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les Evêques jugent les concessions obte- -
aues insuffisantes,-c’est qu’ils ont interprété faussement et inexactement le jugement du Conseil Privé.
Quelle en est Ja raison ? C’est que, selon le jugement du Conseil -Privé, les catholiques du Manitoba ont le droit, non seulement à des concessions, tablissement complet des écoles séparées, des écoles qui existaient avant 1890...
‘C’est là le raisonnement que l’électorat du
pays a entendu et dont il a compris lipexactitude et la fausseté.”
-N’en déplaise à l’hon. Premier, les évê qués ont bien d’autres raisons qu’une in-
terprétation abusive d’une sentence judi-
ciaire pour trouver ‘les concessions” inacceptables aux catholiques et insufisantes, et leur interprétation du jugement obtenu n’est ni fausse ni ihexacte. -
Ï1 peut être de bonne guerre d’objecter ici aux conservateurs leurs tergivereations et leurs tentatives réitérées et infructueuses de régler le différend à Vamiable, I!
ne Pest pas de een faire .un argument contre les évêques, qni n’ont jamais accepté comme suffisante aucune concession faite ou suggérée—soit par le gouvernement de Winnipeg,soit par celui d'Ottawa.
Aurajient-ils accepté avec-la minorité des
concessions qui eussent mis les catholi-.
liques en possession d’un enseignement (vraiment catholique) sans leur donner la pleine et entière administration, même temporeile, de leurs écoles ? Eux seuls
peuvent le dire.. Mais, si des journaux et
des politiciens ont tergiversé, les évêques en sont nullement responsables, et l’on ne peut insinuer qu’ils ont changé d’opi.
nion sur le sujet.
Nous n’admettons pas que le compromis suggéré par les cominissaires fédé.
raux fût moins avantageux aux catholiques que celui de MAL Tarte et Laurier. Mais les autorités de l'Eglise catholique,n’ayant
vais au ré- :
: pas été mises en demeure de le juger, on ne peut rien en tirer contre elles.
Est-il bien vrai que les évêques se soient
* trompés sur le vrai sens du jugement äû
Conseil Privé, et qu’ils n'aient pas eu dantre rai-on-de deinander plus que n’a
. obtenu M. Laurier ? Nullement,.
La raison première et, principale pou laquelle des évêques catholiques ne peu- ‘vent pas accépter et n’accepteront jamais comme suffisantes les: concessions déri.
soires accordées À M. Laurier, c’est que ces concessions n'assurent nullement aux
e enfants catholiques un enseiznement reli-
F gienx, tel que le veut et-l’ordonne l'Eglise
‘catholique, tel que le< parents catholiques " “ont le droitet le devñir de le dauner | leurs enfants. Or, sur cette question de Peuseignement religieux à donner aux enfants, il n°y a pas d'autres juges compé-
feots que les évêques. |
. - 7 Nous ne disons pas que les pères de fa.
mille -catholiques n’ont pas de droits sur
. Péducation de leurs enfants. Nous disons au contraire que ces droits sont double.
ment inviolables et sacrés et de par la loi naturelle et de par la loi positive de PE glise ; mais que ces droits ne peuvent en aucun cas être contradictoires à ceux de PEglise ou de Pantorité religiense, parce que la loi de Dieu ne saurait être contraire à Ja loi de Dien. Dans l’accomplis-ement de ce grave devoirde éducation religieuse de leurs’ enfants les parents catholiques