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CHAPITRE V

L'AMOUR ET LES AUTRES IRRADIATIONS DE L'APPETIT SEXUEL DANS L'AME HUMAINE

Généralités. — Jalousie. — Nous avons vu que le mécanisme des appétits consiste en instincts hérités en bloc de nos ancêtres animaux par l'engraphie mnémique et la sélection, et qu'il a sans aucun doute son siège dans les centres cérébraux primordiaux dits inférieurs (tronc cérébral, moelle épinière, etc.). Chez certains animaux relativement inférieurs, nous trouvons cependant déjà d'autres réactions nerveuses instinctives, fixées aussi, mais qui constituent pour ainsi dire des effets indirects ou des dérivés de l'appétit sexuel. La plus évidente d'entre elles est certainement la jalousie, c'est-à-dire le sentiment de chagrin et de colère qui se produit chez un individu, lorsque l'objet de son appétit sexuel lui est disputé par un autre individu du même sexe que lui. La jalousie peut aussi dériver d'autres instincts, tels que celui de la nutrition, de l'ambition, etc. Mais elle forme l'un des compléments les plus typiques de l'appétit sexuel et conduit, on le sait, à des combats furieux, surtout entre les mâles, parfois aussi entre les femelles.

Étant données ses origines profondément héréditaires, cette passion a un caractère extrêmement instinctif et aurait pu tout aussi bien être exposée dans le clmpitre précédent. Si nous voulons la traiter ici, c'est qu'elle s'associe naturellement aux autres irradiations de l'appétit sexuel et qu'elle a malgré tout un caractère particulièrement mental.

Rapports de l'amour et de l'appétit sexuel. — La sympathie. —

Une fois entré dans notre grand cerveau, c'est-à-dire dans l'organe de notre âme, puis travaillé par lui, modifié, compliqué et combiné avec les différentes branches de l'activité psychique, l'appétit

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