‹ La question scolaire des écoles du Manitoba: quelques observations sur le discours de l'Hon. M. Laurier, au banquet de MontréalChapitre 6 sur 18 · LEA · texte numérisé non relu

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- intérêts dont elle est chargée. —

ne ne sers nee à

copaux qui ne sont en aucun Cas soumis eu jugement de l’opinion publique. C’est dans ces cas seulement que la vénération de M. Laurier est requise et suffit, mais

.c’est'alors la personne qui en est l’objet et

non l’autorité qui n’est pas en cause.

L’Hov. Premier n’est pas plus exact ni plus juste s’il prétend que la question scolaire, et en particulier soi compromis est chose purement politique. S’il enétait ainsi, les autorités ‘catholiques sé garderaient d'intervenir. C’est chose politique.

sans doute, mais c’est chose morale et re-

Jigieuse avant d’être politique. ‘ ' Il en est de toute législation sur l’enseignement primaire cornme de la législation sur lé mariage. La matière est tantôt purement religieuse, tantôt purement civile et tantôt mixte, c’est-à-dire politico-religieuse. C’est le cas présentement. Il ne Bagit pas seulement de savoir quelle devra être:]a condition sanitaire des maisons d’écoles, le montant des taxes exigible. et le mode de perception, tout ce qui concerne en un mot l’administration purement tem- ‘porelle des revenus ou propriétés ou affaires concernant les écoles ; il s’agit de dé.

terminer les conditions religieuses et morales de l’enseignement, ce qui est manifestement du domaine de l'autorité religieuse, et de cette autorité. seule ; ; il s’agit aussi de mesures d’ordre temporel qui peuvent et doivent affecter

les intérêts religieux et moraux des catho.

liques où l'autorité religieuse a le droit’ et le devoir d'intervenir pour sauvegarder les Dans le cas présent à un catholique sérieux la véné-

….ration-ne suffit pas ; il faut quelque chose . de plus,

sans quoi la vénération ne serait guère qu’une pieuse impertinence et uve dérision. /

M. Laurier fait erreur sur un autre

point. Selon lui, la raison pour laquelle

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