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' | Le :
D Te 5 | < . — 5 — … “ : règlement ? C’est peut être une habileté : faire tout ce qui était juste et désirabie :
ce n’est point de la loyauté ni de l’honnë.
teté ; et l’opinion éelarrée ne peut s’empê- . cher‘de constater que ce règlement lui.
même est un honteux abaudon des droite
de la minorité mänitobaine, |
# ‘An moins nous avons obtenu quelque chose. Qu’ont obtenu nos prédécesseurs?” “Aufond M. Laurier a obtenu que-M:
- Greenway fasse deux concessiods non point äla minorité catholique . et fran-
. Gaise mais à ses propres écoles publiques.
À C’est trop peu de éhose pour qu’il en eoit ’en vante. Nous lavons sufi-
fier et qn’il « samment démontré dans nos observations “précédentes. Au bout de six mois de né.
gotiations, un gouvernement fédéral qui occupait la forte position que nous avons dite, et qni arrive à ce succès décisoiré, on n’a voulu, rien vbtenir de sérieux, on n’a pas réussi à.-8e faire prendre au eérieux.
Daus les deux cas il n°a mérité nf l’estime . ni la reconnaissance publiques. ‘
‘ Qu’ont obtenu nos prédécesseurs ?”— demande M. Laurier. L’argument ad ho- -minem peut valoir pour ennuyer les parti-
vaut rien pour justifier le gouvernement présent aux yeux de Popinion honnête qui}.
ne se laisse pas aveugler par. les passions de parti. Quand vos prédécesseurs au- | raient fait cent fois plus mal que vous Ê + ‘même, cela.ne vous excuse nullement de ‘ n'avoir pas fait le bien que voné deviez ° ‘faire et que vous avez ‘promis de faire parfaitement. Car ce est là ce. que vous avez ‘promis. Vous n’avez pas promis de faire mieux que d’autres, qui, à votre avis, avaïent mal fait: vous avez promis de faire parfaitement ce qu’eux n’avaient pas su ou n’avaient pas pu faire. On‘vouss
‘sans du précédent gouvernement ; il ne:
justice, “pas.
donné le pouvoir non pas pour faire: quels que chose, si peu que se soit, mais bôùr |
et vous ne l’avez pas fait.
Nous n’admettons pas cependant que le
précédent gouvernement n’a rien fait. Il
a déterminé une base d’action légale et sérieuse à l’intervention du pouvoir fédéral. Plus que cle, il a fait recomäître par le parlement que les droits d’une minorité catholique et française ne sont. pas moins sacrés ni moins in violables que ceux d’une majorité d’une autre race et d’une autre croyance, et que les majorités ne: font :ps8 e droit et la justice, mais qu’elles y sout soumises en toutes leurs lois, C’est trop peu d'affirmer un. droit, nous dira plus
Join M: Laurier.C’est moins encore d’afir-
mer que ce droit n’existe pas, À ceux qui, Come nous, el comme tous les chrétiens avant-tout, trouvent que
-les concessions obtenues par M. Laurier sont insuffisantes, : et au fond ne concèdent’
rien, l’hon. Premier répond “qu’elles sont raisonnables sous plusieurs rapports.” Sous quels rapports ? on omet Ve le dire.
Elles sont raisonnables ‘en ‘un sens : si
elles sont /manifestement insuffisantes pour redreséer aucun'des griefs de la minorité, elles n’aggravent : pas les maux
dont se plaint celle-ci, .et ne peuvent que
bénéficièr aux écoles publiques, ‘ £ ’est in contestable. LL | ‘Mais, ei l’ob veut dire qué ces concessions sont raisonnables er ce sens qu’elles accordent aux: catholiques du Manitoba toùt ce qu’ils ont. le ‘droit'et le de voir de demander et d’exiger en stricte assurément. elles pe le sont Autrement, il faudrait dire’ que nos compatriotes sont déraisonnabies
d’exiger pour leurs enfants la seule éduca.
tion qu'ils aient le droit et le devoir .de leur assurer.
. D était très, raisonnable de la part du gouvernement Greenway d’accorder ces
prétendues concessioné qui ne peuvent:
‘que bénéficier à ses écoles. Il serait tout à
fait déraisonnable aux catholiques de se
contenter de concessions qui ne leur ac-
cordent rien de ce qu’ils densandent, et de ce qui leur est dû,
“ Et, si elles sont appliquées avec libéralité et administrées avec générosité par lesgonvernement du Manitoba, comme je sais qu'elles le’seront, nous aurons trouvé un remède beaucoup plus efficace que ce que nous aurait donné p’inporte quelle oi de coercition adoptée par le Parlement fédéral: ‘
Voilà, il faut
Favorw-r, une condition qui n'est qu' demi rasseurante. Les, concessions .obtenues sont ‘à peu près dérisoires. Encore pour
donner quelque chose dans la pratique faut-il qu’elles soient appliquées avec libéralité et générosité par le gouvernement du Manitoba. M. Laurier affecte de -eroire à cette libéralité et à cette générosité. En ce casce serait une conversion miraculeuce, dont il ya peu ‘d'exemples dans Phistoire politique, et que rivn ne justifie de présumer dans les précédents du gouvernement manitobain. M. Laurier se croit sûr'de ces dispositions libérales et géné reuses que le public n’a jamais vu. sac cuser une seule fois depuis six ans; mais le chef libéral s’est déjà fait des illusions. Lorsqu'il promettait justice parfaite devant Je Lon peuple de St. Roch, fui ne per-
dra jamais innocence de son Läptème po-
litique, À escoimplait, non pas imême la libéralité-et la générosité, -mais 5 "il était sincère, comme nous voulons le: : croire, la justice et le sens politique de ses amis de l'Ouest. T1 a mesuré depuis la distance .effrayante de Villusion à la réalité. Nos frères au Manitoba la mesurent encore mueux que lui, Ni la parole ni l’assurance
“ie M. Laurier ne peuvent plus rassurer un
public sérieux, Il nous a prouvé trop clai-
. rement ou qu’il ne connait pas suflisam- ‘ment les tyranneaux de YOuest,où qu’il
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veut donner le change à l'opinion sur leurs réelles dispositions. .
Supposons le fait'impossible à prouver
et non moins difficile à croire de ces bon-.
nes dispositions dans un “gouvernement:
qui s’est toujours montré brutsiement hos- :
tuile à tout ce ani est catholique et franais, quinous garantit que ces -disposi-, tions persévéreront. longtemps ? Quelle garantie pour l'avenir ?—Les hommes changent et les gouvernements aussi—La parole donnée à M. Laurier est-elle plus sacrée et plus inviolable que la parole solennellement donnée à Mgr Taché ? Le compromis présent protège-t-il plus effica” cement les droits de la. minorité que le.
pacte fédéral Jui-mêmeet sera-t-il plus
que lui hors des atteintes du fanatisme, surtout niaintenant qu’on émet le principe qu’on ne doit unposer à aucune majorité réfractaire le respect de la justice et du droit ?-
L'efficacité du remède préconisé par M.
Laurier, nous n’y croyons pas. Et quel homme sensé peut y croire sérieusement ?
C’est le chef libéral lui-même qui noùs assure qu’une loi fédérale ne serait d’aucune efficacité contre le mauvais ‘vouloir et le fanatisme. Mais si une loi fédérale elle-même ne peut protéyer efficacement les droits des catholiques contre le. mau.
vais vouloir d’un gouvernement disposé à ne tenir aucun compte de la légalité, com-
-ment le seront-ils davantage et plus sûre-
ment par un. comprômis qui‘n’a même pas la valeur et l'efficacité d’une loi !
Disons le mot, si le gouvernement
manitobain tient le peu qu’il a promis à :
M. Laurier, c’est: qu’il y verra la cônfirmation et la consécration de toutes ses” violences contre la minorité ; c’est qu’il y trouvéra son avan tage et son bénéfice,et que ‘ceux qu’il a vouln écrasér” et opprimer n’en pourront tirer auéuñ profit.
L'application de ses. prétendues- conces-
ce + +
Ce D
LA
tervention dan
sions, il ne Ia fera jamais volontairement
dans un autrs sens. C’est une dérision.
Asrurément, personne ne désirait l’in- Parlement fédéral, si l’on cât trouvé un autremoyen de protéger les droits de Ja conscience si insolemment fonlés aux pieds. Que la législature du Manitoba, tout en gardant pour la majorité son système d’écoles, rende aux catholiques leur liberté, qui demandera une
- doi fédérale ? Qu’ elle assure efficacement
- temps encore : mais elle commence à voir
“trompée. Le temps viendra ‘plus vite
‘journaux n’aveugleront plus que les jour- ‘nalistes.”
aux catholiques des écoles vraimentcatholiques'par tout leur enseignement, et sans renoncer à leurs droits acquis, ‘nos frères se résigneront à ne pouvoir Jes exercer tous. S’ils réclanent toujours, c’est que rien dans le compromis de M. Laurier ne leur assure ce qu’ile réclament uniquement, comme un droit inviolabler de leur conscience,-et Qu’aucun homme sur la terré n’a le droit et le pouvoir de céder et de sacrifier pour quelque raison, que ce soit: É
Que FHon- Premier Ministre ne se fèëse pas illusion, l'immense majorité des catholiques à ru comme lui sur sa parole qu’il obtiendrait plus que ses prédécesseurs. où par Ja persuasion onu par Paction légale. Les termes du règlement Pont jetée dans une sorte de stupeur dont elle n’est pas encore revenue complètement. Les discours retentissants, ’les sophismes et les mensonges de ln presfe officieuse peuvent l’étourdir un eertain
qu’elle s’est trompée ou qu’elle a été
-qu’on ne pense où les discours ne tromperont plus que les orateurs, et. où les
Plus oh cherchera à tromper Popinion, plus on Péclairera, en Iluisant voir au hohimes réfléchis qu'on n’était point sérieux ou qu’on n’était pas de bonne foi en proposant à ! ‘admiration:
publique ec qui ne mérite que la pitié.