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Mais, comme rien ne vaut les situations "nettes et définies, l’hon. preinier-ministre nous permettra de lui rappeler que le ca tholicisme consiste essentiellement en trois choses également nécessaires. et indispensables : la foi à toutes les doctrines enseignées par l'Eglise dogme et morale même saciate,la participation aux sacremente, ce qui ne regarde que la vie privée d’un chacun, et l’obéissance à ceux qui gouvernent Ja société religieuse, ce qui re-
garde tous les catholiques dans la vie
publique comme dans la vie privée, Celui qui manqué en l’une seule de ces trois choses peut se dire catholique ct rester catholique de nom: il ne l’est plus en fait Lo
“ Je crois à Ja liberté, comméë Montalembert et Lacordaire y ont cru”. Nous sommes loin dé Mirabeau et de Gambotta, loin mème de Thiers et de Jules Simon.
Mais nous craïignons que M. Laurier ne soit bien plus loin encore de Montalem-.
bert et de Lacordaire. Il est loin de leurs idées, plus loin encore de leurs sentiments, au moins sur la question de Venscigne-
ment. ‘ em,
Au fond, que viennent faire ici Montalembert et Lacordaire ? Montrer que M.
«Laurier n ‘entend pas suffisamment les sujets dont il parle, ou qu’il est prêt, pour accréditer ses erreurs, à les mettre sur le compte des dévoués serviteurs de l’Eglise.
Quelle-est au fond la grande et l’unique peusée de l’école catholique libérale dont se réclame à tort PHon. Premier Ministre C’est qu'aujourd'hui il n’est plus expédient que l'Eglise soit alliée au pouvoir civil. mais qu’il est préférable pour elle plutôtque pourla société de compter uniquement sur s0n influence spirituelle.
Nous n’approuvons pas, nous exposons.
Mais si les Catholiques de cette école à ‘peu près disparue, depuis les lumineuses encycliques de Léon XIII, ont toujours