LES DROITS JURIDIQUES DE LA LANGUE FRANÇAISE AU CANADA
d'une égalité complète avec la langue anglaise, N'ONT PAS ÉTÉ DÉFINIS AUSSI NETTEMENT ET RECONNUS AUSSI EXPLICITE- MENT QUE NOUS LE VOUDRIONS OU QUE NOUS EN AVIONS LE DROIT.
Tous nous sentons bien ce que le traité de Paris aurait pu et aurait dû être, et ce que malheureusement il ne fut pas, en ce qui concerne l’une des meilleures parts de notre héritage ancestral.
Je dois cependant ex: rimer une fois de plus l’amer regret de la perte que cet oubli nous a causé, tout en exprimant l'espoir qu'un jour peut-être la majorité de ce pays se rendra à l'évidence et reconnaîtra d’une manière Pratique ce que la justice la plus élémentaire, de même que les intérêts et les besoins de la Patrie commune, exigent à l'endroit de la langue française,
Ceci cependant N'EST QU'UN ESPOIR et nous ne sommes pas ici, ce soir, précisément POUR NOUS BERCER DE BEAUX REVES, qui se réaliseront, je l'espère bien, mais plutôt pour faire le bilan de la situation réelle des droits reconnus à notre langue maternelle.
française au Canada. ET PAR DROITS RECONN US IL FAUT, IL ME SEMBLE CERTAIN, SE LIMITER A CEUX QUI SONT RECONNUS LÉGALEMENT; CEUX-LA SEULEMENT QUE LA LOI NOUS GA- RANTIT EXPRESSÉMENT. Le texte de nos lois Constitutionnelles constitue pour moi en ce moment le champ clos où la question peut et doit se débattre et se résoudre, Forcément, il faut pour le moment écarter nos désirs, de même que nos espérances.
EN MATIÈRE D'ÉDUCATION NOUS NE POUVONS PAS NON PLUS INVOQUER LA LOI NATURELLE PUISQUE LA CONSTITU- TION ÉCRITE, QUI NOUS RÉGIT, A ELLE-MEME DÉFINI LES DROITS DU FRANÇAIS DANS L'ÉCOLE CONTROLÉE OÙ SUB- VENTIONNÉE PAR L'ÉTAT.
LE FAIT VÉRIDIQUE, TOUT REGRETTABLE QU'IL SOIT, est qu’il n’y a que pour LE DOMAINE FÉDÉRAL ET POUR LA PROVINCE DE QUÉBEC QUE LA CONSTITUTION DÉCRÈTE L'ÉGALITÉ DES DEUX LANGUES.