Zancada, op. cit., p. loi
32 LA Ql EST10N SOCIALE EN ESPAGNE
Dès la fin de 1809, là section de Madrid complaît 23 sociétés H "2.000 affiliés. Des groupements analogues se constituèrent à Villafranca de los Caballeros (ïolèdei . Arcos de la Frontera, Lora del Rio, et en d'autres points du rentre et du midi de l'Espagne. Ce mouvement avait un caractère révolutionnaire et anticatholique très marqué.
« Visitant l'Espagne en 18G9, écrit De Laveleye, j'assistai à plusieurs séances de ces clubs socialistes. Elles avaient lieu ordinairement dans les églises enlevées au culte. Du haut de la chaire, les orateurs attaquaient tout ce qui y avait été exalté : Dieu, la religion, les prêtres, les riches. Les discours étaient chauffés à blanc, mais les assistants restaient calmes. Beaucoup «le femmes étaient assises à terre, travaillant, nourrissant leurs nouveau-nés et écoutant avec attention, comme au sermon. C'était bien l'image de 93... i »
Dans un Congrès tenu à Barcelone en juin 1870. qui réunissait 90 délégués, représentant 150 sociétés, le Centre fédéral des sociétés ouvrières, revenant sur sa décision de 1868, et sous l'influence de Bakounine, déclara que chaque fédéré resterait libre de professer individuellement les idées politiques qu'il préférerait; il décida, en même temps, de créer en Espagne une section de l'Internationale [Fédération Régional E spahola de la Asociaciôn International de los Trabajadores) avec un conseil fédéral à Madrid. L'ancien Centre fédéral se transforma