‹ La question sexuelleChapitre 24 sur 190 · ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

c'est-à-dire à l'ablation du prépuce chez les nouveau-nés, ablation qui fait partie de leurs rites relisrieux. Des considérations hygiénic{ues nous obligent parfois à faire cette opération chez les non- Juifs. La mauvaise habitude de la masturbation, si fréquente chez les petits garçons, est souvent provoquée par le phimosis et montre que la simple irritation mécanic[ue du gland, due ici d'abord aux sécrétions contenues dans la poche du prépuce, ne produit pas toujours seulement des érections, mais peut finalement amener aussi des éjaculations de sperme.

Nous avons vu plus liant que le.< glandes germinatives mâles et femelles proviennent du même organe primitif de l'embryon. Si l'embryon devient mâle, cet organe se transforme en deux testicules, qui descendent peu à peu dans le canal de l'aine et viennent se placer dans le scrotum. S'il devient, au contraire, femelle, les deux glandes sexuelles demeurent dans la cavité abdominale et se transforment en ovaires.

Organes génitaux de la femme. — Les organes décrits dans le chapitre II (fig. 18 et 19 constituent la partie interne et en même temps la plus importante de l'appareil sexuel féminin. Chez la femme, l'urètre s'ouvre pour son propre compte au dehors. Il est beaucoup plus court et d'un calibre plus large que chez l'homme. A son extrémité externe, il présente un petit corps caverneux appelé clitoris, qui correspond embryogéniquement à la verge de l'homme et particulièrement au gland. Comme ce dernier, il est spécialisé pour l'irritation sexuelle et possède des nerfs très sensibles. L'ouverture de l'urètre féminin se trouve au-devant de la vulve, directement sous l'os pubis, à la même place que la racine de la verge mâle. De ce point s'étendent en arrière, de chaque côté de la ligne médiane, deux reiilis longitudinaux, l'un extérieur, recouvert de peau et appelé grande lèvre de la vulve (fig. 18, gr. lèvr.), l'autre intérieur, caché sous le premier, appelé petite lèvre de la vulve (fig. 18, pet. lèvr.j. et recouvert d'une muqueuse plus fine. Entre les deux petites lèvres se trouve l'ouverture sexuelle de la femme, ouverture que l'on désigne sous le nom de vulve en y comprenant les lèvres qui la bordent. Cette ouverture est distincte de celle de l'urètre, et elle conduit à la cavité intérieure, appelée vagin (fig. 18, Vag.). Le vagin a une longueur de 10 à 12 centimètres et se termine en un cul-de-sac qui entoure la portion vaginale de la matrice dont nous avons parlé plus haut.

Chez les vierges, l'entrée du vagin est plus ou moins fermée par une membrane transversale délicate, qu'on appelle hymen et qui n'est perforée que d'une ouverture étroite. Au premier coït (accouplement) l'hymen se déchire en occasionnant une certaine douleur et une légère hémorragie. Les parois du vagin sont garnies de replis transversaux, qui les rendent un peu rugueuses. Les restes de l'hymen déchiré par la défloration au premier coït forment ensuite derrière l'ouverture de la vulve, de petites excroissances, dites caroncules myrtif ormes.

Dans le premier chapitre nous avons parlé des transformations subies par l'ovule fécondé jusciu'à ce qu'il devienne embryon, puis enfant. Il nous reste à parler du mécanisme de l'expulsion de l'ovule et de sa fécondation, ainsi que des transformations que subit la matrice à la suite de ces phénomènes.

Menstruation. — Toutes les quatre semaines à peu près, un ou deux ovules (rarement plus) miàrissent et sont expulsés dans les trompes de Fallope, par le canal desquelles, grâce au mouvement vibratoire des cils de la muqueuse, ils parviennent à la cavité de la matrice, pour se fixer enfin à ses parois (V. ci-dessus), s'ils ont été fécondés sur leur chemin (fig. 18, Ovule). La fécondation ou conjugaison a lieu le plus souvent dans la trompe de Fallope, parfois seulement dans la matrice. La maturation et l'expulsion de l'ovule sont, en général, accompagnées chez la femme d'un phénomène nerveux proche parent de l'érection chez l'homme. La muqueuse de la cavité de la matrice est très riche en vaisseaux qui ont la faculté de se dilater fortement et de se gorger de sang sous l'influence inhibitrice de certains centres nerveux. Comme la muqueuse est très fine, le résultat est autre que chez l'homme : le sang transsude au travers de la muqueuse et s'écoule sous forme de ce qu'on appelle les règles ou menstrues. Leur but est sans doute de préparer convenablement la muqueuse de la matrice à la fixation de l'œuf fécondé qui viendra se greffer à sa surface. Chacun sait que les règles des femmes doivent durer en moyenne de trois à quatre jours, mais qu'elles sont souvent très irrégulières. Faisons observer avant tout qu'elles ne dépendent pas forcément de l'ovulation (expulsion de l'œuf). Les deux phénomènes peuvent avoir lieu indépendamment l'un de l'autre, car les menstrues en elles-mêmes dépendent uniquement d'une irritation nerveuse, qui peut être, par exemple, provoquée ou arrêtée par la suggestion hypnotique.

Page 1