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MÉCANISME DU COÏT

D'autre part, il est des femmes qui n'ont jamais de règles et qui. maigre cela, non seulement expulsent régulièrement des ovules, mais peuvent être fécondées et devenir enceintes. D'ordinaire, cependant, les deux phénomènes sont associés par la voie des réflexes nerveux, si bien que les règles ont lieu d'abord, et qu'ensuite l'ovule commence et consomme lentement sa migration.

Mécanisme du coït. — L'accouplement a lieu comme suit. Après qu'une certaine excitation génésique à la fois mentale et sensorielle s'est produite citez l'homme et que la femme, si elle a d'abord résisté, a fini par se donner, ou désire elle-même le coït, le premier introduit dans le vagin sa verge érigée et devenue suffisamment raide. Lorsque^la femme est petite ou faible, l'homme aura l'attention de se placer à cet effet sous elle pendant le coït, et, dans le cas d'une grossesse un peu avancée, il fera bien de se placer derrière, afin d'éviter toute lésion de l'enfant. Des mouvements rythmiques des deux individus, surtout de l'homme, développent et augmentent peu à peu l'excitation agréable des parties sensibles des muqueuses ou de la peau des organes génitaux de chacune des deux parties, jusqu'à ce que les sensations voluptueuses, partant d'abord des points indiqués plus haut, tout particulièrement du gland et du clitoris, s'étendent à tout le système nerveux et au corps entier, se généralisant de plus en plus en une volupté intense de tout l'être, volupté appelée orgasme vénérien, et se terminant chez l'homme par le phénomène de l'éjaculation du sperme.

Les localisations d'irritabilité chez la femme sont multiples. Au clitoris il faut adjondre les bouts des seins, la vulve, même parfois, dit-on. le museau de tanche. Chez l'homme, les environs de l'anus peuvent aussi, outre le gland, constituer une région excitable. Au moment le plus fort de l'érection, le gland surtout est fortement dilaté, et il se trouve directement contigu au museau de tanche et à la matrice (fig. 18, Mus. tanch. et Ouv. matr). De cette façon, le sperme est éjaculé directement contre le museau de tanche. Après l'éjaculation, l'homme se relâche et s'assoupit fréquemment dans une douce volupté.

Chez la femme, il se produit un phénomène analogue, en ce sens que le clitoris devient turgide, et que la friction douce et répétée des muqueuses produit sur lui, corhme les attouchements sur les autres parties sensibles, une sensation voluptueuse comme

chez l'homme. Par association nerveuse, l'excitation répétée détermine la sécrétion, de certaines glandes du vagin (glandes de Bartholin), sécrétion qui lubrifie la vulve. Au moment de la volupté portée à son maximum, la femme ressent quelque chose de tout à fait analogue à l'orgasme vénérien de l'homme. Cette sensation pénètre ainsi tout son être. Il se manifeste ainsi chez les deux sexes un désir intense et réciproque de pénétration l'un par l'autre, désir qui favorise puissamment la fécondation. Chez la femme comme chez l'homme, la fin de l'orgasme evSt suivie d'un relâchement général agréable qui invite au sommeil.

Les automatismes nerveux héréditaires ou instinctifs produisent après le coït un effet de contraste profond. Lorsque l'apiDétit sexuel commence à se produire, les odeurs, surtout celles des organes sexuels, les attouchements, les mouvements, la vue de l'individu de l'autre sexe, en un mot tout ce qui a trait à son corps, attire puissamment et augmente le désir, en produisant une excitation voluptueuse plus forte que tout sentiment contraire, et qui donne souvent l'illusion de conduire au but final de la vie. A peine l'acte sexuel est-il consommé que tout s'évanouit comme un rêve. Ce qui était l'instant d'avant l'objet du désir le plus violent devient importun ou indifférent, et excite parfois même un léger sentiment de dégoiit, du moins en ce qui concerne certaines sensations d'odorat, parfois même de toucher et de vue. On nomme appétit sexuel {libido sexualis) le désir passionné et purement sexuel des deux sexes l'un pour l'autre. Il varie énormément suivant les individus.

D'après Feixly et d'autres auteurs, le museau de tanche exécute, pendant l'orgasme vénérien de la femme, des mouvements de succion du côté du gland Je ne sais si le fait est exact, mais ce qui est certain, c'est que l'orgasme féminin est inutile à la conception. Les femmes absolument froides, incapables de la moindre sensation voluptueuse, sont aussi fécondes que celles qui ont des orgasmes vénériens prononcés. Il s'ensuit que les spermatozoïdes arrivent à leur but, alors même que la matrice demeure entièrement passive.

Les caresses et les attouchements de toutes les parties du corps, ainsi que les sensations et perceptions de l'odorat et de la vue, augmentent la volupté du coït. La grande inégalité du sens sexuel selon les individus rend l'adaptation mutuelle souvent fort difficile chez l'homme. L'orgasme vénérien se déroule plus rapidement tantôt chez l'iiomme, tantôt chez la femme (plus rarement chez

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