‹ La question sexuelleChapitre 20 sur 190 · HYBRIDITÉ - CONSANGUINITÉ · texte numérisé non relu

HYBRIDITÉ - CONSANGUINITÉ

Tespèce, de même que la parthénogenèse ou la reproduction indéfinie par partage ou bourgeonnement. Il se produit à leur suite un affaiblissement et une dégénération de la race, qui la font disparaître en amenant la stérilité.

On entend par consanguinité l'accouplement continué entre parents rapprochés. Il est aisé de comprendre que la conjugaison de deux germes provenant de frères et de sœurs ou d'un père et de sa fille se rapproche beaucoup de la parthénogenèse au point de vue du mélange des énergies héréditaires. Nous verrons plus tard que presque tous les peuples ont une certaine répugnance pour les mariages consanguins. Chez les animaux, la sélection naturelle se cliarge d'éliminer les produits trop consanguins.

D'un autre côté, l'accouplement entre espèces tant soit peu éloignées ne donne pas de produits. Des espèces rapprochées peuvent produire entre elles des hybrides, mais ces hybrides sont, en général, inféconds ou à peme féconds et ils sont incapables de maintenir leur type, qui refombe rapidement dans l'une des espèces primitives.

On a tout dernièrement démontré que l'incapacité de deux espèces animales à produire entre elles des hybrides est en rapport mtime avec la toxicité réciproque de leur sang. Lorsqu'on peut injecter sans danger le sang d'une espèce dans les veines de l'autre, la production d'hybrides est possible entre les deux, autant du moins qu'on a pu l'observer jusqu'ici. Il est assez curieux de constater que le sang des singes anthropomorplies n'est pas toxique pour l'homme, bien que ces animaux soient très différents de nous et que des hybrides n'aient pas encore été produits. Ce fait nous aide à comprendre comment il se fait que les différences qui existent entre les diverses races humaines n'empêchent pas la production d'hybrides entre deux quelconques d'entre elles. Malgré cela, on peut prétendre, sans risquer de se tromper, que les races humaines les plus dissemblables fournissent deux à deux une mauvaise qualité d'hybrides, qui a peu de chances de former une race métis viable. Nous n'avons pas d'expériences suffisantes à ce sujet sur les races humaines les plus inférieures, comme les Akkas et les Weddas. Par contre, les mulâtres (hybrides entre nègres et blancs) constituent sans aucun doute une race de très mauvais aloi et à peine viable, tandis que les métis (hybrides entre Indiens et blancs) sont beaucoup plus résistants et de qualité relativement meilleure.

Dans cette question, le juste milieu paraît être, sans aucun doute, le vrai. Les unions entre races et variétés rapprochées, ou tout au moins entre des individus de la même race ou variété dont la parenté est ancienne, sont certainement les meilleures. Nous concédons volontiers que l'homogénéité d'une race a l'avantage de fixer ses particularités d'une façon plus durable et plus caractéristique. Mais de nombreux inconvénients contrebalancent cet avantage. Si nous réussissons un jour par une sage sélection, et en faisant disparaître toutes les sources de la blastophthorie, à obtenir une qualité supérieure des germes humains, il est possible que, dans un avenir lointain, la consanguinité pourvu ciu'elle ne soit pas exagérée, perde ses dangers.

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