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CHAPITRE IX

ROLE DE LA SUGGESTION ET DE LA PSYCHANALYSE DANS LA VIE SEXUELLE. L'IVRESSE AMOUREUSE

Suggestion, activité cérébrale, conscience, subconscience et amnésie. — Auto-suggestion. — L'explication des phénomènes d'hypnotisme et de suggestion par Liébeault et Bernheim a été une véritable révélation scientifique pour la psychologie humaine. Malneureusement elle est restée en grande partie incomprise du public, de la plupart des médecins et des juristes. Aujourd'hui encore, on continue dans bien des cercles à y voir soit de la magie et des phénomènes occultes, soit de la superstition, de l'imposture ou du charlatanisme. Ce fait résulte de l'incapacité de la plupart des hommes à penser d'une façon psychologique et philosophique, à s'observer exactement eux-mêmes et à se rendre compte du rapport qui existe entre l'âme et l'activité cérébrale (1). Je renvoie ici au livre de Bernheim sur LaSugçiestion et ses applications à la thérapeutique, ainsi qu'à mon livre sur l'hypnotisme, publié en allemand : Der Hypnotismus und die suggestive Psychothérapie (2), car je ne puis entrer dans les détails. Je veux cependant tâcher de faire comprendre au lecteur ce que c'est que l'action suggestive, afin de pouvoir lui expliquer les rapports de la suggestion avec les sensations et les sentiments sexuels.

(1) Je mets en garde contre l'erreur courante de beaucoup de médecins actuels, qui ne comprennent pas la nature psychologique de l'hypnotisme et qui le mettent, comme Dubois, en antinomie avec la psychothérapie. L'hypnotisme et la suggestion à l'état de veille sont ime seule et même chose; mais ce que les médecins dont je parle entendent par suggestion à l'état de veille, psychothérapie, action par la volonté, etc., n'est qu'un chaos de termes mal apphqués et de phénomènes psychologiques incompris ou seulement à demi-compris par eux. Le sommeil suggéré n'est que l'un des phénomènes de la suggestion.

(2) 8' édition, 1919, Stuttgart, chez F. Enke.

La suggestion consiste dans l'action des idées ou représentations et des émotions sur l'activité de notre cerveau en général et sur quelques-unes de ses activités en particulier. On a employé les termes d'idée-force et d'idéoplastie, mais toutes les idées sont en même temps des forces et sont, selon la nature et l'intensité de l'activité cérébrale qui leur correspond, plus ou moins idéoplastiques. Toute représentation qui apparaît dans notre conscience est en même temps une activité cérébrale. Je voudrais expliquer à l'aide d'un exemple le rapport qui existe entre le jeu de nos idées conscientes et ce qu'on appelle improprement notre activité cérébrale inconsciente.

Pour des raisons trop longues à motiver ici (voir mon livre sur l'hypnotisme), j'appelle subconscient tout ce qu'on a l'habitude d'appeler inconscient, parce que je prétends que très probablement, pour ne pas dire sans aucun doute, il n'existe rien d'inconscient dans notre activité nerveuse, et que ce qui nous paraît être tel est en réalité accompagné d'une introspection, subordonnée, comme son activité correspondante, à la grande et claire introspection du grand cerveau qui accompagne l'activité concentrée et mobile de ce que nous appelons notre attention à l'état de veille. Sans doute, nous ne percevons pas à l'ordinaire nos activités subconscientes, faute d'une intensité suffisante de leur association avec la série des aperceptions (états subséquents de l'activité attentionnelle). Mais nous possédons en revanche une foule d'observations, dues surtout à l'hypnotisme, observations qui nous permettent de conclure, par analogie à l'existence d'introspections subordonnées correspondant aux activités cérébrales qui nous paraissent inconscientes.

Je pense à ma femme. Aussitôt cette idée éveille en moi celle d'un voyage que je veux entreprendre avec elle dans huit jours, et à son tour l'idée du voyage appelle celle de la malle que je choisirai pour y mettre mes effets. Presque aussi rapides que l'éclair, les trois idées : l" ma femme; 2" le voyage; 3** la malle, se succèdent apparemment dans ma conscience. Or, selon la vieille scolastique, l'idée du voyage est éveillée par celle de ma femme, et celle de ma malle par celle du voyage, qui serait donc « sa cause » . Mais un peu d'observation montre bientôt que la succession de nos idées conscientes ne s'explique pas si simplement, car à tout moment apparaissent des représentations qui ne sont en aucun rapport logique avec celles qui les précèdent,

et ne peuvent être ni causées par elles, ni dues à des perceptions sensorielles immédiates venant du dehors.

A une époque où l'on ne connaissait ni notre cerveau, ni son activité, on a donc admis, à la suite de ces faits et d'autres faits analogues, l'existence d'une âme essentielle et d'une volonté libre, indépendantes de la loi de la conservation de l'énergie et de la loi de causalité, indépendantes ainsi de notre cerveau dont elles commanderaient même l'activité plus ou moins à leur gré. Cette conception repose sur l'ignorance des faits.

Revenons à notre exemple : pourquoi l'idée de ma femme éveille-t-elle précisément celle du voyage? Elle eut pu tout aussi bien en éveiller (ecphorer) d'autres. En réalité une foule d'idées, c'est-à-dire d'activités cérébrales subconscientes, agissent en même temps que celle de ma femme pour faire éclore l'idée du voyage. Ce voyage, je l'avais déjà résolu avant d'y penser au moment en question, et la résolution que j'avais prise de le faire avait laissé dans mon cerveau des impressions (engrammes) latentes qui y sommeillaient, telles que celles de la date du départ, de la durée du voyage, de son but, des précautions à prendre pour la maison pendant notre absence, des objets à emporter avec nous, des frais de voyage, etc., etc. Pendant le temps infiniment court durant lequel l'idée de voyage apparaît à ma conscience, entre celle de ma femme et celle de ma malle, je n'ai nullement conscience de toutes ces choses. Elles sont pourtant fortement associées à l'idée de voyage, c'est-à-dire en rapport avec elle par les mille fils de toute une dynamique cérébrale subconsciente et latente qui se pase dans mes neurones (éléments fibro-cellulaires) cérébraux, et c'est leur action cachée qui éveille précisément l'idée de voyage et l'amène à mon attention, ou plutôt dirige mon attention sur elle tout en affaiblissant en même temps par leurs diverses interférences l'intensité d'autres engrammes associés, en particulier celle du sentiment de voyager, et en empêchant par là qu'une série de sensations idéo-motrices se rapportant au départ viennent prendre le dessus.

Ce qui apparaît subitement à ma conscience est avant tout la représentation verbale symbolisée par le mot voyage^ représensation générale, d'un caractère synthétique, et par là nécessairement nébuleux. C'est le langage avec ses mots qui m'a seul permis de synthétiser ainsi une idée générale sous une forme courte et déterminée. En réalité donc, l'éclair cérébral

voyage qui suivit Tidée de ma femme n'est nullement causé par cette dernière idée seule; il a été principalement tiré de son obscurité et pointé au jour de l'attention consciente mobile et dirigé sur lui, par l'action des mille fils subconscients dont nous venons de signaler quelques-uns, et qui ont en même temps déterminé sa qualité.

Sans que je m'en rende compte, ces mêmes fils dynamiques continus ou engrammes latents ont déterminé en grande partie l'espèce d'idée qui suivra celle du voyage et qui me semblera être causée par cette dernière seule, c'est-à-dire l'idée de la malle. L'idée de voyage eût pu tout aussi bien éveiller d'autres images, telles que celles des connaissances que je rencontrerai, de la ville où je veux me rendre. Pourquoi précisément celle de la malle? C'est simplement parce que le souci des effets à prendre, de la place qu'ils occuperont, etc., se fixait inconsciemment, mais fortement dans mon cerveau, et se mettait à y prédominer momentanément sur les autres associations subconscientes.

Ce simple petit exemple nous montre qu'en réalité les trois idées successives, femme, voyage et malle, se déterminent bien moins l'une l'autre qu'elles ne sont toutes trois sous l'influence de sentiments, de représentations et d'anciennes volitions à l'état latent et subconscient. Or ces dernières activités sont elles-mêmes le produit d'autres activités antécédentes de mon cerveau, extraordinairement diverses et complexes. Nous voulons tâcher de rendre la chose encore un peu plus complète et compréhensible à l'aide d'une comparaison.

Un homme se trouve au milieu d'une foule compacte et mouvante. 11 crie très fort pour attirer sur lui l'attention de la foule. Sa voix est entendue de son entourage immédiat, mais elle se perd inutile dans la grande masse agitée. Contre son gré, notre individu est entraîné, par la foule dans la direction du plus fort mouvement; toutes ses résistances sont inutiles. Mais si la foule est immobile et se tranquillise, le même homme pourra se faire entendre, pourra même peut-être se frayer un passage au travers de la foule et l'entraîner à son tour par l'impression que ses paroles et sa voix feront sur elle.

Il se passe quelque chose d'analogue dans l'action d'une idée, selon qu'elle se produit dans un cerveau éveillé, actif et fortement associé, ou au contraire dans un cerveau qui repose et qui sommeille. Le cerveau actif et fortement associé ressemble à la foule

agitée qui entraîne tout dans l'engrenage de son activité. Ici, une seule idée (de même qu'un seul homme) a beau crier, c'est-à-dire se produire puissamment, elle n'entraînera pas, mais sera entraînée ou étouffée, à moins qu'elle ne possède déjà, par les anciens souvenirs (engrammes) qu'elle peut réveiller, une puissance toute particulière sur le cerveau. Il en est de même de la foule agitée; si l'homme qui crie est un homme déjà connu, influent ou puissant, alors il pourra l'arrêter et l'entraîner même au milieu de son agitation. Le cerveau au repos ou sommeillant, c'est-à-dire faiblement associé et peu actif, ressemble au contraire à la foule immobile. Même lorsqu'elle est nouvelle et qu'elle n'a pas encore pris racine dans la mémoire, une idée peut y provoquer une impression profonde, se frayer une voie et éveiller des activités dans son sens. Je le répète, si cette idée a déjà agi précédemment plus ou moins puissamment sur l'activité cérébrale qu'elle a souvent entraînée à sa suite, elle Fa habituée à la suivre (fortifié les engrammes et facilité par là leur ecphorie), et alors les puissants engrammes associés qu'elle a laissés dans l'organe de la pensée, seront souvent capables de tout entraîner à leur suite, même au milieu <ie i^^itation.

C'est ainsi que je réussis à calmer subitement par l'hypnotisme une femme folle de désespoir de la mort tragique de la moitié de sa famille dans un incendie, par le simple fait que je l'avais souvent et profondément hypnotisée précédemment. Immédiatement après l'hypnose, elle partit absolument tranquille pour le lieu du sinistre, conserva, seule de tous, sa présence d'esprit et son calme, et mit tout en ordre.

Je renvoie ici à ce que nous avons dit au chapitre I" sur la mnème. La théorie de Semon éclaircit ici encore ces notions. J'espère qu'on aura compris ma comparaison.

La tâche de tout homme qui en suggère ou hypnotise un autre consiste tout d'abord à mettre adroitement le cerveau de son sujet dans un état de repos relatif, afin d'en faire un terrain bien préparé à accepter ses suggestions. Puis il lui donne ces dernières de façon à toujours augmenter le repos cérébral, afin d'affaiblir l'action des fils d'association subconscients dont nous avons parlé plus haut. Enfin il accentue de la façon la plus imposante possible, et sous une forme qui exclut d'emblée toute contradiction, la suggestion, c'est-à-dire l'idée qui symbolise l'effet qu'il veut obtenir. Pour cela, il doit tout utiliser, en appelant à son aide tant les senti-

ments que des associations habilement amenées, des sensations agréables ou, au contraire, répulsives, des volitions, etc. Rien ne paralyse un effet suggestif comme les émotions, les sentiments violents en général, les inclinations, ou au contraire les répulsions qui opèrent en sens inverse, peu importe qu'il agisse de crainte, de désespoir, de haine, de tristesse, de joie, d'amour ou de quelque genre d'états affectifs que ce soit. Le même cerveau, accessible à toute sorte de suggestions, se refusera à certaines d'entre elles dès qu'il éprouvera une profonde sympathie pour leur contraire. On suggérera en vain à une femme amoureuse la haine et le dégoût de son amant, car le sentiment d'amour est plus puissant que l'effet d'une suggestion étrangère, et toute suggestion qui va à rencontre des aspirations les plus puissantes du sentiment provoque la méfiance et la répulsion, lesquelles à leur tour détruisent tout pouvoir suggestif.

Comme nous l'avons indiqué dans notre comparaison, toute suggestion qui a réussi laisse une trace puissante, un engramme fort, dans le cerveau. Elle a frayé une voie en rompant une barrière ou un charme, et son effet, qui paraissait jusqu'ici difficile ou impossible à réaliser, sera désormais bien pliis facile à obtenir, c'est-àdire à ecphorer. Voilà pourquoi il faut souvent au début un grand repos cérébral pour frayer la voie à une suggestion, tandis que plus tard, comme nous venons de le voir par un exemple, on peut souvent obtenir son effet même au milieu de l'agitation d'une activité cérébrale fortement associée ou même entraînée par de violents sentiments momentanés.

Ce qu'il y a de caractéristique pour l'action suggestive, c'est qu'elle traverse les voies de l'activité subconsciente, de sorte que son effet se présente inattendu à notre conscience qu'il ébahit.

Je suggère à un homme une démangeaison au front. Dès qu'il la ressent, sans pouvoir se rendre compte de quelle façon ma prophétie s'est transformée en démangeaison réelle, il est très surpris. Il croit alors à ma puissance sur son système nerveux, c'est-à-dire que son cerveau devient plus accessible et plus docile à mes paroles; il résiste moins après avoir fait l'expérience de l'efficacité de mes prédictions. Peu importe que ces dernières aient pour objet ses sensations ou ses mouvements, ou encore les actions vaso-motrices qui le feront rougir ou pâlir, qui supprimeront ou amèneront la menstruation (chez une femme), etc. Mon influence sur lui par suggestion augmentera donc, c'est-à-dire que son cerveau s'habi-

tuera aux suggestions que je lui donnerai en leur laissant dissocier son activité. Cette foi, c'est-à-dire cette tendance à se laisser influencer par des suggestions est extrêmement contagieuse par l'exemple. Lorsque A suggère B avec succès, et que C, D, E, F. et G en sont témoins, ils seront d'autant plus facilement suggérés par A, dans le même sens, et ainsi de suite. Ces faits donnent la clé de la suggestion des masses.

Il est fort indifférent que le sentiment subjectif du sommeil existe plus ou moins dans l'état d'hypnose ou de suggestibilité. Ce sentiment tient avant tout à la présence ou à l'absence d'un degré plus ou moins fort d'amnésie (défaut de souvenir au réveil). Or l'amnésie ne repose que sur la rupture, souvent fortuite et sans importance, de l'enchaînement des souvenirs dans la série des états superconscients ou attentionnels de l'activité cérébrale.

Chez les somnambules, qui sont les gens les plus suggestibles, on peut par un seul mot produire ou supprimer l'amnésie à volonté, c'est-à-dire faire qu'ils oublient ce qui s'est passé ou s'en souviennent. Je suis obligé d'appuyer sur ce fait, à cause du dogme en ce moment à la mode, dogme dont j'ai parlé, et par lequel on s'imagine pouvoir établir une différence de principe entre l'hypnotisme et la suggestion à l'état de veille. Il faut ne rien comprendre à la psychologie de la suggestion pour prétendre des choses pareilles. La seule différence repose sur la suggestion de l'amnésie (anecphorie) c'est-à-dire du sentiment subjectif de sommeil ou, si l'on préfère, du souvenir subjectif du sommeil mis en opposition avec le souvenir d'avoir été éveillé. Or ces deux souvenirs peuvent à volonté se rapporter au même état passé réel du cerveau.

On entend par auto- suggestion l'action suggestive d'idées spontanées (c'est-à-dire qui ne sont suggérées au sujet par aucune autre personne, mais dont l'effet est identique à celui de suggestions étrangères). Une idée, un sentiment, prend un empire croissant sur notre cerveau, y triomphe de tous ses antagonistes et produit par là un effet suggestif puissant sur tout le système nerveux dans la direction qu'il symbolise. L'idée de ne pouvoir dormir produit souvent l'insomnie ; l'idée de l'impuissance sexuelle peut inhiber d'emblée ou faire cesser toute érection et rendre le coït impossible. L'idée du bâillement fait bâiller, celle du coït provoque des érections et peut même produire des sensations voluptueuses; l'idée de la honte fait rougir, celle de l'effroi pâlir, celle de la pitié pleurer.

Or, il arrive souvent qu'inconsciemment, en bâillant par exemple, un homme en suggère un autre, qui se met à bâiller, ou que l'aspect d'objets, l'audition de certains sons, provoque des suggestions. Ainsi l'aspect d'un objet appartenant à une femme aimée provoquera une érection : l'odeur d'un aliment qui a produit une indigestion, suffira pour donner des nausées, etc. On voit donc qu'il existe toute une série de transitions entre la suggestion étrangère intentionnelle et l'auto-suggestion, sous forme de suggestion d'objets et de suggestions inconscientes ou involontaires de personnes. La notion de suggestion proprement dite ou intentionnelle suppose la volonté déterminée d'un homme d'en influencer un autre par suggestion; il n'y a pas d'autre critérium.

Tout autre est la question de savoir si celui qui suggère veut le bien, la guérison par exemple, de son sujet, ou veut au contraire abuser de lui, s'en moquer, etc.

Sympathie, amonr et suggestion. — Il est avant tout important pour nous de savoir que la sympathie et la confiance sont des éléments fondamentaux de succès dans l'action suggestive. Même trompé par celui qui l'hypnotise, le sujet peut s'abandonner à lui, tant qu'il ne s'en aperçoit pas et ne le sent pas. Mais un point est ici à noter. Un homme peut fort bien voir clair avec sa raison et sa logique, il peut comprendre qu'on lui fait du tort, il peut même maudire une chose ou une personne lorsqu'il réfléchit, et malgré cela être instinctivement et subconsciemment attiré vers ce quelque chose ou vers cette personne, comme un papillon vers la lampe, ou comme le navigateur des Grecs vers la sirène, lorsque certains sentiments de sympathie ou d'attraction l'y poussent. Ces faits peuvent s'éclairer des deux exemples suivants, qui rentrent dans notre sujet.

Un acteur distingué était tombé amoureux dune femme hystérique, mariée. Fort polyandre, celle-ci trompait non seulement son mari, mais encore son acteur et bien d'autres avec eux. L'acteur le savait parfaitement, et de toute la puissance de sa raison il désirait être délivré du charme tyrannique qu'exerçait sur lui cette sirène. Mais la force d'attraction de cette dernière sur son appétit sexuel et ses sentiments était telle que rien ne réussissait et qu'il était toujours veincu. Dans son désespoir, il vint à moi, me priant de lui enlever son amour à l'aide de l'hypnotisme. Je compris tout de suite la difficulté de la situation

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