CHAPITRE XVII
Hérédité et éducation. — Si nous résumons les faits contenus dans nos chapitres IV, VI, VII et VIII, nous ne pouvons douter que l'appétit, les sensations et les sentiments sexuels de tout individu humain ne se composent de deux groupes d'éléments : 1" des éléments pfiylofiéniques contenus dans les dispositions héréditaires (mnème héréditaire) et 2" des éléments acquis pendant le cours de la vie par l'action combinée d'agents extérieurs et de l'habitude ou de l'usage.
Les premiers dorment d'abord dans l'organisme, sous forme d'énergies ou dispositions latentes, et font partie de ce qu'on appelle le caractère. La plupart d'entre eux n'éclosent complètement qu'à l'âge de la puberté, et leur développement s'effectue dès lors sous l'influence d'excitations extérieures, qui sont travaillées et modifiées à sa façon par l'individu et sa volonté, c'est-à-dire par son cerveau.
Les seconds sont le produit de l'influence qu'exercent les excitations erotiques et l'habitude sur les premiers.
La pédagogie ne peut rien changer aux premiers. Ils sont préformés, ou prédéterminés, et constituent la matière sur laquelle s'exercera l'art de l'éducation. La tâche de cette dernière ne peut donc être que de diriger les dispositions sexuelles héréditaires sur des voies aussi saines, aussi bonnes et aussi utiles que possible. Lorsque se rencontrent des dispositions perverses, telles que des appétits homosexuels affirmés, le sadisme, etc., l'éducation morale ne pourra agir que d'une façon générale sur la caractère et combattre ce qui excite les appétits. Elle ne pourra rien changer à la qualité de ce dernier, et il ne faut pas s'illusionner à ce sujet.
Partout où les dispositions héréditaires présentent une moyenne normale, réducation peut par contre faire beaucoup pour éviter les errements et les habitudes pathologiciues, pour diriger l'appétit dans des voies saines et pour éviter les excès.
Éducation sexuelle de l'enfance. — Mme Schmid. — L'habitude diminue toujours l'effet erotique de certaines perceptions des sens, et inversement l'érotisme ou désir sexuel est tout spécialement excité par les perceptions et les images inaccoutumées se rapportant à l'autre sexe. L'adulte tombe malheureusement presque toujours dans la même faute en pédagogie : inconsciemment il attribue ses propres sentiments d'adulte à l'enfant, et il le traite en conséquence. Ce qui excite les désirs sexuels de l'adulte laisse un enfant impubère parfaitement indifférent. On peut donc très bien parler aux enfants d'une certaine façon sur les questions sexuelles et les leur faire connaître, sans les exciter le moins du monde. Au contraire, si on habitue l'enfant à considérer innocemment les rapports sexuels comme quelque chose de tout naturel, ces derniers exciteront plus tard beaucoup moins sa curiosité et son érotisme, parce qu'ils auront perdu pour lui le piment de la nouveauté, de l'inconnu.
Si l'enfant est habitué à l'aspect de la nudité de l'adulte de son sexe, il ne verra rien de particulier à ses organes sexuels et trouvera tout naturels les poils pubiens lorsqu'ils se développeront chez lui-même. On voit, au contraire, certains enfants, élevés dans la plus grande pruderie et dans l'ignorance la plus absolue des questions sexuelles, s'exciter violemment lorsque leur pubis se couvre de poils ; ils en éprouvent beaucoup de honte, en même temps que leur érotisme en est surexcité. Lorsqu'on ne les y prépare pas, les filles s'excitent encore plus à la première apparition de leurs règles, et les garçons à celle de leur première pollution. Le mystère dont on entoure tout ce qui se rapporte aux fonctions sexuelles n'est pas seulement un sujet d'anxiété et de tourment pour les enfants, mais il excite, en outre, leur curiosité et les premières lueurs de leur érotisme, de sorte que, la plupart du temps, ils finissent par être instruits sur la question par de mauvais sujets, par des enfants dépravés, par l'observation qu'ils font de l'accouplement des animaux, ou encore par des livres obscènes, etc., d'une façon certainement bien peu propice à un sain développement. Ce qui est plus grave, c'est que Fini-
tiateur ou séducteur de l'enfant se charge, en général, en même temps de l'entraîner à la masturbation, à la prostitution, parfois même à des perversions sexuelles.
L'innocence, comme on lappelle, c'est-à-dire l'ignorance naïve d'un adolescent, possède un charme tout particulier d'attraction pour les libertins des deux sexes, qui trouvent une jouissance erotique raffinée de premier ordre, une saveur unique en son genre, à la séduction de l'innocent, c'est-à-dire au « rôle d'initiateur dans l'art sexuel ». Il est malheureusement rare que les parents se rendent compte des conséquences néfastes de leur passivité, et je dirai même de la lâcheté avec laquelle ils se servent de faux-fuyants, de prétextes et de mensonges pour éluder les questions naïves de leurs enfants touchant la vie sexuelle. Je m'estime heureux de pouvoir citer ici l'opinion d'une mère de famille éclairée, Mme Schmid-Jàger (1), opinion que je partage entièrement. Voici à peu près littéralement ce que dit Mme Schmid :
« Toutes les mères, ou presque toutes, élèvent leurs filles pour le mariage. Osera-t-on prétendre qu'elles les y préparent aussi bien que possible? Hélas! non; on néglige encore aujourd'hui les connaissances les plus élémentaires que doit avoir la future épouse et mère, et l'on marie nos jeunes filles depuis des siècles dans une ignorance plus ou moins complète de leurs fonctions et de leurs devoirs les plus naturels. Qui me contredira ? Les routiniers et les routinières me répondront qu'il en a toujours été ainsi, que le monde n'en a pas plus mal marché, et qu'une fois mariées, les femmes ont toujours appris par l'expérience personnelle tout ce qu'il leur fallait. Sans doute on leur apprend, souvent du moins, à cuire, à coudre et à tenir le ménage, mais on ne leur dit rien de leurs fonctions sexuelles futures, ni des conséquences de ces dernières. On a créé à Zurich, pour infirmières et gardes de femmes en couche, une école qui fonctionne très bien et donnera bientôt de bons fruits, c'est-à-dire des gardes bien formées. Mais elle ouvre aussi ses portes aux jeunes filles qui, sans en faire un métier, désirent faire un stage pour apprendre à soigner les malades dans leurs familles et en particulier les nouveau-nés. C'est là une tentative que l'on ne saurait trop encourager, et on devrait la réaliser partout plus en grand.
(1) L Education sociale de nos filles, Lausanne. Maison du peuple, 1904.
« Qu'on observe la maladresse, l'incapacité et l'ignorance d'une jeune fennme qui ne sait rien -de tout cela, dès qu'elle entre en ménag-e et surtout dès qu'elle a un bébé. Elle le paie souvent cher, malgré la voix du sang et de l'instinct dont on bavarde tant. On n'en est plus au temps des animaux, dont l'instinct suffit aux soins de leurs petits.
« Une doctoresse en médecine et féministe, Mme Hilfiker, à Zurich, a développé dernièrement un projet d'une bien plus grande importance, projet qui exigera un grand effort de la part des femmes et l'intervention du législateur, si on veut le réaliser. Les hommes, dit-elle, entraînent leur force musculaire à l'aide du service militaire. On devrait donc trouver, à toute jeune fille saine qui n'en est pas empêchée par son métier, une compensation au service militaire dès l'âge de dix-huit ans révolus, en lui faisant faire un service obligatoire d^un an dans les hôpitaux, les asiles, les maternités, les crèches ou les cuisines populaires. Un stage pareil serait extrêmement utile aux futures épouses et fournirait en même temps aux institutions en question des forces très utiles. Pourquoi les hommes seraient-ils seuls à devoir faire un service social obligatoire? Je m'attends ici, dit Mme Schmid, à beaucoup d'observations, à une surtout que je voudrais réfuter d'emblée. Les dames de la bourgeoisie vont jeter les hauts cris, parce que, dans un stage pareil, leurs filles non seulement entendraient, m^ais encore verraient tant de choses qui doivent leur rester cachées jusqu'à leur mariage. O sainte naïveté! Pourquoi cachées? Pour préparer nos filles au mariage, ne serait.-il pas logique de commencer par leur dire ce que c'est, à quoi il engage et ce qu'il exige? »
En écartant ce devoir, absolu selon Mme Schmid, nos parents et éducateurs commettent un véritable crime. Un homme normal se marie-t-il jamais sans savoir ce qu'il fait? Et de nos jeunes filles, au contraire, les mères exigent une ignorance insensée et très souvent dangereuse de tout leur avenir. Qui donc a pu inventer cette idée absurde et funeste, qu'une jeune fille pure doit tout ignorer des obligations de son « rôle naturel » jusqu'au moment oîi elle s'est engagée pour toute sa vie à les remplir? Le Gode pénal châtie les personnes qui font contracter à d'autres des engagements sérieux en leur en cachant intentionnellement les véritables conditions. On serait presque en droit d'appliquer ses paragraphes aux parents qui marient leurs filles ignorantes aux hommes exigeant des fiancées non initiées. Certaines femmes
répondent à. cela que le mariage serait trop triste et aurait trop peu d'attrait s'il n'était précédé d'aucune illusion. Allons donc, d'aucune illusion! N'a-t-on déjà plus d'illusions à^ vingt ans, ni même à vingt-cinq? On en a certes toujours à mille égards, et c'est heureux sans doute, car ces illusions sont saines et en rapport avec la nature même de la jeunesse. Mais les rêves fantaisistes en contradiction évidente avec la réalité et presque toujours suivis d'une amère désillusion, ces rêves-là sont mauvais. Une jeune femme qui a toujours vécu dans des nuages idéaux jusqu'à son mariage, court presque infailliblement à des chagrins, à des déceptions et à de graves ébranlements. Une éducation plus avisée parviendrait souvent à épargner aux jeunes femmes trop confiantes ces brusques et cruelles désillusions. Le niveau moral des hommes se relèverait môme forcément, si leurs futures épouses se montraient plus au courant de la question sexuelle et exigeaient du passé de leurs fiancés qu'il leur fournît des garanties d'avenir plus sérieuses
Il faut d'ailleurs se rendre compte qu'une résistance aveugle et opiniâtre aux idées nouvelles ne servira de rien. Nos mœurs changent même malgré nous, et nos jeunes filles ne se laissent plus conduire aveuglément ; elles chercheront de plus en plus a s'affranchir elles-mêmes. Ne serait-il pas plus sage de prendre les devants et de les avertir à temps et de bon gré des dangers qu'elles peuvent courir? C'est avec une insouciance incroyable qu'une foule de parents envoient leurs filles en service à l'étranger, sans songer qu'elles risquent d'être à la merci du premier don Juan venu, sans cœur et sans scrupules, peut-être même de la « traite des blanches ». si on les laisse partir naïves, confiantes et à peu près ignorantes des clioses sexuelles, comme c'est si souvent le cas. Nous ne parlons pas même ici de pièges tendus par les proxénètes (V. chap. X). En outre, ne se faisant plus une image fausse et artificielle de la vie, les filles seraient plus capables de comprendre et de soulager les misères qui les entourent, de compatir au chagrin de sœurs ou d'amies mal mariées, d'aider de malheureuses abandonnées et filles-mères, etc. Ce qu'elles perdraient en illusions, elles le regagneraient en satisfactions plus nobles, entre autres celle de se sentir libres, conscientes et aptes à entrer dans la vie.
Par quoi commencer? Comment s'y prendre? Il ne faut certes pas attendre à la veille du mariage, mais commencer dans l'enfance. En théorie, d'après la pédagogie usuelle, il ne faut pas
mentir aux enfants, si l'on veut qu'ils conservent une confiance inébranlable dans leurs parents et demeurent eux-mêmes véridiques. On ne peut sans doute tout dire, ni tout expliquer à un enfant dès l'âge où il commence à poser à sa mère certaines questions souvent embarrassantes, mais il faut autant que possible chercher a lui dire la vérité d'une façon simple et appropriée à son âge. Lorsque la chose est impossible, tout enfant qui sait qu'on ne lui refuse jamais une explication raisonnable acceptera fort bien à l'occasion la réponse suivante : « Tu es encore trop petit pour comprendre cela; je te le dirai quand tu seras plus grand. » Tout enfant qui ose parler à cœur ouvert à sa mère lui demande tôt ou tard comment les enfants viennent au monde. Il est d'autant plus facile de répondre que l'enfant aura eu l'occasion d'observer lui-même la chose chez les animaux domestiques, les insectes, etc. Pourquoi sa mère lui cacherait-elle qu'il en est de même ou à peu près de même chez l'homme que chez les animaux? L'enfant ne pense nullement à rougir ou à rire des phénomènes naturels, et surtout quand il s'agit de sa mère, il ne lui vient pas l'ombre d'une de ces arrière-pensées fâcheuses que la perversion de notre sens moral dans le domaine sexuel, perversion due à la tradition, nous a habitués à y mettre à l'aide de notre érotisme.
Les enfants observent beaucoup plus justement que nous ne le croyons, et font très innocemment des réflexions à la fois drôles et déconcertantes pour l'adulte. Une petite fille, à laquelle on avait servi l'absurde histoire de la cigogne qui apporte les nouveaunés dans son bec, ne se laissa pas duper et dit un jour à sa mère : « Maman, je me réjouis tant, grand'maman va sûrement avoir un bébé. » Epouvantée, la mère ne savait que répondre. « Mais oui, reprit la petite fille, elle a un gros ventre, comme notre chatte quand elle va avoir des petits. »
L'authenticité de l'histoire est garantie par Mme Schmid, qui ajoute : « A la naissance de ma petite sœur, de dix ans plus jeune que moi, il me fut démontré à l'évidence, par des camarades à l'école, que la sage-femme ne l'avait pas apportée dans son panier. Je me souviens très bien que le fait naturel ne m'a nullement choquée, mais que ma confiance dans mes parents a subi ce jour-là une grave atteinte. »
Pendant longtemps les enfants se contentent ordinairement de savoir d"où viennent leurs petits frères et leurs petites sœurs. Mais peu à peu ils réfléchissent et commencent à se demander
et à demander aux personnes de leur entourage qui possèdent leur confiance, comment ces petits êtres peuvent bien se développer dans le sein maternel. Eli bien! Il faut attendre une occasion pour leur expliquer le plus simplement possible les rapports sexuels. « Permettez-moi, dit Mme Schmid, de raconter comment j'ai pu donner la première explication de ce genre à mes propres enfants : Mon fils, âgé de huit ans, et ses deux sœurs aînées se disputaient vivement à propos du poulailler. Les deux fillettes trouvaient le coq très méchant et parfaitement inutile puisqu'il ne donnait pas d'œufs, tandis que leur frère, évidemment blessé dans son orgueil de mâle, prenait la défense du coq et soutenait qu'il était aussi utile à quelque chose, seulement il ne savait pas bien à. ciuoi. La question fut portée devant mon tribunal, et mon fils triompha visiblement quand j'expliquai que sans le coq, qui donne la semence aux poules, celles-ci pondent bien des œufs mais que ces œufs ne peuvent se développer, et que, sans un papa coq, il n'y aurait jamais d'enfants poussins. Immédiatement, avec sa simple et pure logique enfantine, mon petit garçon reprit : « N'est-ce pas. maman, chez nous aussi il n'y aurait pas d'enfants sans papa? >> Je confirmai naturellement la chose, et là-dessus les enfants retournèrent satisfaits à leurs jeux. »
Mme Schmid accorde que cette initiation est un peu moins facile que la première. La botanique et la zoologie fournissent néanmoins une bonne occasion de la donner. Mme Schmid pense qu'à l'école on devrait parler aux enfants de la reproduction de l'homme, puisqu'on ne leur fait pas mystère de celle des plantes et des animaux. Ce serait même la manière la plus simple de la leur enseigner, à condition que les maîtres et les maîtresses traitent la question avec tout le tact qu'elle exige. Elle dit encore :
« Ajoutons que sur ce point ce sera au père ou au maître à instruire les garçons, et à la mère ou à la maîtresse à instruire les filles, autant que la chose sera possible. Les parents sacrifieraient alors facilement l'ancien et absurde préjugé, qu'ils conservent moins parce qu'ils y attachent vraiment une grande importance que parce qu'ils reculent devant la difficulté de s'expliquer convenablement avec leurs enfants. On peut voir beaucoup de mères, qui n'auraient jamais voulu entamer la question avec un enfant encore tout à fait ignorant des choses sexuelles, abandonner la réserve observée jusqu'alors dans leur langage en présence de l'enfant, dès qu'elles s'aperçoivent qu'il a été mis d'autre part plus ou moins au courant des phénomènes sexuels.
Ce fait est tout à fait caructéristique. et ce qui Test peut-être encore plus, c'est que ces mères, et souvent aussi ces pères, se mettent bien plus souvent alors à faire des plaisanteries équivoques avec ou devant leurs enfants, qu'à s'entretenir sérieusement avec eux sur la question.
«( 11 est à regretter que si peu de pédagogues se soient occupés de ces questions, et qu'on abandonne aux sources les plus impures, aux mauvais domestiques, aux camarades dépravés, aux livres pornographiques, etc., l'instruction de ses propres enfants sur la question sexuelle. Il en résulte un éloignement déplorable entre les parents et les maîtres d'un côté et les enfants de l'autre, ce qui ébranle profondément la confiance mutuelle.
« Si l'on veut combattre les perversions sexuelles acquises dans le jeune âge ou le développement précoce d'un appétit sexuel malsain, ce n'est pas par la pruderie ni par de vagues prédications morales, ni par de gros yeux sévères, qu'on arrivera à un résultat efficace lorsque l'enfant trahit quelque habitude vicieuse de ce genre, mais imiquement par l'affection et la franchise. Là, les réponses évasives, combinées à la soi-disant morale sévère, n'obtiennent que l'éloignement, la dissimulation et l'hypocrisie. Or, c'est là un mal le plus souvent irréparable. »
Voilà ce que nous dit Mme Schmid. Comme nous, elle insiste, de plus, sur la nécessité de faire travailler les jeunes filles et de leur faire apprendre un métier, afin de les rendre capables, quoi qu'il arrive, de vaincre dans le combat pour l'existence et de ne pas les obliger à se jeter aveuglément à la tête dupremierhomrae venu ou même à devenir la proie de la prostitution, pour ne pas tomber dans la misère ou dans le désespoir. Elle appuie aussi avec raison sur la nécessité de rétribuer l'épouse de son travail de mère et de ménagère, tout aussi bien que de tel autre, aussi bien que le mari est rétribué de son travail plus spécial hors de la maison.
Je n'ai pas besoin d'ajouter qu'il est tout aussi nécessaire d'instruire les garçons que les filles sur la question sexuelle. Ils ne courent sans doute pas, comme elles, le risque de tomber par leur ignorance dans la dépendance abjecte d'un mariage forcé, et ils n'ont pas de grossesse à craindre. Mais les tentations et las séductions qui sont semées sur leur chemin sont d'autant plus nombreuses. Une fois que leur appétit sexuel a été excité par la masturbation ou d'une autre façon, ils se font beaucoup de mal, et il devient fort difficile de les remettre dans le droit chemin.