre suffisant et les fonds nécessaires pour les rétribuer, .que pro
l# religion qui viendra s après quâtre heures d’enseignement ‘indifférent sinon héstile aux vérités religienses, juste au mohent où lesprit'des enfants devient, moitig- ca pable d’une attention: sérieuse ét: soute.
les enfants au dégoût et à l’indiffépeñice pour l’enseignement de la religion, aû lieu de leur en
Nous le demandons. à tout lecteursensé, .
glorifiant de telles concessions obtenues de M. Greenway ? Ne s'est-il pas justenrent
pie: de Québec ?
Se
Comment prendre au sérieux ja’ pro: * messe de M. Greentay de donner aux és” tholiques une. réprésentation dans le bareau de l'éducation et! un inepecteur catho.
lique?' ° «:
Les promesses de M. Ertenvaÿ,” tout le ,
monde sait ce qu elles valent. Supposons que, cette fois, elles soient sincères, en quoi cette représentation changera t-elle la position des catholiques ? Ce n’est pas une représentation quelconqne, maisune représentation efficace qu il faudrait leur aseurer, + .
Or, lefficacité d’une:
vient du caractère et du nombr. des re préséntants. Si M. Greenw ay donne aux catholiques un représentant sur dixou un
me , . ê sÛ eix dans-un bureau d'éducation, , que
représentation"
pobrra ce représentant;si intelligént qu’on lé suppose ? Qu’a pu faire M.James Pren-
dergast, représentant des catholiques dans
le ministère Greenway, pour. sauver les
intérêts des siens, en 1890: ? Qu importe que la minorité ait voix délibérante surle .
choix des livres, si dans cette délibération ellene peut jamais avoir qu’une. voix
‘contrée Six, contre dix ou <çontre vingt ?
Qu'est-ce qu'un droit qui ne garantit rien et qui ne permet à Ja minorité que consiater officiellement son impuissante ?
Au fond, cette concession apparente est
.une .perfdie. Si la minorité acceptait cette
représentation-illusoire et , juefficace, ellé coopérerait ‘à toutes les “injustices et les iniquités légales que pourrait entreprendre contre elle le buïeau d'éducation | où la majorité est toute- -puiseante! Elle ne pour. rait plus réclamer contre des mesures que 8e8 répréeentants seraient dans tous les cas infpuissants à empêcher.
Ce n’est rien que des représentants ca. tholiques soient dans un bureau: d’éducation : il fant qu’ils y soient assez puissants | par le caractère” et par le nombre pour protéger efficacement les intérêts de leurs
En
coreligionnaires, ce qu ‘ils ne peuvent être |
dans un bureau mixte où ils ne formeront qu’une infime minorité. ‘
n 4 LEE]
M. Greenway a promis plus encore.“Du .moment que la’ minorité ne sera pas satis- “faite, il amendera la doi de” manière à faire disparaître toutes les piaintes qu’rl pourra
y avoir.”
Quelle bypocrisie 1 Si M. Greenway est
"réellement disposé à écouter favorable.
menttontes les plaintes de Ja minorité, pourquoi ne Jui aurait-il pas demandé de suite ce qui'lui semble 2 écessaire ? Pour.
quoi leur a-t-on refusé d'ouvrir la bouche
- dans une délibération où elle était ja pre- ‘inière intérescée ? Pourquoi at-on eu le
soin de prendre Vavis de ses pirés enue- ‘mis; et refusé d’entendre le sien ?—Per sonne=-n? ignore ce que demandent les catholiques du Manitoba, Si M. Greenway “est décidé à faire disparaître toutes Jes “plaintes qu'il y aura plus tard, qu’il fasée
* Misparaître d’abord toutés celles que ] le
- coles dont elle ne,vent pas.” :
Nous ne connaissons aucun parti poli-
rons à'6a gincérité. ..
pays entend depuis six ans, ‘et nous eroi- ! :
M: Laurier fait dire à ses adversaires ce .qu ls n’ont jamais dit ou pensé, “Ce qu'il nous faut, c’est'que la majorité soit humiliée dans la' province du Mänitoba, c’est |
quéle parlement fédéral furce cette ma-
jorité à 8e soumettre à un système d’é-
tique qui désire et demande’ P’humiliation
de, la majorité manitobaine où qui veuille
jui i imposer un'systéme d'écoles dont elle ne vent pas. Nous, catholiques, ,nous le
désirons et le demandons moins que per.
sonne. Nous désirons et demandons que cette majorité rende à nos- -compatriotes et concitoyens-lés droits et privilèges qu’elle leur a injustemént- ravis, et que, si elle ne les leur. rend pas, °le. gouvernement fédé.
ral les leur rende; comme: c’est sou droit tet 8on n devoir. Nous désirons . et deman-
dons,non pas que la midjérité soit dépouillée du système d’écoles qu'elle préfère -
pour ellé-même, mais ‘qu'elle ne-puisre |.
Ï pas” imposer ty ranniquement à la minorité | un système d'écoles qu’elle ne peut: ni ne: | yeut accepter. 7 : :
I! n’est guère honnête ni loyal de pré senter soûs un faux jour les opinions de .
ses'adversaires pour en avoir raison. Cette .”
habiletés “appelle d'ordinaire une iniquité, et celui qui &’er-rénd volontairement cou:
pable perd le crédit de sa parole auprès ‘
des citoyens honnêtes et sensés, 17 4
Nous ravonx bien que ce proéédé est habituel, et ‘ae les journalistes et les politiciens le’ pratiquent sans ‘pudeur. Cela” n’empêch point qu il soit d’une parfaite :
malhonnepeté- “et une’ leçon. d’immoralité Dour le penple.Qne les goujats de la >resse et de la politique én usent fréquemment, c’est trop: naturel pour qu'on s’en étonne;.
il n'y a guère ÿte ler âmes d’une certaine élévation auxquelles les passions politiques ne font point perdre le sens moral ; mais qu’on le retrouve si facilement pratiqué par un homme que son intelligence et sa position devraient mettre fort audessus de telles vulgarités et que ni lui .m1,668 auditeurs n’en .soient humiliés et confus, c’est la preuve ianifeste qne notre société perd toute cstime -de l’honné.
teté et de la droiture, ou qu ’elle croit qu’il
[ny & plûs de morale possible en politique. |
Les citoyens honnêtes et’ réfléchis, ceux surtout qui ; sont chrétiens et qui savent que ia justice et la loy auté sont :les pre.
mières vertus sobiales, ne pourront manquer d’en rougir comme nons et d’en être effrayés, . :
.Nous passons sur ia discussion avec la “ Minerve ”.—M! Royala dû dire son ‘mot, de réponse. S’il reséemble à l'âne de” Balaam qui a prophétisé, il mérite encore.
“certaine considération. Nous voyons bien :
ae mb 2 an um dam
ue ,
| je
ie, { .
el!
À Lu A { [1 .
Ï HR j "1 { À, Ï î.
es ne
. diriger.
des ânes dans la politique et: nous ‘ne savons pas qu'aucun autre ait prophétisé.
Tl'nôus est avis qu’un chef de gouverne.
© ment-shonorerait Jui même et respecte-
rait davantage ses auditeurs en né recourant point à de. pareils, procédés de dis.
cussion. at nn
La comparaison qrie fait M, Lanrier entre.sa situation politique et celle de Sir Hippolyte Lafontaine après lacte d'Union ne trahit ni legprit de prophétie, ni Imême,-—cé qui devrait être moins rare daus un chef politique—lesprit de dis-
* cernement. — II n’y a absolument aucune
parité dans les deux cas, et vouloir arguer de l’un à l’autre c’est preuve” d’ignorañce de l’histoire ou des lois élémentaires dt
raisonnement. ‘ . k | ++. on - D: faudrait un volume your relever toutes les Lalivernes prétentienses qui'én combrent lesirois derniers paragraphes du discours.—Nous les siena.ons 4’ ceux qui raffolent du pathos et du'walimatias oratoire.—L’hons: Premier ministre y est.
passé maître et ces passages sont des 1n0 dèles du genre. ‘à mous
M. Laurier parlé#de Espagne et du
:Bas-Rmpiré, des Gigts:et de ‘ Mahomet à
. propés dei. Province’ de Québée où :l prétend qu’il y a des controverses sur des |
7 mots.—Décidement-la- science historique
du Premier ministre eët à Ja hauteur de £a philosophie et de sa théologie. Où out.
les Grecs ? où est lé Bas-Empire ? où est |
Mabomet ?—Dans la inémoire de M.
Laurier, C’est une grande faculté que la mémoire et bien précieuse, maik qui’ jone
‘de mauvais tours anx orateurs quand elle
n’écoute pas.suilisanment celui qui doit être toujours à côté Yelle pour la UE
‘1 n’y & point à Pheure qu’il est dans la province de Québec de leoniroverse sur les mots: 11 y en à seulehent sur les- principes de morale et sur les intérêts reli gieux et nationaux’ qui: importent davantage à Ja paix et à la prospérité d’une na-
. tion. Si-M. Laurier ne croit qu'aux mots
et ne s’occupe que des mots, nous catho-
‘liques nous croyons à autre chose et noùs
nous occupons d'autre chose. S'il ya parmi nous des Grecs qni-tout entiers aux
.Vains mots et aux phrases creuses d’une
rhétorique sans conscience et.sans convic- TT [ 7 nn
: .. eo" , A \ oc TR,
J miers intérêts de la société: M .
+.“ Je veux: que le- Canadiens-français
t'on ne s’occupént nide ni de morale sociale, U:%é sont pas dans nos rangs. Quänd noïûs parlons, uous catholiques, c’est pour dire-autre chose que des mots, et quand noûs écrivons c’est.
pour servir les intérêts de-lakmorale et de la religion qui restent toifjours les: pre-
soit à Végal des autres races,” .
-__ Pardon ! c’est nous qui le-voulons et le demandons, et c’est vons qui-ne le vonlezpas. Partout dans je pays les autres races ont les écoles qu’elle désirént et qui leur conviennent: nos compatriotes sculs 8e voient refuser ce qu’ont toùs leurs concitoyens, Les autres races quand elles sont en minorité sont traitées avec les mêmes
‘égards que la‘majorité : seuls nos compa-.
“‘triotes du Manitoba n’ont, aucune protecuon contre l’arbitraire de la-majorité.. Et c’est, vous, qui par votre capitulation, consacrez cette infériorité de notre race, c’est vous qui nous .reprochez de ne point le,
vouloir et de ne point le -déeréter comme
vous. , . ‘ . M. Laurier se plaint qu’on.ne permet
pas aux catholiques de s’appeler libé-"
reux, comme si le catholicisme ne pouvait pas marcher avec le libéralisme.” - :
Il y aurait bien à dire surce sujet; mais il nous faut aller vite.—Il y a catholicisme éf catholicisme ; il y 2 libéralisme”
et l'héralisme. Ù - -
ro oo UE .- Nous avons, expliqué ‘plus haut ce
quest. le vrai catholicisine qui se résume.
à croire tout-ce que l’Église enseigne et à
"faire tout ce qu’elle ordonne par le Pape
et les Evêques. Si vous:'êtes catholiques de cette façon en fait comme en droit nous ne
rincipes religieux
US
vous reprocherons pas votre libéralisme, ,
parce qu’il sera tout entier dans lés mots
et nullement dans les idées ni dans la con- .: duite, Mais si votre obéissance au Pape et ‘
aux Évêques est pleine de conditions et de restrictions, si vorre foi à leur enseignement à : besoin de ‘bien des distinctions,
votre libéralisme si mel défini qu’il soit.
ne peut manquer d’être odieux'et suspect: ‘
à l'Eglise et à tout catholique sérieux et gincère: Vos intentions ny font rien.
Si M.Laurier veut que son lihéralisme
ne soit sspect à personne qu’il cesse d’opposer la liberté. civile et la liberté politique telle qu’il.les entend’ àla libre action de l’autorité épiscopale, et que ses journaux cessent de \déclamer ‘contre les
DR
Te ‘ | rs Se
Le
ne
. dans la province de Québec ?
. ag Evtque qui dirigént a con cience de leurs fidèles dans V’accomplissemient de leurs devoirs religieux et sociaux
‘Nous n’aceusons point le parti libéral dans son ensem ble d’être hostile à l'E.
* glise. Mais il faut avouer que la plupart de ses organes, depuis quelques mois, ne
sont catholiques que de nom etue, *âten- . tion, et q'ie leur langage est souvent celui des fauteurs du pipeilibéralisme doctrinal et pratique. ù -+ M: Laurier est-il plus sérieuxet sincère’ ‘quand il prétend que.les libéraux re sont "point comme leurs adversaires politiques frafiquants en religion ? En tous cas il fait erreur. Aucun gouvernement n’a trofiqué en religion comme le défunt gouvernement Mercier à, Québec, lequel ne "fut pas si nous avons bonne mémoire, un gouvernement conservateur.
Personnellement, A.'Laurier n’a pot -trafiqué en religion comme ‘ses ‘amis ,de Québee. Mais il parle aü nom de son parti.
Or, qu'ont fait ses partifans au 23 jnin Qu'ont-ils fait en signant solennellement ces déclarations de voter pour une loi remédiatrice approuvée par les Evêques, lorsque ni eux ni leur‘chef ne voulaient d’une loi remédiatrice ni mème de, l'intervention des Evêques ? N’était-ce pas une aypocrite et abominable exploitation. des sentiments religieux-du peuple catholique ? N’était- -ce pas là un odieux trafic en religion ?
Nous ne voulons pas justifier les politrciens d’un autre parti qui auraient tenté.
de commettre inutilement la rehgion dans
‘Ja politique | pour leur bénéfice personnel ;
nous n'uvoDs pas deux poids et deux meaures. Mais oû à mauvaise grâce à reprocher aux autres des fautes ét des scandales, que Von, a donnés soi-même ‘chaque .fois qu'au en a eu, l'occasion. I’ était à prôpos.de.le faire | remarquer.
Que fait encore "M. Laurier quand 1 -veut couvrir son apostasie dé’ la liberté de Penseignement du nom vénéré dun saint religieux et.intrépide défenseur de PE
glise ? ? Pourquoi cétte invocation du nom
de Lacordaire pour. protéger une trahison que le grand oratenr eût fiétrie avec indi.
guation ?,Nous souhaïtons qu’il soit sincère dans $on admiration ; mais nous son-
-| connaître le contexte, v’a transofit que les
sion de cœur ef d' esprit dé ce grand chré. À tien à Ja direction de l’Eslise catholique.
Si Lacordaire est le mâître de-M. Laurier, il faut dyouer que lewaître n’inflñe guère | | . sur le disciple, et que ‘celui-ci se niet à | Le Faise avec-la doctrine et plus encore avec ‘
les exemples publics du maître, . Le,
En tous cas, ce n'est:pas Lacordairé qui Ê Un
‘eût signé ces deux phrases, dont l'une est” U pur galimatias, et l’autre pourrait bien a. . sonner faux, si elle ne sonne bas. creux... . | !
7 Oüi, la liberté est la jnétice,et le jour:
est venu où Ja province dé Maüitoba peut »:
demander-justice pour nos compatriotes. LR Mais, pour que la hiberté religieuse triom- ‘+ -:, plie, il faut que la liberté. politique. soit respectée”. . io
« # La liberté est ln justice”. S1 le mot est de Lacordaire, le contexte doit lui don-ner un sens. Al. Laurier, n’ayant point fait
mots; la fante n’en est sûrernent pas à Lacordaire, qui, lui, parlait pour dire :
quelque chose. ; ' Mais quelle est: cétte Province de Manitoba qui'peut demander justice pour nos. | compatriotes ? C’est la Province de MM. :-- Greenway, Martin, Sifion, qui représentent :
4 majorité et Ia Province elle-même.
‘Quelle justice MM. Greenway-Martin demandent-ils pour nos compatriotes de Manitoba ? A qui demandent-ils cette justice ? : Il nous semble que ce sont les Greenway et leurs amis seulsqui ont été injusteset le . À sont encore pour n03 compatriotes, etque .
personne autre ne viole aucun de leurs .
droits. La Province de Man.toba ne peut fe donc pas demander justice pour nos com: A patrioles; elle peut seulement leur rendre . A justice :F et c’est -ce qu’elle ne ‘veut pas. [AA faire—on elle demande justice au gouver- . | + nement fédéral qui ne veut päs la donner. © ‘‘ - | ' “Nous de voyons pas que personne par. -.
mi nous manque -de respect à la Jiberté - © ‘" politique, et nous nous'expliquons mal:
par conséquent que Ja - liberté. religieure n'ait point encre triomphé au Mani-— toba. Ce serait peut-être la preuve que ia liberté libérale n’est pas loujours la jus- . tice honnête et chrétienne. Nous avonons 3 . ” cependant ne pas comprendre parfaite. 4, ment l’à propos et le sens précis de cette * . dernière phrase : pour y voir bien clair il : ‘ nous faudrait ernprunter . la lumiêre dé so Soleil. Fiat luxl ‘ | | M. Laurier termine ée disconrs par. une
haitons davantage ‘qu'il imite l4.soumis-