‹ La question sexuelleChapitre 23 sur 190 · ORGANE COPULATEUR DE L'HOMME DO · texte numérisé non relu

ORGANE COPULATEUR DE L'HOMME DO

simplement pour montrer que l'accouplement ne constitue qu'un anneau dans la longue chaîne de la reproduction. Revenons à son mécanisme chez l'homme.

Organe copulatenr de l'homme. — Testicules. — Vésicules SÉMINALES. — La nature est souvent très avare, même dans ses organisations les plus élevées. C'est ainsi qu'elle a combiné chez le mâle l'urètre avec l'organe copulateur, et les glandes germinatives sexuelles, testicules, qui ont une forme ovoïde, avec une glande accessoire ou épididyme. Des milliers et des centaines de milliers de spermatozoïdes sont contenus dans les tubes glandulaires de ces organes, qui, lorsqu'ils sont mûrs, peuvent en produire toujours à nouveau par partage de cellules. Les spermatozoïdes s'accumulent à l'extrémité du conduit de sortie de la glande dans un réservoir appelé vésiC2/le séminale, où ils nagent en masse dans du mucus, constituant ainsi le liquide séminal ou sperme; ce liquide répand une odeur très spéciale. Les deux vésicules séminales sont placées dans la cavité abdominale, sous la vessie urinaire, et elles ont chacune un canal de sortie, qui va rejoindre celui de l'autre côté et débouche à côté de lui dans l'urètre profond. Ici la sécrétion de quelques autres glandes, surtout de la prostate, vient s'ajouter au sperme et se mêler à lui. Le point où les deux conduits séminaux se jettent dans l'urètre forme dans le canal une petite élévation, appelée veruraontanum. De là, l'urètre masculin sort de la cavité abdominale pour se continuer clans le prolongement tout spécial que forme la verge ou pénis, c'est-à-dire le membre viril de copulation. A l'ordinaire, la verge semble ne servir qu'à l'émission de l'urine. Elle pend flasque, et se termine par un renflement arrondi appelé gland, à l'extrémité duquel s'ouvre l'urètre (fig. 18, Ouv. urétr.). Cette ouverture sert en même temps à l'émission du sperme.

Érectiox. — Corps caverneux. — Le plus curieux de tout cet appareil est le mécanisme de ce qu'on appelle Vérection, c'est-à-dire la particularité que possède la verge de se gonfler sous l'effet de certaines irritations nerveuses, en augmentant de longueur et de diamètre, en même temps qu'elle devient raide et dure. Ce phénomène est produit par trois organes appelés corps caverneux, organes qui forment la masse principale de la verge. L'un deux, situé au milieu et en-dessous, formé par deux corps soudés en un seul, entoure l'urètre et se termine en avant sous la forme d'un bouton dilaté, qui constitue le gland dont nous avons déjà parlé.

Les deux autres sont situés symétriquement sur le dos de la verge et forment cliacun plus d'un tiers de cylindre droit. Tous trois sont constitués par des cavernes ou diverticules, formés par des vaisseaux sanguins qui d'ordinaire sont vides, ce qui rend la verge flasque et pendante. Par un mécanisme nerveux très complexe et trop long à décrire ici, mécanisme basé sur une paralysie vasculaire due à des phénomènes nerveux dits d'arrêt ou inhibition et de dynamogénie ou frayeinent (Exner), les irritations nerveuses provoquent une accumulation du sang dans les diverticules des corps caverneux, qui finissent ainsi par se gorger de sang, à tel point qu'ils se transforment tous trois en masses raides et dures. Le volume (le la verge ou organe copulateur augmente ainsi considérablement et sa raideur lui permet de pénétrer dans le vagin de la femme. En même temps, et par le même mécanisme, le verumontanum dont nous avons parlé se gonfle de façon à obturer l'urètre du côté de la vessie, tandis qu'au contraire les conduits séminaux s'ouvrent vers lorifice urétral. De cette façon l'organe copulateur est prêt à fonctionner.

Il faut cependant des irritations répétées du gland pour provoquer réjaculation du sperme. Celle-ci se produit enfin au moyen de l'excitation du muscle spécial qui comprime les vésicules séminales d'une façon spasmodique et éjacule la semence ou sperme par l'urètre. Après l'éjaculation. l'accumulation du sang dans les corps caverneux diminue peu à peu, et toute la verge redevient flasque.

Cet appareil est donc fort compliqué, et il est mis en action par plusieurs irritations nerveuses qui peuvent être troublées de diverses manières dans les affections du système nerveux. Faisons observer ici cjue les centres nerveux de l'érection et de l'éjaculation peuvent être mis en mouvement tout aussi bien directement par le cerveau qu'indirectement par des irritations périphériques du gland.

Ceux des nerfs périphériques qui provoquent extérieurement l'excitation sexuelle sont surtout les nerfs du gland. Celui-ci possède une peau oq muqueuse extrêmement délicate, protégée contre les frottements du dehors par un long repli de la peau qui l'enveloppe et qu'on appelle prépuce. Le prépuce est souvent trop étroit, de sorte qu'on ne peut pas le retrousser en arrière du gland. Il se crée alors une poche où s'accumulent et se décomposent la matière sébacée, le sperme, l'urine, etc. Cette anomalie, nommée phimosis, ne peut exister chez les Juifs grâce à la circoncision,

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