‹ La question scolaire des écoles du Manitoba: quelques observations sur le discours de l'Hon. M. Laurier, au banquet de MontréalChapitre 8 sur 18 · sont soumis à l'Eglise comme dans Pac · texte numérisé non relu

sont soumis à l'Eglise comme dans Pac

complissemeit de tout autre devoir reli gieux.

ee

Su,

Nous n'avons pas assisté aux delibéra.

tions de nos Seigneurs les Evêques, mais nous sommes sûrs d'avance que la pre.

mière et principale raison pour laquelle

+ ils-repousseront-le-règlement de M. Lau-

rier, ce sera non pag:le jugement dn Con-

seil Privé qui ddhne aux: catholiques le droit à leurs écoles séparées, mais la loi

naturelle et la loi de PEglise qui obligent

A BE de

jau’ils professent

. LE x + les parents catholiques à donner à leurs

enfants une éducation religieuse jugée suf-

fisante et approuvée par lPautorité de ’E glise; et la loi naturelle qui Îeur donne le droit et leur im pose le devoir d’ élever leurs enfants suivant les principes. religieux eux-mêmes. S'il est vrai que Ja constitution permet aux Mani.

tobains d’être catholiques, elle conserve

par le fait le principe des écoles. catholi- :

ques pour les catholiques. S'il Et vrai qu'au Manitoba commeailleurs les enfants appartiennent à leurs parents, et nonpas à l’État, la loi naturelle leur donne le droit d'assurer à Îeurs enfants l’éducation religiense comme ilsle veulent et la. comprennent, même avant toute décision du Conseil Privé. ,

Nos Seigneurs les Evêques ne se sont nullement mépris sur le sens et la -portée du jugement du Conseil Privé. Ce tribunal souverain n’a pas dit,‘il est’ vrai :

“ Les catholiques du - Mañiioba ont ün droit absolu- à leurs écoles séparées,” parce qu’il n’était nullement nécessaire qu’ils le dissent,—mais pour tout homme consciencieux et sensé ils ont affirmé très.

nettement l’équivaleut, droit réel. et incontestable à n’être pas soumis à Ja loi des écoles publiques du Mariitoba et à être. remis en. possession d'écoles qui assureraient à leurs enfants Penseignement religieux tel qu’ils le comiprennent et le désirent. - |

hominem parce qu’ils sont plus accessi.

c’est-à dire un:

Laurier qui aime les arguments ad

ei

bles au grand nombre et le dispatsent de-,

jnstifier par des’ raisons sérietses une thèse insoutenable, aurait dé penser que les arguments ad hominem sat aussi forts contre sa thèse que pour elle.

Dans tout ce discours il ne cesse d’insinuer que le gouvernement. conservateur

au fond n’a jamais voulu ‘ sérieusement ‘

rendre aux catholiques leurs droits violés.

$’il en est ainsi comment. Les prédéces- |

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‘ des catho'iques!'à

. plus nécessaire jiei que le don d’intelti-

seurs n’ont'ils pas vu dans le jugement

du Conseil Privé ce qu’y voit lHon. M.

Laurier ? Comiment ces hommes qui ne manquent pas d'intelligence, assurément, qui n’avaient aucun zèle pour la cause de la minorité, M. Laurier nous l’affirme et

‘les crises ministérielles de 1895 et de

1896 semblent jui donner raison, -Comment ces hommes n’ont-ils pas vu que ce jugen'ent du Coriseil Privéne les obligeait à rien, ni-légalement,ni moralement, et qu’il ne consacrait nullement le” droit, à des écoles vraiment ca.

tholiques ? Cominent. M. Laurier {ui

même et resamis n’ont-ils - pas dès lors : démontré au Parlement que l’interpré-

tation donnée par le gouvernement au jugement du Conseil Privé était fausse et inexacte, et en pratique n’obligeait à rien l'Exécutif. du Dominion ?—Y a.t.il euune nouvelle Pentecôte depuis le 23 juin der nier ? Estce seulement depuis cet heureux événement que nos hommes, politi ques ont reçu le don d'intelligence qui leur donne de comprendre le sens d’un document judiciaire rédigé dans le Jan.

gage le plus clair et le plus accessible ?

Hélas lle don de force nous semblait

gence, et ce n’est pas celui que MM.

Tarte et Laurier sémblent’avoir ïeçu en plus grande abondance. Nous reviendrons Pour suivre M. Laürier. pas à ps, i il noûs- faut pour le moment, ss à autre affirmation . # |

< ‘ (VI, : , PE Nous arrivons : au passage le plüs' irmrtant du discôurs . de “M. Laurier, au

point de vue doctrinal. . . .

& Je suis un libéral de V'école anglaise, comme je, Vai dit souvent, ‘et ‘je suis ca-

tholique ; je crois à la liberté comme Montaleimbert et Lacordaife y ont cru. Les évêques st les prêtres—dans un paÿs com- - 1 AÿE

me le nôtre—sont des citoyens qui jouissent des mêmes droits. Ils ont le droit d’avoir leurs opiniôns comme nous, et je leur accorde volontiers ce que je réclame

“pour moi-même. Essayons de nous enten-

dre, et. & il est possible, d’user de conci-, liation” ? u

Il se cache bien des-inexactitudes, peutêtre même de graves erreurs de faits et de” doctrine dans ces phrases en apparence gi

.mimples et &i imotensives.

Qu'ert-ce au juste qu'un libéral de l’école anglaise, et en quoi ditfère-til d'un.

libéral d’une natre école ? Est-ce par le

but ? est-ce par le sentiment ? est-ce par

les doctrines ? Dans l’école anglaise, il y a libéraux et libéraux :

écoles également. Das l’école lihéraleangiaise, iLy a des doctrinaires hostiles aux

idées catholiques ét aux institutions reli-

gieuser eomme dans les autres écoles— Lien qu'eu plus petit nombre. Dans les

autres écoles, il y a auësi des homines.

de bonne, foi et d’intentions droites

qui valent infiniment mieux. que leurs -

doctrines et passent leur vie à rêver une conciliation: Fghimér: que de leurs utopies avec les idées catholiques! Les mots libéral de l'école anglaise n’ont donc pas un sens bien’ précis.

Le contexte semble indiquer que M.Lau- .

rier réprouve le libéralifme sectaire qui ae s'inspire que de la haine de tonte reli

| gion révélée et qui a pour but de déchris

fianiser toutes les institutions sociales dûtil pour cela reçourir contre lErhse à des lois d'exception. ‘Evidemment, Gambetta n’est pas son idéal, comme celui de M.

Thomas Côté.

“ Je’euis catholique”, ‘ajoute M. Lau- ‘rier, par accident -de naissance, comme disait M, Tarte, tout. le monde le sait ; d'intention, nous ne le voulons pas mettre en doute ; de fait, nous en sommes moins sûr, mais nous le désirons et l'es péôns.

dans Îles autres:

nn Lever ere

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