Op. cit., p
alors en section locale de la nouvelle Fédération.
La section centrale de Madrid se composait de F. Mora, A. Lorenzo, Morago et Enriqne Borrell. Dans un manifeste violent et grandiloquent, elle poussait les ouvriers à s'émanciper : « Nous fabriquons les palais, nous tissons les toiles les plus précieuses, nous menons paître les troupeaux, nous labourons la terre, nous extrayons de ses entrailles les métaux, nous dressons sur les fleuves abondants des ponts gigantesques de fer et de pierre, nous perçons des montagnes, nous joignons les mers..., et cependant, oh! douleur! nous ne croyons pas pouvoir nous suffire pour réaliser notre émancipation. » Dans une autre proclamation, affichée le 2 mai sur les murs de Madrid, on lisait : « L'idée de patrie est une idée mesquine, indigne de l'intelligence robuste de la classe travailleuse. La Patrie! La Patrie de l'ouvrier, c'est l'atelier ; l'atelier des fils du travail, c'est le monde entier! a1
Le 6 août 1870, le Conseil de l'Internationale présentait un véritable ultimatum au ministre de l'Intérieur, don Nicolas-Maria Rivero, où il affirmait que la vie humaine n'a pas d'autre fin ni d'autres aspirations que les jouissances matérielles, que le but de l'Association des travailleurs était de les obtenir par la révolution sociale, et il concluait : « Maintenant, si l'Internationale veut réaliser la justice et que la loi s'y oppose, l'Internationale doit être mise au-dessus de la loi. »